Antilles
saison 2013
Cinq heures
quarante cinq, notre amie Chantal passe nous prendre Quai des Indes pour nous
mener à l'aéroport
de Lorient. Heureusement qu'elle est du matin, merci Chanchan!
Nous avons une
escale à Orly
avant de prendre le vol de Pointe à Pitre,
dans ce sens, les heures passent vite.
Arrivée:
15h40. Le soleil et la chaleur nous accueillent dès la sortie de l'avion. Dans le taxi
qui nous mène au lagon bleu où Harmonie nous
attend, je retrouve toutes les sensations des Antilles. Cette opulence de
fleurs avec des touches de vert, rose et de pourpre, ces senteurs toutes
particulières des îles, cette douceur de l'air,
m'emplissent de joie.
Seul bémol,
l'inquiétude de retrouver Harmonie. Dans quel état
allons-nous retrouver notre bateau. Au premier coup d'œil,
nous sommes rassurés, pas de dégâts
apparents. L'intérieur est légèrement
humide, surtout autour des hublots, un coup d'éponge et cela disparait.
Mon plus grand
souci pour le moment est l'état de santé de Denis. Son dos
le fait souffrir, le voyage assis dans l'avion n'a pas arrangé les choses.
Après
avoir rangé sommairement
la cabine avant et fait notre lit, nous n'aspirons plus qu'à une seule chose,
une bonne nuit de sommeil. À peine
la nuit arrivée nous tombons dans les bras de Morphée.
Bien entendu, me
coucher de si bonne heure ne me mène pas loin dans la nuit. La journée
va être longue.
Nous avons quand même
du travail: faire des aller retour à la
capitainerie pour confirmer la date de
sortie de l'eau qui a été fixée
au téléphone depuis plusieurs semaines. Ils
l'ont oubliée! Nous ne sommes pas sur la liste
d'attente, ici tout prend une ampleur extraordinaire, il faut rencontrer le
grutier personnellement puis la secrétaire de la marina et on recommence l’attente.
Notre autre problème
est le moteur: impossible de le démarrer. Un technicien vient dans l'après-midi
et nous annonce une mauvaise nouvelle. Il y a de la boue dans le moteur. C'est
un grand mystère pour Denis, d'où vient-elle? Le
moteur est parfaitement entretenu. Un rendez vous est pris avec Fred Marine. Il
va falloir faire coïncider la sortie de l'eau et la réparation du moteur.
Le grutier nous met
sur sa liste d'attente, il y a six bateaux devant nous et pas de place sur le
chantier, cela risque d'être long.
Jeudi 10 janvier:
Denis ne peut pas faire grand chose, son dos l'oblige à rester tranquille.
Je prends mon courage à deux
mains, il faut retirer cette crasse grasse qui recouvre le pont d'Harmonie. Je
m'y prends en deux fois, d'ordinaire nous faisons ce travail à deux, cela va
beaucoup plus vite. À la
fin de la journée, le bateau à retrouvé sa blancheur
initiale et moi je suis contente mais fatiguée.
Vendredi 11
janvier:
Fred marine nous téléphone
pour nous dire de venir à quai
près du chantier. Pour ses ouvriers la réparation
sera plus facile, nous demandons un remorquage auprès
de la marina et à 11h
nous sommes tractés vers notre aire de réparation
au ponton Fred Marine.
La panne est plus
grave que prévue. Il faut déposer
entièrement le moteur, tout nettoyer
et commander en métropole
des pièces à changer
(coude d'échappement, joint de culasse,
soupapes) J'appréhende la note finale!
Dimanche 13
janvier:
Yolande nous invite
dans sa maison à Gosier
pour un barbecue.
L'équipage
de Baïla, stationné à l'année
à la
marina, Patrick et Odile nous y conduit. Yolande et Dominique ont invité plusieurs autres de
leurs amis, le contact passe bien avec tout le monde, c'est très
agréable de pouvoir rester un long moment à discuter et à échanger. Nous n'avons malheureusement
pas très envie de profiter de la piscine, le
temps couvert ne nous y invite pas.
Nous tirons les
rois, je suis la reine.
Retour en fin d'après
midi avec nos nouveaux amis de Baïla. Ils nous invitent gentiment à venir dîner
dans la semaine.
Lundi 14 janvier :
grutage du bateau
hors de l'eau. Ho la la! La vie a proliféré sous Harmonie! Huîtres,
moules, éponges et toutes sortes de végétations
diverses et colorées, rouges, ocres, brunes dans
lesquelles vivent toutes sortes de bestioles marines.
Je n'ai jamais vu
cela, Denis non plus, la carène de son bateau n'avait jamais
atteint un tel état de saleté.
Les travaux de
nettoyage commencent doucement. Nous les avons sous traités
à Alexandre
d' USHIP.
Mardi:
La lenteur des
antillais! Heureusement Alexandre prend les choses en main personnellement et
le carénage se fait en 3 jours.
Nous avons un
incendie sur le chantier, un bateau en métal construction amateur, c'est à dire tôles
de coque gondolées et soudures apparentes, prend feu.
La fumée vient de la soute. Après
un moment qui nous paraît une éternité, les pompiers arrivent, les
capitaines des autres bateaux n'en mènent pas large jusqu'à ce que le feu soit
maitrisé. Cela aurait pu être
beaucoup plus grave et le feu aurait pu s'étendre à d'autres
bateaux, avec les produits inflammables à proximité et la chaleur, nous
sommes passés à côté du pire.
Je ne peux rien
faire à bord.
Pas de nettoyage car pas d’eau courante, alors je me mets
ardemment à la
lecture, j'avale deux bouquins en 4 jours (cinquante nuances de Grey et
cinquante nuances plus sombres).
La connexion à internet a bord est
très aléatoire, je vais donc tous les après
midi au Pirate, un bar près de la marina, avec mon IPad et mon
bouquin. Je sirote mon grand verre de coca et je prends des nouvelles de mes
proches.
Mercredi:
Nous devions avoir
terminé le
carénage ce soir, mais ici, comme
d'habitude, on ne compte pas les jours. Les couches d'anti-fouling sont posées,
l'embase de l'hélice est pratiquement remontée,
il faut maintenant nous armer de patience pour le moteur.
Steredenn Mor
(Alliage 38) avec son équipage Muriel et Didier
(connaissances de Denis) sont au lagon bleu depuis quelques jours, ils sont
venus nous saluer et nous inviter à un
apéro à leur
bord.
À 18h,
Didier vient nous prendre avec son annexe, la notre étant
inaccessible pour l'instant, suspendue derrière Harmonie, sur le terre plein à quatre mètres
de haut.
À notre
grande surprise nous ne sommes pas les seuls invités.
L'équipage de Bleiz Mor, Patrick et
Marie, viennent d'amarrer aussi leur bateau au Lagon Bleu, nous ne les avions
pas revus depuis leur séjour chez moi en août.
Ils nous donnent
des nouvelles de nos amis de Malika et de Carati qu'ils ont côtoyés
quelques temps du côté de
Grenade.
Malika arrive bientôt
en Guadeloupe, nous les verrons certainement, je pense que tout ce petit monde
se croisera sur la route des BVI.
Annette et
Jean-Michel de Dame Oui, m'ont envoyé un
mail, ils viennent d'arriver à Grenade.
C'est toujours un
immense plaisir de retrouver et de naviguer avec cette petite flottille d'amis.
Jeudi: le pont du
bateau est sale! Les chantiers ne sont pas bons pour notre bateau tout blanc.
Et encore, nous n'avons pas à nous
plaindre. L’équipage de Fairy Tale, sur des bers
non loin de nous, nous dit qu'il est envahi de cafards et de fourmis depuis que
leur bateau est sorti de l'eau.
Nous avons remonté l'hélice.
Le joint, les anodes et l'huile ont été remplacés.
Nous sommes invités
sur le bateau Baïla, les amis de Yolande et Dominique.
