jeudi 12 mars 2009

Et le rêve continue 1

Et le rêve continu.

LE VOYAGE
CDG , me voilà de nouveau partie pour une autre aventure.
Denis et moi partons le 19 février de Lorient à Paris en train puis de Paris pour Madrid en avion.
Nous avons décidé de faire une halte à Madrid pour des facilités de transfert mais aussi parce que nous ne connaissons pas cette ville.
Le voyage se passe dans la bonne humeur, sachant que nous allons retrouver Harmonie et le soleil des Canaries.











MADRID Le soleil nous accueille à notre arrivée, nous restons un jour et demi dans cette magnifique citée en nous imprégnant de son l’histoire mais surtout des nocturnes madrilènes.

























Bars à tapas, soirée flamenco, visite de la ville en nocturne. Je suis émerveillée par tous ces bâtiments blancs, nul trace de pollution, les maisons parfaitement entretenues, les places où il fait bon s’arrêter pour admirer les saltimbanques dans leurs compositions pleines d’imaginations.

Notre complicité retrouvée, nous disons au revoir à cette magnifique citée première étape de notre voyage.

20 Février

Nous reprenons l’avion pour Las Palmas Gran Canaria
Après avoir retrouvé Harmonie en parfait état et non sans soulagement, nous nous activons pour lui refaire une beauté et installer tout le nécessaire à la navigation.
A deux les taches sont plus faciles, nous avons plein d’entrain, Madère nous attend et nous nous sommes gavé des Canaries.
Nous nous hâtons, la météo ne semble pas mauvaise, un dernier plein d’essence et de provisions et adieu Las Palmas.
Nous mettons le moteur, mais ho ! Désastre, le moteur cale !
Nous voilà en rade dans le port, le bateau dérive, un local essaie de nous aider en tirant le bateau vers le ponton visiteur, il n’est pas doué ! Heureusement notre marinero moustachu à l’œil, il arrive et nous amène à bon port.
Ca commence bien !
Denis est inquiet, mais il trouve rapidement la panne, il a tout simplement oublié d’ouvrir la vanne du carburant ( hi hi !). D’ordinaire il ne l’a ferme jamais, donc il n a pas pensé à vérifier ? J’aime mieux ça ! Le réamorçage est laborieux, mais c’est parti 10h30 du matin nous partons vraiment.
J’ai hâte de découvrir Madère, Denis m’en a tellement parlé.





Premier jour de navigation, pas un poil de vent, la mer est d’huile, propice à la rencontre des dauphins. C’est magnifique, jamais je n’aurai pensé les voir de si près.
Nous reprenons petit à petit nos marques sur le bateau.
Nous mettons deux jours et demi pour arriver sur Madère, celle-ci nous accueille sous la pluie, le vent et la fraicheur.
Heureusement il y a de la place au quai visiteur, ce qui n’est pas le cas en pleine saison à Funchal.

Le soir venu, après avoir tout rangé deux couples d’allemand et d’américains me demande des renseignements sur notre bateau, l’américain parle très bien français et Denis est ravi de parlé technique.

Puis au fil de la conversation, ils se rendent comptent qu’ils travaillaient dans la même entreprise. Et c’est parti, rentrez donc prendre un verre ! La discussion est bonne et nous échangeons nous cartes de visites, nous les retrouvons plus tard dans un bar à Fado autour d’une bière.
Le séjour commence bien, j’adore cet esprit de convivialité des voyages et des rencontres.



























































26 Février
Denis trépigne, il jubile de me faire voir toutes les beautés de cette île, nous






louons une voiture et direction les levadas Moinho et Nova.
Il avait eu beau m’expliquer ce qu’était un levada je me m’imaginais pas de pouvoir marcher pendant des heures dans la montagne sans fatiguer.
Ces descriptions étaient en dessous de la réalité ! Magnifique, grandiose, envoutant, vertigineux.

J’avoue que je ne me sens pas fière, surélevée, longeant les falaises, d’un côté l’eau de l’autre le précipice. Mais au bout d’un moment le vertige s’en va, la beauté des paysages m’émeut.
Notre marche est silencieuse, je ne suis pas quelqu’un qui parle beaucoup et Denis non plus, seuls nos yeux qui se croisent de temps en temps savent à quel point l’harmonie est là.


Le pique-nique est excellent, quelle quiétude !

L’après-midi nous visitons la rhumerie de Calheta, la marina et le centre des arts très atypique.







28 Février


Nous récidivons cette expérience de levada en allant sur le levada Norte, paysages toujours aussi saisissants.
Les jambes commencent à s’habituer aux longues marches, le désir se fait de plus en plus puissant !

01 Mars

Nous restons sur Funchal, visite prévue, jardin Tropical Monte Palace.






Les œufs nous emmènent jusqu’au sommet de Funchal, la vue est splendide.

Les visiteurs sont nombreux et cela apporte beaucoup d’argent à la ville ainsi ils peuvent entretenir ce jardin aux essences d’arbres rares


7 Mars

Cela fait plusieurs jours que nous attendons le retour du beau temps pour aller faire une excursion sur le Pico Arieiro et le Pico Ruivo.



La neige qui est tombée c’est dernier temps et qui bloque les routes nous a empêchés d’escalader ces sommets.

Nous partons de bonne heure avec le couple de Hollandais qui est accouplé à Harmonie et une jeune allemande, Stéphie.

Notre guide, Nadia vient nous prendre avec un minibus, la route est sinueuse et le brouillard nous dépasse.
Nous arrivons au point de départ des randonneurs, l’air est glacial nous sommes à 1700m environ, la température est de 0 degré, nous constatons assez rapidement que nous ne sommes pas assez habillé, d’autant que le vent glacial souffle fort. Je me jette dans le magasin près du restaurant pour acheter deux bonnets, un pour moi et un pour Denis et une paire de gant.

Denis se prend aussi une grosse veste en laine, nous voilà parés pour l’aventure.
C’est très impressionnant nous sommes obligés du côté d’où vient le vent, tellement la bise est forte, le chemin pentu, et la neige abondante à certains endroits.



C’est totalement différents des lévadas, les précipices sont impressionnants et nous ne nous attendions pas à autant de difficultés.
Nadia veille, elle nous indique les passages dangereux, nous suivons ses traces dans la neige.

Nous passons par la face sud du versant, mais à un endroit, la neige à littéralement coulée sur le chemin. Malgré des tentatives avec une corde, nous nous résignons à rebrousser chemin, nous passons pour l’autre voie mais cela rallonge de plusieurs kilomètres.

L’ascension du Pico Ruivo est très longue et extrêmement pentue, Nadia reste à mes côtés, m’encourage et finalement je viens à bout de la plus grosse difficulté du parcours.

Je n’ai plus de jambes, mes articulations souffrent encore plus dans la longue descente, je ne suis pas chaussée pour faire de la haute montagne, la neige n’a pas arrangée les choses.

Finalement nous arrivons au point de rendez vous pour reprendre notre minibus. Nous nous arrêtons à Santana pour une boisson chaude, en nous congratulant de cette marche d’une vingtaine de kilomètre et qui aura durée 7 Heures.
Les massages que nous administrons en arrivant sur le bateau nous font énormément du bien, mais les jours suivant sont pour moi, une torture, je n’arrive plus à monter les escaliers du carré, mes muscles n’en veulent plus, je deviens vieille ! (sic)

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