Nous faisons la connaissance d'un autre couple résidant de l'île,
David et Muriel, lui consul d'Angleterre. Très agréable soirée.
C'est moi qui donne
le signal de départ de cette soirée,
je ne me sens pas bien du tout, je tangue, j'ai les yeux qui se ferment tout
seuls pourtant on ne peut pas dire que c'est le vin! Bizarre! La nuit va remettre tout cela en place.
Je ne me sens pas
trop bien depuis que le grutier a mis Harmonie en fin de soirée
sur les sangles du portique pour finir de peindre la quille en position basse.
Le bateau est à quatre
mètres de haut, l'échelle
arrive juste sur la jupe et un grand malaise m’envahit. Je ne me sens pas à l'aise si haute, le
bateau penche et tangue légèrement. Il me faut prendre mon courage
à deux
mains pour grimper l'échelle.
Vendredi:
Nous avons passé la nuit sur les
sangles de la grue, j'ai hâte de me retrouver sur l'eau.
La remise à l'eau se passe
bien, mais heureusement que Fred Marine nous donne un coup de main car la
capitainerie n'a personne sous la main pour venir nous tracter jusqu'au quai
car le moteur n’est toujours pas réparé.
Enfin nous pouvons
remettre le frigo en fonction, nous doucher, utiliser les toilettes. Un bateau
est fait pour être sur l'eau et non pas dans les
airs.
Nettoyage à fond, il faut tout
recommencer, j'y passe la journée. Nous avons toujours un problème
d'eau dans les fonds. D'où cela
peut il venir, c'est le grand mystère, il va falloir que nous résolvions
ce point délicat.
Samedi :
Journée
montage des voiles. Avec nos dos délicats, la chose n'est pas aisée.
Mais nous y arrivons et quand vient le soir tout est en place.
Dimanche :
Peut être
que notre problème d'arrivée
d'eau vient d'être résolu. Nous pensons tous les deux que
cela vient du réservoir d'eau tribord. Il doit y avoir
une fuite, nous allons faire des tests. Nettoyage de la cabine arrière
enfin vidée des voiles et du matériel.
Après
midi semi relax, une bonne surprise nous attend, Malika vient de mouiller à l'entrée
du port, nous nous retrouvons tous les quatre au Pirate, la discussion s'anime,
chacun veut avoir des nouvelles de nos différents amis rencontrés.
Nous parlons également de nos problèmes
techniques. Cela revient toujours dans les conversations entre marins.
Malika va rester
quelques jours au port , nous pourrons voir
ainsi Michel et Brigitte facilement.
Grâce
à Skype,
j'arrive à joindre
souvent mes amis et ma famille, nos réunions me manquent.
Lundi 21 janvier:
Aie! Elle est là!
La douleur sournoise, celle qui envahit le bas de mon dos et irradie mes
jambes. Cela faisait déjà plusieurs
jours qu'elle me faisait sentir qu'à tout
moment elle pouvait frapper.
Je serre les dents,
en faisant attention, je peux peut être l'oublier. La journée
se passe clopin-clopant. Je fais la fière, je vaque à mes occupations,
les courses, la lessive et surtout le dîner, car nous avons invité l'équipage
de Malika. Malgré une
sieste agitée et un patch anti douleur, je sens
bien que la journée va être longue. Elle l'est.
Malgré cela nous passons
une excellente soirée avec Brigitte et Michel.
Les équipiers
de Malika arrivent, nous décidons de faire un resto avec eux et nos
amis Yolande et Dominique sur la marina.
Les filles avec les
filles, les gars avec les gars. Super bon repas, boudins créoles,
tartare de thon à la
noix de coco et en dessert flan coco (aie! Au rhum! Vite remplacé par deux boules de
glaces).
Les réparations
s’éternisent pour nous sur le quai tandis
que nous voyons nos amis de Malika partir. On peut dire que je commence sérieusement
à avoir
la trotte sous la patte.
Mon dos va mieux
mais ma sciatique ne me lâche pas dès
que je reste debout longtemps.
Yolande nous offre
gentiment de nous conduire dans de grands hypermarchés.
Denis veut changer les miroirs de la salle de bain et de la cabine propriétaire.
Nous trouvons notre bonheur ainsi que des coussins confortables pour le pont,
un rasoir électrique et une tapette électrique,
instrument indispensable dans ces régions.
Stereden Mor
revient de son petit tour sur Marie Galante, il passe la soirée
du vendredi avec nous.
Le temps n'est pas
vraiment au beau fixe, nous avons régulièrement de très
grosses averses, et il faut sans cesse penser à fermer
les hublots avant de sortir du bateau.
Tous les jours,
nous allons aux nouvelles des pièces de notre moteur et tous les jours
nous avons la même réponse: pas encore arrivées.
Je me traîne,
la douleur à la
jambe devient insupportable, je consulte un médecin qui me met sous anti
inflammatoires. Cela calme un peu sur le coup mais dès
que je n'en prends plus c'est la galère pour marcher.
Après
une semaine de traitement, je me décide à aller
voir un Biokinergiste. Sa manipulation semble faire effet, je peux enfin
reposer le pied par terre.
Nous avons de
mauvaises nouvelles de la métropole, l'appartement de Denis est
squatté par
mon frère. Les problèmes
s'accumulent, et nous sommes impuissants de part notre éloignement.
Mes amis de Vie Libre prennent efficacement le relai, et grâce
à leur
dévouement, l'appartement de Denis est sécurisé.
Une autre mauvaise
nouvelle tombe, les pièces sont arrivées
en Guadeloupe mais à cause
de l’incompétence de certains fonctionnaires,
elles ont été renvoyées
par la douane vers la France. D’après ce que sait Fred Marine le bordereau
d’accompagnement ne mentionnait pas la
valeur de la marchandise. Il suffisait de passer un coup de fil à Fred Marine pour le
compléter!
Denis ne comprends
pas et n’accepte pas ce genre d’incompétence :
Vive la douane française,
vive les fonctionnaires français qui se foutent des contribuables
qui les font vivre, vive la république française.
Retour à la case départ!
Yolande et Dominique
prennent pitié de
nous. Ils nous invitent à passer
une journée dans leur villa. Puis à participer à un pique nique sur
la plage de Ste Anne.
Nous prenons pour
la première fois le bus pour nous y rendre.
C'est tout un poème ici. L'attente est longue, il faut
de la patience. En parlant avec les gens, je m'aperçois
de la difficulté de
leur déplacement quotidien. Ici les bus n'ont
pas d'horaires réguliers, il n’y
a pas de tableaux publiant les horaires de passage dans les abris bus. On s’assied
et on attend et quelquefois on s’en va au bout d’une
heure las d’attendre. De plus il y a peu de
transports en commun le WE.
La ville de Ste
Anne est très animée, beaucoup de touristes dans cette
partie de l'île et les commerçants
occupent la totalité du
bord de mer.
Nous apprécions
de rencontrer la foule, cela change du chantier.
Il est déjà tard, le soleil se
couche, les amis arrivent pour le pique nique. Tout un petit monde, une
trentaine de personnes environ. On déballe les tables et les chaises de camping.
Pizzas pour tout le monde à la
lumière des restaurants de plage. Très
bonne soirée!
Le dimanche nous préparons
des sandwichs et direction la plage de Bas du Fort qui se trouve à quarante minutes de
marche. Premier bain de mer en un mois, cela fait un bien fou.
Ma jambe n'a pas
apprécié cette
marche et me le fait sentir le reste de la soirée et la nuit.
Lundi 4 février:
Il faut absolument
que nous trouvions un grand magasin pour acheter un cordon d'alimentation pour
la tablette Samsung de Denis. Nous avons fait le tour de la marina et des
magasins de Bas du Fort mais pas l'ombre d'un cordon par ici. La seule
solution, c'est de nous rendre à Pointe
à Pitre
et aux Abîmes.
Nous partons de
bonne heure en bus. Une jeune femme nous indique des magasins au centre ville.
Denis trouve son bonheur. Malgré ma
douleur à la
jambe, nous prenons un autre bus pour aller aux Abîmes,
c'est le parcours du combattant, mais notre persévérance est récompensée
entre le grand Carrefour et Monsieur Bricolage. Nous trouvons un casque audio
pour Denis, des chaises de plage et des tiges de bois pour la manche à air. En tout, il
nous aura fallu prendre six bus pour faire l'aller retour. Intéressante
cette ballade, cela m'a permis de parler avec des guadeloupéennes,
de la délinquance, de la drogue, du sida, de
la violence, de Vaval (carnaval), des transports etc.
Mardi 5 février:
Les pièces
du moteur sont arrivées. Les mécanos
travaillent d'abord en atelier puis viennent remonter le moteur. La poisse! Une
pièce est manquante. Après
de longues recherches, elle reste introuvable. Fred Marine téléphone
partout pour savoir si quelqu'un sur l'île peut lui trouver cette pièce,
une tige de culbuteur pour moteur Kubota. Apparemment personne ne peut nous dépanner,
il va falloir nous armer de patience, commander la tige en France et attendre,
encore et encore.
Mercredi, bonne
nouvelle, un mécanicien de l'île
apporte la pièce, il en a tout un stock après
avoir démonté un
moteur. Ouf! La chance revient-elle enfin?
A midi le moteur
ronronne! Hop au boulot, le grand nettoyage commence. Denis s'aperçoit
que la batterie du moteur a des faiblesses. Encore de gros billets qui
s'envolent. En fin de soirée, Harmonie est rangé,
les voiles vérifiées. Demain, sortie en mer pour un
Check up complet.
Qu'il est bon de se
retrouver en mer!
Nous faisons un
petit tour de trois heures en direction des Saintes, tout va bien, Harmonie a
retrouvé sa
jeunesse et nous avec. Nos petits bobos respectifs ont miraculeusement disparu,
le bateau et la mer sont nos placébos.
Un seul problème
continu à nous
narguer, il y a toujours de l'eau dans les fonds.
Retour à notre mouillage,
nous faisons de la place pour nos amis dans la cabine arrière,
un petit coup de fil pour confirmer notre départ pour le lendemain matin de bonne
heure et au dodo.
Samedi 9 février:
Denis part en
annexe chercher Yolande, Dominique et Gilles. Tout le monde est excité par cette première
navigation de la saison.
Direction la
Dominique.
Belle navigation,
nos amis se familiarisent avec Harmonie. Ce sont des navigateurs, donc pas de
problèmes pour les manœuvres
et la façon de se comporter à bord.
Les visages ont
tous la banane. Harmonie file sous deux ris et trinquette à une moyenne de 7 nœuds.
Yolande a apporté un poulet froid qui
agrémente à merveille
ma salade de riz au thon, ce qui est amplement suffisant pour nous faire
patienter jusqu'au soir.
Nos amis ne connaissent pas le mouillage du belge, c’est ainsi que nous appelons l’hôtel restaurant Sunset Bay Club tenus par un couple Belge Roger et Marcella. Pour nous c'est une grande satisfaction de leur faire découvrir un nouvel endroit aux Antilles. Ce sont de grands baroudeurs alors ces endroits méconnus d'eux sont très rares.
Au loin nous
apercevons des voiliers au mouillage devant chez le belge. Nous appréhendons
car il n'y a pas beaucoup de place, en général seulement deux bateaux peuvent
mouiller devant l'hôtel. Il y a malheureusement déjà deux voiliers mais
nous arrivons à mouiller
Harmonie par l'avant sur une bouée restante et par l'arrière
sur une amarre tirée jusqu’au ponton. Jolie manœuvre!
Le bateau est en sécurité. Après une si longue navigation tout le
monde se jette à l'eau,
hum, un délice!
Comme d'habitude
nous sommes accueillis comme des rois chez Roger et Marcella. Nous avons droit à notre incroyable
plateau de langoustes, nos amis n'en reviennent pas. Toujours aussi délicieuses
les langoustes de Monsieur Roger!
Toujours aussi content de nous retrouver dans son restaurant. Il offre à la fin du repas un
verre de rhum à nos
amis et un gros sachet de fruits pour moi, tout cela en échange
d'une enveloppe pleine de pub à distribuer
pour son hôtel restaurant.
Marie Galante
C'est Vaval, ici
c'est comme cela que l'on nomme le carnaval, la fête dure jusqu'au mercredi des Cendres.
Nous prenons la direction de Marie Galante et arrivons au mouillage de Saint
Louis. Il y a du monde, dès notre arrivée
nous entendons la musique de Vaval, vite à terre!
Nous assistons médusés au défilé. La nuit tombe, les musiciens et les
danseurs sont en transe. Magnifique! Je prends des clichés
des enfants qui défilent costumés
et se prêtent au jeu. Nos yeux se régalent
de toutes ces couleurs. La joie de vivre est dessinée
sur tous les visages.
Après
tant de bruit, nous nous reposons devant un verre de l'amitié à la
terrasse du restaurant Henri en partageant nos impressions sur notre journée
de navigation et sur le spectacle que nous venons de voir.
La soirée
se prolonge sur le bateau devant nos assiettes d'aubergines grillées
à la
cancoillotte.
Lundi
Nous ne pouvons pas
passer par Marie Galante sans aller mouiller à l'anse
Canot. Nous faisons le trajet au moteur, la distance est courte mais jalonnée
de casiers de pêcheurs. Toujours aussi beau ce
mouillage, la mer est d'émeraude, nous en profitons au maximum.
Je prépare pour nos amis un bon plat de
gratins d'aubergines, courgettes et poivrons, tout le monde se régale.
Nous décidons
de rester un jour de plus à la
grande satisfaction de tous. Mais le mouillage de nuit n'est vraiment pas
confortable, une houle berce le bateau un peu fort pour nos amis qui dorment
sur les couchettes dans la cabine arrière.
Des habitants de l'île
nous signalent qu'il y a une fête sur l'anse Canot, un défilé de chars à bœufs.
De toute façon
nous n'avons pas l'intention de passer la journée sur Harmonie, cela bouge trop. Donc
direction Vieux Fort. En longeant la plage de Vieux Fort, nous nous arrêtons
à l'entrée
de la rivière où il
est possible de louer des pédalos et des canoës.
Nous prenons un pédalo quatre places, Denis ne
pratiquant pas le pédalo décide de rester à terre. Ballade
sympathique dans la mangrove où les
poules d'eau et les tortues ont élu domicile, cela nous permet de
patienter en attendant le passage des chars.
Moment pittoresque
avec les bœufs tirant les petites charrettes décorées
par leur propriétaire.
Nous avons commandé un déjeuner
mais il se fait attendre. Il y a du monde en bordure de plage, il faut prendre
des tickets et attendre que les bassines de poulet qui sont cuisinées
au village arrivent sur la plage. Ensuite, une paire d'heures plus tard, quand
elles sont là,
il faut faire la queue pour avoir notre repas. Mais l'attente n'est pas
désagréable, nous avons une vue magnifique
sur la mer accompagnée de musique locale jouée
par un groupe antillais.
Notre week-end avec nos amis s'achève,
nous regagnons le mouillage de Saint Louis pour passer une nuit plus
confortable.
Mercredi des
Cendres: Harmonie file vers Pointe à Pitre
au grand plaisir de tout le monde. Nous nous disons au revoir devant un déjeuner
improvisé.
Ce fut quatre jours
d'une entente parfaite, au grand plaisir de chacun.
Merci mes amis
Jeudi 14 février
: St. Valentin
Matinée
nettoyage et rangement après ces quatre jours à 5 et aussi pour
recharger les batteries, faire de l'eau. Denis m'offre un resto pour cette fête
de la St Valentin, quant à moi,
je nous achète quelques vêtements
et un dictionnaire de Scrabble. Nous nous sommes pris de passion pour ce jeu
sur nos tablettes mais nous apercevons que nous avons beaucoup de lacunes en
vocabulaire spécial Scrabble, ewe !
Petit avitaillement
avant de regagner le bateau. Sur le plan d'eau nous croisons l'équipage
de Bleiz Mor qui va bientôt naviguer vers le nord, comme nous.
Nous les croiserons sûrement du côté d'Antigua ou de
Barbuda.
Le rail de GV
coince quand nous affalons la voile. Denis décide de faire réviser
les charriots de grand voile, il faut les démonter en faisant attention de ne pas
perdre leurs billes et les transférer sur des bouts de rail permettant
de les emporter chez un réparateur. Le travail s'avère
un peu plus ardu que prévu. La nuit tombe lorsque nous
terminons.
Nous partons de
bonne heure chez le réparateur pour vérifier
nos billes de charriot. Nous comprenons rapidement le fonctionnement de ces
roulements. Les forces qui agissent sur un bateau sont phénoménales.
Nous constatons les dégâts. Plusieurs billes sont soit cassées
soit écrasées. Heureusement, les charriots qui
ont souffert ne sont pas nombreux, nous changeons trois jeux de billes au
total. Changer les billes est un travail minutieux mais facile, par contre je
ne reviens pas du prix exorbitant de ces petites billes.
Nous allons au
restaurant pour ce jour particulier.
Dernier tour
passage à la
Frégate pour une connexion internet,
dernier avitaillement et retour sur le bateau pour le remontage des charriots.
Samedi 15 février
Direction le nord.
Harmonie est enchanté de
ce vent, il surfe sur les vagues. Nous marchons à plus
de 8 nœuds. Nous avons mis une ligne de traîne
et rapidement, un peu avant Capesterre, un beau thazard de 60 cm mord au
leurre.
Premier prise de la
saison!
Quelques minutes
plus tard, en voulant nettoyer le pont du sang du thazard, le seau se prend dans
la bouée de sauvetage qui tombe à l'eau. Opération
repêchage « une bouée à la
mer ». La gaffe coincée
dans la GV n'est pas disponible. Je prends mon balai brosse et Denis fait faire
demi tour à Harmonie.
Tout est à bord capitaine!
Nous décidons
de faire une halte aux Saintes et comme d'habitude le mouillage devant le bourg
est surchargé, alors nous allons mouiller au Pain
de Sucre.
Après
un bon repas de poisson cru, nous sortons notre matériel
PMT pour rejoindre la plage où nous
nous extasions une nouvelle fois devant une propriété avec vue sur mer
devant et derrière. Nous découvrons
une autre vue des Saintes, magnifique!
J'ai envie de faire
le tour du Pain de Sucre à la
nage. Cela ne devrait pas être trop difficile!
Nous découvrons
un superbe tombant avec des centaines de poissons multicolores. Quelle beauté.
Je me régale, cela faisait longtemps que nous
n'avions pas admiré de
si beaux fonds avec corail, gorgones, éponges
et poissons du récif tous en harmonie.
Cette belle nage
nous a ouvert l'appétit.
Lundi18 février.
Joyeux anniversaire ma Juju d'amour.
J'arrive à joindre ma fille au
téléphone, nous sommes heureuses toutes
les deux de nous parler.
Nous partons vers
Deshaies. Pendant la traversée du chenal entre les Saintes et Basse
Terre Harmonie avance à plus
de 9 nœuds, puis dès
que l'île nous protège,
le vent tombe et nous sommes obligés de mettre le moteur.
Le plan d'eau à Deshaies est
particulièrement encombré,
nous restons donc en arrière du mouillage, cela fait un peu loin
du ponton mais nous sommes plus en sécurité. Il y a beaucoup de vent.
Un petit tour a
terre pour nous connecter sur le Web et retour sur Harmonie pour une bonne nuit
de sommeil.
Ce n'est pas du
tout le cas, un BMS est tombé, et s'avère
plus qu'exact. Le vent monte de plus en plus fort, les bateaux dansent, mais
pas les propriétaires! Tout le monde se demande si
les ancres vont tenir. La nuit est agitée, trop peu de sommeil.
Nous avons Michel
de Malika au téléphone, le même
BMS est valable aussi pour lui qui est à St.
Martin.
Nous ne pouvons pas
quitter le bateau, nous avons trop peur d'un dérapage. De plus il serait difficile de
prendre l'annexe pour aller à terre,
le vent trop fort risquerait de la soulever et nous envoyer à l'eau.
Equipage de Dame Oui:
Visite du Jardin de Coluche à Dehaies:
Photos de Jacky
Equipage de Dame Oui:
Visite du Jardin de Coluche à Dehaies:
Photos de Jacky
Mercredi 20 février.
Quelle nuit!
La même
en plus intense. Le vent monte sans arrêt.
Nous avons un problème avec l'éolienne, malgré la force du vent
elle ne fonctionne pas. Elle se met en mode blocage automatique et Denis
n'arrive pas à la
faire démarrer. Il essaie de la bricoler mais
le résultat est pire, le boîtier
électronique a chauffé et n'affiche plus
rien, par contre du coup l'éolienne produit un maxi d'ampères
et ne s’arrête plus.
Impressionnant!
Nous n'avons jamais chargé les
batteries aussi vite. Mais cela nous inquiète, nous sentons comme une petite
odeur de brûlé.
Denis arrive à joindre un
technicien au téléphone qui nous rassure, le risque
d'incendie est faible!
Pour continuer dans
les ennuis, Denis reçoit un SMS de sa banque qui lui dit
que sa carte va être bloquée
car il y a une suspicion de fraude.
Il passe un temps
infini avec Boursorama, mais n'arrive finalement à rien.
C'est la société Visa
qui a décidé de
bloquer, car des mouvements paraissaient suspects.
Nous décidons
d'attendre demain pour voir avec le technicien comment changer le boîtier
de l'éolienne et aussi retéléphoner
à la
banque pour un envoi rapide d'une nouvelle carte bleue. Ce qui fait que nous
devons retourner à Pointe
à Pitre.
Pour la pièce
de l'éolienne, il ne semble pas y avoir trop
d'attente, il y en a une en Martinique, elle peut arriver en trois jours. Pour
la carte bleue, il faudra compter une bonne semaine pour sa fabrication et son
envoi en Guadeloupe. Denis la fera envoyer chez Yolande et Dominique.
Je rage! Nous
sommes en Guadeloupe depuis le 8 janvier et nous voilà de retour à la case départ.
Relativise Edith!
Elle est pas belle la vie!
Jeudi 21 février :
Le vent est tombé dans la nuit, je me
réveille en trouvant ce silence
inhabituel. Plus de vent, plus de ronronnement de l'éolienne.
Un grand moment de paix, il n'est que 4h45 du matin, je constate que ma lampe
de jardin éclaire toujours le bateau, une bonne
chose car ces derniers temps, elle nous a joué quelques
tours. Grâce à notre
ami Gilles, qui a reconnecté les
fils, nous avons de la lumière dès la tombée
du jour.
Nous descendons à terre pour
recueillir les dernières nouvelles sur internet dans un
petit magasin de souvenirs, le Pélican, puis nous passons par le mini
market, la boulangerie et retour sur le bateau pour manger un bon poulet rôti.
Inhabituel
Nous décidons
de redescendre doucement sur Pointe à Pitre,
la carte bancaire n'arrivera pas avant quelques jours. Je demande à Yolande par téléphone
son accord pour la réception de la visa. Je la joins au
moment où elle
fait une randonnée avec son club.
La levée
de l'ancre est difficile, après un aussi mauvais traitement de la
mer et du vent, elle est bien prise sous la roche, Denis va même
jusqu'à mettre
son masque et ses palmes pour aller voir ce qui se passe. Le bateau tourne autour de l'ancre et finalement elle se dégage
et trouve toute seule le chemin de la sortie.
Nous avons le temps
maintenant de retourner tranquillement à Pointe
à Pitre.
Vu les délais prévus par la banque et le technicien
nous décidons d'aller tout doucement vers la
marina Bas du Fort.
Première
escale, l'Ilet Pigeon. Mouillage dans la baie de Malendure. Lorsque nous y
sommes passés l’an passé, le lieu était
pratiquement désert, c'était la fin de saison. Mais cette
fois, les boutiques sont toutes ouvertes et nous observons le va et vient
incessant des navettes de plongée sous marine entre la pointe
Malendure et l'ilet Pigeon.
Vendredi 22 février:
Nous profitons de
cette belle matinée pour aller avec l'annexe sur le site
de plongée. Cette fois nous faisons le grand
tour de l'ilet en PMT. Cela vaut vraiment la peine. Nous sommes sur le tombant,
des poissons de toutes les tailles et de toutes les couleurs se laissent bercer
par le flux de la mer et se laissent regarder sans fuir. Personne ne les chasse
ni ne les pêche. De nombreux perroquets, laissés
tranquille par les plongeurs, s'épanouissent. Les coraux nous renvoient
leurs couleurs grâce à la
luminosité des
eaux transparentes.
Nous nageons avec
les sars, les saupes, les vieilles, les girelles, les chirurgiens, les
balistes, les rougets qui fouillent le sable avec leurs barbillons, les
sergents major, les papillons et une tortue que nous suivons en apnée.
Monsieur Baracuda,
attend sagement, pratiquement posé sur
le sable banc, l'heure de son repas. Bon, je ne reste pas trois longtemps au
dessus de lui, il est magnifique, mais lorsqu'on voit sa gueule entrouverte
nous montrant ses dents de devant, on n’a pas envie de s'attarder.
Nous n'en avons pas
encore assez. Nous faisons le tour de l’ilet dans l'autre sens. Je me fais
klaxonner par un bateau de vision sous marine. Je ne l'ai pas entendu arriver!
Il n'est pas content! Plus moyen de se balader tranquillement!
C'est avec regret
que nous rejoignons le bord d'Harmonie car il est de plus en plus rare de voir
de si beaux fonds.
Cela nous a ouvert
l'appétit.
Aussitôt
le repas terminé, nous levons l'ancre pour passer la
nuit quelques milles plus loin, au mouillage de l'Anse à la Barque. Une
première pour Harmonie.
Le mouillage est
tranquille, bien abrité. Nous allons sur la plage admirer le
coucher de soleil. Des pêcheurs sont revenus de mer. Ils ont
fait une bonne pêche et remplis de gros bacs de
balaous, ces poissons très fins et longs avec le nez en éperon.
Ce lieu devait être
très animé autrefois,
les vestiges d'un important quai de mise à l'eau
pour de gros bateaux sont encore visibles. Un nouveau quai en béton
et une cale ont remplacés les anciennes installations.
Samedi 23 février:
Direction les
Saintes pour mouiller au Pain de Sucre. Cette navigation est agréable
malgré les résidus d'une belle houle.
Je ne me méfie
pas, je n'ai pas l'impression que le soleil tape fort à cause de la fraîcheur
du vent mais je commence à sentir
les dégâts sur ma poitrine quelques heures après
notre arrivée.
L'ancrage au Pain
de Sucre s'avère ardu. Harmonie, par manque de vent
tourne sur son ancre et vient mettre sa poupe à quelques
mètres des cailloux. Nous essayons
plusieurs fois de remédier a ce phénomène,
mais rien n'y fait, à chaque
fois il se repositionne dos à la
falaise. Nous finissons par relever l'ancre pour mouiller plus loin.
Des cris
d'excitation me sortent de la sieste. Un couple de dauphins batifole dans le
mouillage. Des dauphins amoureux ou une mère et son petit ?
Un groupe de nageur
essaie de les approcher au plus près. Je saute à l'eau, je ne veux
rater cela pour rien au monde.
Quelle sensation!
Nager avec des dauphins. C'est sûrement un couple qui fraie. Leur
majesté me
bouleverse, ils sont si tendres l'un envers l'autre. Ils nagent collés
l'un à l'autre.
Rien ne perturbe leur promenade. Denis me rejoint assez vite, lui aussi est ému
de les voir d'aussi près jusqu'à presque
les toucher lorsqu'ils remontent à la
surface pour respirer.
Quelle belle journée,
cette nage restera à jamais
gravée dans nos mémoires.
Nous profitons de
ce mouillage pour donner un petit coup de propre sous Harmonie. Travail
fastidieux! Le clapot nous chahute et nous
attrapons vite la nausée à force
de boire des tasses. Nous n'en revenons pas de la vitesse à laquelle la vie
reprend ses droits sur la carène.
Nous avons encore
de l’eau dans les fonds, Denis cherche désespérément
la fuite. Après quelques tests, nous trouvons un
point d’eau au niveau de l’emplacement
de la barre franche.
Colmatage,
resserrage !
Nous nous offrons
une bonne grosse glace pour nous récompenser de notre journée.
Nous passons une
semaine à quai,
nous y retrouvons Jean-Charles et Annick de Fairy Tale, nos amis de Baïla,
Patrick et Odile, Anne Marie et Pierre de Carati ainsi que Yolande et
Dominique.
La semaine passe
doucement en attendant la pièce de l’éolienne et la carte bancaire.
En rentrant à bord un soir, mes
lunettes de vue tombent à l’eau ! Catastrophe ! Gentiment nos voisins essaient de
les récupérer le lendemain matin en apnée,
introuvables. Les fonds du port sont sales, l’eau est trouble, Denis essaie lui
aussi sans résultat et finalement il enfile sa
combinaison de plongée, sort la bouteille d’air
comprimé et
au premier essai, bingo ! Il tombe dessus.
Je suis super
contente, je me voyais mal faire le reste du voyage sans elles.
Odile me rapporte
des cordons pour lunettes, Elle et son mari sont opticiens et ont plusieurs
magasins sur la Guadeloupe.
Nous les invitons
un soir, nous sommes aussi invités sur Fairy Tale et le jeudi Yolande
et Dominique passent nous prendre de bonne heure pour une marche sur Vieux
Bourg avec leur club.
Nous adorons ce
genre de marches, cela nous fait connaitre la Guadeloupe sous un autre angle.
Nous traversons des champs de bananiers, d’ananas, les agriculteurs nous donnent
quelques explications sur leurs cultures et sur la façon
de les traiter contre les maladies.
Vendredi 1 mars
L’installateur vient nous poser le
boitier de l’éolienne, cela à l’air
de fonctionner.
Samedi, nous
quittons la marina pour aller mouiller en face de l’Ilet
Cochon, auprès de Carati qui vient d’accueillir
des amis belges, Jennifer et Philippe.
Ils ne restent pas,
ils ont rendez vous avec Dame Oui qui sont au mouillage à Deshaies, nous ne
pouvons pas les suivre car nous avons décidé d’attendre
lundi pour voir si la carte bleue arrive.
Nous avons bien
fait d’attendre. L’éolienne s’arrête brusquement le dimanche matin.
Impossible de la remettre en route. La poisse nous poursuit.
Lundi : nous allons jusqu’à la
marina en annexe, cela fait un bout de chemin, mais le plan d’eau
est calme. Le technicien passe sur Harmonie pour voir se qui se passe. La même
panne apparemment, il reprend donc la pièce et nous voilà à nouveau
sans éolienne.
Denis constate que
la banque a mal fait son travail, au lieu d’envoyer la carte chez Yolande, elle l’a
envoyé à Lorient.
Etant abonné au
courrier du voyageur, elle est repartie vers Grenoble. Grrr !
Nous ne pouvons
attendre plus longtemps, nos amis vont avoir trop d’avance
sur nous, alors nous décidons de partir sans la carte et de
revenir plus tard pour récupérer la pièce
de l’éolienne.
Lundi après-
midi nous partons en direction de Deshaies en espérant y retrouver nos amis. Cette fois,
nous longeons la cote. Nous sommes à la
voile durant la navigation au sud de l’ile mais une fois passée
la pointe du Vieux Phare, le vent tombe et c’est au moteur que nous faisons tout le
reste du chemin.
Nous arrivons à 22 heures à Deshaies. Il faut
faire extrêmement attention car le mouillage est
bondé de
bateaux. Pas facile de trouver une place dans le noir. Nous arrivons à nous faufiler et
trouver un ancrage correct.
Au lever du jour, j’aperçois
Dame Oui et Carati. A la VHF, ils me disent qu’ils partent de bonne heure sur
Antigua.
Je réveille
Denis et nous décidons de les accompagner.
Pas de vent ! Nous faisons une moyenne de 4 nœuds
avec la grand voile haute et le solent. Nous voyons nos amis dériver
vers l’ouest et nous comprenons par la suite
pourquoi. Ils ont mis leur spi et genaker. Ce qui les pousse vers bâbord.
Le vent tombe, nous sommes finalement obligés tous d’allumer le moteur en milieu d’après-
midi.
6 mars 2013
Les places sont chères
dans ce petit mouillage, mais nous trouvons tout de même
un emplacement pour jeter l’ancre. Quelques bateaux ont mis deux
ancres pour ne pas tourner avec le vent ce qui ne facilite pas notre ancrage.
Bel endroit, bien
abrité de
la houle.
Nous faisons une
belle balade sur les hauteurs d’Antigua où nous avons de
magnifiques vues sur la mer, les rochers et surtout la baie où se trouve notre
mouillage.
Les mats du Faucon Maltais
Nous ne manquons
bien évidement pas la visite du port de
Falmouth Bay où la
richesse au mètre carré sur
l’eau est inimaginable. Nous pouvons y
admirer un superbe voilier, le Faucon Maltais avec sa voilure si particulière.
Il faut s’armer
de patience pour la clearance, nous devons faire un va et vient entre les
autorités : Custom, Immigration, Port Authority.
Il faudra revenir pour faire la clearance de sortie, même
si elle a lieu dans la même journée. Ils poussent un peu ces anglais.
Direction le
mouillage de Non Such Bay.
Sur notre route
nous croisons une baleine. Nous voyons son jet puissant au loin.
Au mouillage, une
surprise agréable nous y attend. Les équipages
de Bleiz Mor, Marie et Patrick, ainsi que de Stereden Mor, Muriel et Didier
sont là depuis
quelques jours.
Ils se sont sauvés
de Barbuda du fait d’une forte houle. Ils nous disent que
les derniers fichiers météo ne sont pas bons.
La houle doit
monter pendant quelques jours jusqu’à 3,80
m. Il nous sera donc impossible d’aller sur Barbuda comme prévu,
dommage ! Nous aurions aimé montrer à nos amis notre
endroit secret de pêche de langoustes.
Non Such Bay est le
seul endroit dans le coin, bien à l’abri.
On peut trouver
pire ! Endroit paradisiaque où les couleurs bleues
et vertes de l’eau de mer se mélangent
au gré des
rayons du soleil. Cet endroit n’a rien à envier
aux Tobago Cays.
Nous formons une
joyeuse bande.
Nous fêtons
l’anniversaire d’Annette
sur Dame Oui puis celui de Marie sur la plage.
Le mouillage est
rempli de Français et de Canadiens, l’ambiance
est bonne.
Carati part
rapidement vers Saint Martin où il
doit déposer ses équipiers
pour leur vol de retour.
Nous les
retrouverons plus tard vers le nord.
mercredi
13 mars 2013
Nous
naviguons le long de la cote d'Antigua en direction de Jolly Harbour. Je n'ai
jamais vu un endroit avec une telle couleur d’eau de mer. La mer, avec les différences de lumière, passe du bleu
azur au vert émeraude pour finir
par du blanc laiteux.
Un
vrai régal pour les yeux.
Nous
faisons un tour complet de la marina avec Harmonie avant de trouver enfin le
poste de douane qui est juste indiqué par
un pavillon jaune. Nous nous amarrons devant ce poste.
Nous devons nous déclarer une nouvelle
fois aux autorités car nous sommes
sensés avoir quittés le territoire
Antiguais depuis quelques jours.
Nous
trouvons une place au ponton car nos
ennuis mécaniques s’aggravent.
Avant-hier le groupe électrogène n'a pas voulu
produire du 220v. Didier de Stereden Mor est venu voir ce qu'il en était. C'est son métier. Rien à faire, nous avons
une grosse panne et il faudra changer une pièce
importante. Tout ceci ne me fait pas rire car c'est le groupe qui est la source
d'énergie pour
recharger les batteries et faire fonctionner le dessalinisateur. Donc nous voilà en économie d'énergie et d'eau
pour le restant du séjour.
Photos de Jacky
Photos de Jacky
Nous faisons le plein des réservoirs d’eau et achetons une
grande quantité d'eau en bouteille
pour ne pas manquer lors de notre séjour
dans les îles vierges.
Le
moral est remonté au beau fixe car ce
port est vraiment très sympathique. Après cinq jours au
mouillage cela fait du bien de retrouver la civilisation.
Soirée resto avec Dame
Oui puis longue ballade sur la plage de Morris Bay.
Vendredi
16 mars
Nous
quittons notre ponton pour aller sur une bouée
à l’entrée de la marina,
juste à coté de Dame Oui. Le désamarrage est
folklorique, il nous faut l‘aide du dockman
pour enlever les amarres des gros pitons en bois qui nous tiennent sur l’arrière.
Nous
avons l’impression d’être sur un lac
tellement c’est calme.
Samedi
17 mars
Les
deux équipages sont levés à 4h. Nous profitons
du lever du jour pour quitter Antigua côte
à côte.
Le
vent est propice à l’envoie du spi, cela
fait trois ans que nous ne l’avons pas lancé. Généralement on n’utilise pas le spi
aux Antilles, les vents sont trop forts et les navigations entre les îles se font au vent
de travers donc sous génois ou trinquette.
Mais entre Antigua et St Barth nous faisons de l’ouest, vent dans le cul.
C’est extrêmement rare de
pouvoir faire des images extérieures des bateaux
sous voile.
Nous
arrivons à St Barth en fin d’après midi.
Nous
voyons Stereden Mor arriver au petit matin.
Nous
ne restons qu’une demi-journée pour faire les
papiers car les équipages de Carati
et de Malika nous attendent, impatiemment aux Vierges.
Après quelques courses
nous repartons, sous spi à nouveau, vers Saint
Martin pour ancrer à Simson Bay.
Nous
ne débarquons pas,
toujours pour les même raisons de
timing.
Lundi
19 mars
Départ tôt le matin pour les
vierges. Nous arrivons au mouillage de
Gorda Sound sur Virgin Gorda en fin de
journée.
Brigitte
et Michel nous invitent tous sur Malika pour un apéro de bienvenue qui
se prolonge pour un diner improvisé.
Mardi
20 mars
Nous
prenons une navette pour aller en face du mouillage, sur Gun Creek, faire nos
clearances d’entrée. Vu la vitesse à laquelle ces engins
vont, il n’est pas bon de se
baigner autour d’eux.
Les
vierges méritent bien leur réputation. Tout est
beau, propre et les anglais savent attirer les touristes.
Nous
profitons gratuitement des commodités
et de toutes les installations.
Lors d’une belle balade nous trouvons un hôtel de luxe avec tennis, haras, piscine, vélos et voiturettes. Sa plage privée est accessible même pour nous. Les chaises longues, serviettes de plage et douche sont à notre disposition. Le paradis cette île.
Lors d’une belle balade nous trouvons un hôtel de luxe avec tennis, haras, piscine, vélos et voiturettes. Sa plage privée est accessible même pour nous. Les chaises longues, serviettes de plage et douche sont à notre disposition. Le paradis cette île.
Mercredi
20 mars
Pour
aller visiter le site des Baths, il faut partir tôt pour être les premiers sur les quelques bouées mises à la disposition des
plaisanciers.
Nos
quatre bateaux trouvent finalement encore de la place.
Nous
prenons les annexes pour aller vers la plage, des petites bouées sont prévues pour les
amarrer. Ensuite il faut rejoindre la plage à la
nage. Le seul problème c’est que nous ne
pouvons pas emporter nos appareils photos.
Il
est déjà trop tard pour
visiter tranquillement ce site magnifique, il y a trop de monde, on se croirait
à l’entrée du métro. En effet un
paquebot de croisière s’est mis à l’ancre devant St
Thomas, laissant déferler une foule de
touristes qui envahissent les grottes. Il faut faire la queue pour passer dans
les endroits étroits. Nous décidons de revenir
plus tard quand les touristes seront partis.
Cette
fois, sachant comment aborder le site, nous prenons notre matériel. Nous allons
au ras de la plage avec l’annexe, descendons
le sac à terre puis
repartons vers les bouées d’amarrage. Ensuite
nous n’avons plus qu’à rejoindre le rivage
à la nage.
Quel
calme, il n’y a presque plus
personne, les passagers ont regagné leur
paquebot.
Nous
pouvons maintenant nous éterniser sur cet
endroit à notre guise.
Nous
ne sommes pas autorisés à rester sur les bouées pendant la nuit,
normalement, selon les textes, les bouées
sont à disposition des
bateaux 90 minutes, afin que tous les voiliers puissent visiter tranquillement
les Baths et ensuite laisser la place aux suivants.
Nous
allons à Spanish Town pour y
passer la nuit.
C’est au tour d’Harmonie d’inviter. Comme
chaque soir depuis nos retrouvailles nous passons la soirée entre équipages. Cela fait
du monde ! Nous sommes neuf.
Brigitte et Michel, Anne-Marie et Pierre, Annette, Jean-Michel et Jacques et
enfin Denis et moi.
Depuis
que nous sommes tombés en panne de générateur, la
solidarité est en place. Nos
amis nous apportent régulièrement des
bouteilles d’eau qu’ils fabriquent avec
leur dessalinisateur, nous apprécions énormément ! Merci les copains !
Jeudi
21 mars
Nous
rejoignons le mouillage de Marina Island près
de Great Camanoe Island.
Bon
mouillage, snorkeling, mais pas grand-chose à voir
sous l’eau. Nous croisons
quand même une petite raie
que nous évitons d’approcher de trop
près. Le poison de ces
petites bêtes est violent et
les lames de rasoir de sa queue peuvent faire des dégâts.
Je
m’entraine régulièrement à plonger. J’ai quelques problèmes à contrôler le niveau de
pression sur mon oreille gauche mais je sens que cela vient. Mon canard est
loin d’être parfait aussi,
mais je progresse.
Apéritif dinatoire et
d’adieu sur Malika.
Cela
fait bizarre de les voir partir aussi vite, je pense que Brigitte serait bien
restée en notre
compagnie.
Vendredi
22 mars
Au
revoir Malika, bon vent vers la Guadeloupe et à très bientôt.
Pour
nous direction Little Jost Van Dyke Island en compagnie toujours de Dame Oui et
Carati.
Nous
mouillons devant le petit îlot de « Sandy Spit »
C’est îlot balayé par les vents fait
une belle image de carte postale. Des centaines de gorgones arrachées par le remous
des vagues jonchent la plage. Nous en trouvons deux que nous remontons à bord. Il n’y a malheureusement
rien à voir en PMT, trop
de ressac, alors nous remplaçons cette activité par une beaucoup
moins fatigante, le bronzing !
Dimanche
24 mars.
Jost
Van Dyle Island.
Denis
m’a parlé du mythique bar « Foxy » où tout bon navigateur
laisse une trace au plafond décoré de soutien gorge,
slips et autres objets insolites.
L’endroit est
maintenant surfait. Les propriétaires profitent au
maximum de leur notoriété pour faire monter
les prix en flèche. Nous y allons
quand même dîner, la note est
salée ! Mais nous
pourrons dire que nous y étions.
Nous
trouvons un peu plus loin un petit bar restaurant où il y a internet, l’Alibaba.
Je
dois plaire au copain du patron car sans rien demander, il me donne l’identifiant et le
code du bar pour avoir internet gratos.
Normalement
il faut payer 20 dollars pour 24 heures de connexion. Grace à lui nous pouvons
nous connecter à volonté. Merci gentil
monsieur !
Nous
en faisons profiter nos amis.
Nos
jambes s’engourdissent de
rester sur nos bateaux.
Avec
Annette, Anne Marie, Jacky et Denis je décide
de faire une longue ballade vers la plage de White Bay.
Les
pentes sont raides ! Aussi bien en montant qu’en descendant. Ma
sciatique se réveille. Mais l’effort vaut bien la
vue du magnifique paysage que nous offre le sommet de la colline qui surplombe
White Bay.
Quelques
voiliers sont au mouillage pour quelques heures en face de la plage.
Après cette marche
harassante, un bon bain de mer nous rafraichit et apaise nos maux.
Lundi
25 mars
Sopers
Hole sur Tortola.
Une
petite marina avec bouées, mignonnette où nous pouvons avoir
une connexion internet et faire quelques
courses.
L’équipage de Dame Oui
part rapidement vers Virgin Gorda pour se mettre en position de départ vers la
Guadeloupe.
Carati
décide de rester un
peu pour visiter l’île en bus et nous,
nous partons vers Jost Van Dyke pour faire le plein d’eau au ponton.
Nous
avons des nouvelles de Thomas, le plus jeune fils de Denis, il arrive de New
York jeudi soir, donc il faut commencer notre approche de l’aéroport.
Mercredi
27 mars
Mouillage
sur bouée devant « The Indians ». C’est peut être
ici que l’on peut faire le
plus intéressant snorkeling des Antilles.
Nous
faisons deux plongée en PMT tellement
tout est beau sous l’eau. Les gorgones de
toutes les couleurs sont accrochées
au récif. Des centaines
de poissons multicolores vivent en toute sécurité autour de leur
garde-manger. En rentrant à la nage vers le
bateau je rencontre un énorme Baracuda à la mâchoire
cauchemardesque qui m’accueille sous
Harmonie, je ne le vois qu’à la dernière minute et il me
donne tellement la chair de poule que j’en
perds mon tuba tout neuf en grimpant l’échelle
de bain précipitamment.
Trop
de fond pour aller le repêcher, je suis dépitée car il était parfait ce tuba.
Nous
passons devant The Caves, des grottes à visiter
en snorkeling, avant d’aller nous mettre à l’abri à The Bight, la baie
principale de Norman Island.
Les
habitués américains sont en
nombre et de nombreux bateaux de pêche
au gros sont amarrés avec un bout à terre.
Jeudi
28 Mars
Nous
allons faire un avitaillement à Spanish Town sur
Virgin Gorda en prévision de l’arrivée de Tom. Puis nous
nous rendons directement sur Beef Island en bout de piste de l’aéroport au mouillage
de Trellis Bay.
Très pratique ce
mouillage sur bouée pour rejoindre
les bâtiments de l’aéroport situés à 200m du ponton des
annexes. Denis va chercher Tom vers 21h30.
Son
séjour va être court, il n’a qu’un week-end prolongé et doit reprendre
son avion lundi en fin de matinée. Nous allons
essayer de lui faire voir le plus de chose possible.
Vendredi
29 mars
Pour
commencer les Baths.
La
houle s’est formée d’un coup, en
approchant du site nous commençons à nous demander
comment nous allons aborder le rivage. Presque personne au mouillage, c’est un signe, la météo a découragé les plaisanciers.
Nous
décidons d’aller sur place à la nage, Thomas,
par chance, a un boitier étanche pour son
appareil photo.
Le
ressac est assez dangereux aux abords de la plage, nous nous faisons un peu chahuter
en arrivant à la nage. Quelques
petites coupures en nous faisant projeter sur le sable.
Cette
fois ci, les Baths valent la peine ! Pas un chat ! Les photos que nous prenons sont vierges de touristes.
Le
retour sur Harmonie s’avère beaucoup plus
long et difficile avec le courant, nous montons à bord fatigués mais encore éblouis par cette
beauté de la nature.
Direction
Pelican Island : Thomas, grâce à son boitier étanche, peut
prendre de belles photos de nos plongées
et de cette nature si diversifiée qui se développe ici.
Malheureusement
le temps n’est plus si beau qu’il y a quelques
jours, les couleurs ne sont plus les même
sous l’eau. Une houle s’est formée et a brassé les fonds, l’eau est devenue
trouble.
Enfin
d’après midi nous allons
mouiller sur ancre dans la baie The Bight sur Norman Island.
Après une journée si bien remplie,
nos estomacs crient famine et le restaurant offert par Denis est le bienvenu.
Les
activités du soir sont des
parties de Scrabble et l’apprentissage des nœuds marins à Thomas.
Le
lendemain nous nous amarrons sur bouée
devant le site des Caves. La gaffe tombe à l’eau et coule à pic. Ici les fonds
sont trop profonds pour aller la récupérer, heureusement
Denis, avec un manche en bois arrive à en
fabriquer une nouvelle.
Site
intéressant de
snorkeling dans les grottes mais moins spectaculaire que celui de « The Indians » par lequel nous
repassons avant de jeter l’ancre le soir
devant Jost Van Dyke.
Nous
débarquons mais les
moustiques n’ont pas abandonné la plage,
heureusement, j’avais prévu le coup. Tom
nous offre le restaurant chez Alibaba Bar où nous
pouvons nous connecter.
Dimanche
31 mars
Longue
navigation houleuse et pluvieuse qui nous amène
sur Guana Island. Annette et Jacky nous avaient dit que le site de PMT était joli. Mais après cette navigation
musclée je n’ai pas envie d’aller dans l’eau, d’autant plus qu’il n’y a pas de
luminosité, le temps se
couvre de plus en plus. Les hommes veulent en profiter à fond, Thomas repart
demain alors, courageusement ils prennent leur matériel et vont
plonger.
Cela
ne dure pas longtemps, un gros grain arrive à vive
allure vers nous. Ils ont juste le temps de se mettre à l’abri sur le bateau,
du coup la pluie les rince de leur sel.
Thomas
n’a pas de chance,
nous avions eu un temps magnifique depuis plusieurs semaines et il faut qu’il fasse mauvais
pendant son court séjour !
Lundi
1 avril
Nous
raccompagnons Tom à l’aéroport, malgré un temps défavorable je pense
qu’il a passé un bon moment avec
nous.
Le
soleil est revenu, le mauvais temps est parti dans les bagages de Thomas.
Sur
la plage de Trellis Bay, nous découvrons une
exposition d’objets divers en métal dont des
personnages levant les bras au ciel.
Nous
pouvons nous connecter au bar de la plage et acheter du pain dans la petite supérette.
Mardi
2 Avril
Belle
navigation vers Anegada.
L’approche du
mouillage de Setting Point est bien balisée.
C’est la première fois que nous
venons sur cette île, nous sommes
extrêmement vigilants
aux nombreux écueils.
Cela
ressemble beaucoup à Barbuda en plus
plat et la mer est de la même couleur que
celle de l’entrée de Jolly Harbour à Antigua.
Nous
arrivons un peu tard, les places sur bouées
sont toutes prises mais nous trouvons facilement où accrocher notre
ancre.
Nous
faisons une reconnaissance dans l’après-midi en essayant
de prendre la route qui mène à la seule bourgade « The Settlement ».
Nous
abandonnons l’idée d’aller à Settlement au bout
d’une grande
demi-heure de marche sous un soleil de plomb.
Il
n’y a rien à voir, un « no man’s land », pas un endroit
avec de l’ombre, et je n’ai pas prévu de quoi nous
abreuver.
Retour
sur le rivage en nous arrêtant dans une
boutique où l’on loue des
scooters.
Le
prix n’est pas donné : 35 dollars la
demi-journée, plus six
pourcent de taxes.
Les
tarifs des boissons aussi sont salés : une
demi-bouteille d’eau gazeuse pour 3
dollars !
Mercredi
3 avril
Le
mouillage se vide, d’une trentaine de
bateau la veille nous ne sommes plus qu’une
dizaine.
Nous
assistons à l’échouage d’un voilier qui est
passé un peu trop près du bord,
heureusement pour lui une solidarité se
lève et des annexes
viennent le tirer de ce mauvais pas.
Nous
partons à 11h30 pour prendre
notre scooter, nous louons cet engin de 12h à 17h30,
mais le seul pompiste ferme à 16h30 et il faut
faire le plein avant de rendre notre engin, donc, en fait, notre temps de
location est grevé d’une heure, ils sont
malins ces anglais !
Première destination The
Settlement, le seul village de l’île,
nous avons bien fait hier de faire demi-tour, il est vraiment trop loin à pied !
Que
dire de cette soit disant capitale, rien, absolument rien à voir.
Nous
prenons la direction de la plus belle plage, Loblolly Beach. Après quelques hésitations sur la
direction à prendre, certaines
routes étant coupées pour réfection, nous atterrissons
devant cette magnifique plage qui fait le bonheur des plongeurs.
Le
reef est assez loin du rivage, un courant faible nous emporte vers lui, je suis
déçue, cela ne vaut
pas les merveilles que nous avons vu sur The Indians. Ce n’est pas l’avis de Denis qui
trouve le snorkeling intéressant dans les
vallées sablonneuses qui
s’étendent entre les récifs.
Un
énorme poisson nous
guette, mais avant que je puisse l’identifier,
une peur bleue m’envahit. Les
formes, les couleurs et les distances sont différentes sous l’eau. Tant que l’on n’a pas identifié clairement le
poisson, on est sur de rien ! Mais ce n’est pas un requin,
c’est un tarpon.
Malgré tout, je n’ai plus trop envie
de nager, à contrecœur Denis me suis
vers le rivage.
Nous
reprenons notre chemin vers la plage de Jack Bay. Un complexe hôtelier est en
construction, cela sera certainement mignon une fois terminé. Nous rechaussons
notre matériel de PMT pour
une plongée, encore une fois
assez décevante. Il n’y a pas beaucoup de
poissons dans ce décor. Pourtant Denis
trouve l’endroit intéressant pour un
snorkeling. Il dit qu’il est rare de
rencontrer de si gros poissons.
Nous
essayons d’aller sur la côte nord avec le
scooter vers Crow Wreck Bay mais les routes sont impraticables. Nous retournons
vers le sud et repassons devant notre mouillage à Setting Point et faisons un arrêt sur la plage de
Pomato. Le mouillage de Pomato à l’air tranquille mais
il n’y a pas de ponton
pour les annexes, par contre la plage est d’une
grande beauté et pratiquement déserte.
Nous
continuons vers l’ouest pour arriver
dans une impasse, une propriété privée où trois maisons ont été construites un peu
trop près du bord et l’une d’entre elle s’est effondrée.
Retour
vers Setting Point. Le carburant ne nous coute pas cher, nous n’avons pratiquement
rien utilisé. Nous nous
demandons s’il ne vaut pas
mieux utiliser les taxis collectifs pour aller sur les sites de snorkeling vu
les prix de locations des scooters.
Le
mouillage s’est à nouveau rempli
pendant notre absence.
Sur
Setting Point on peut trouver aussi un internet café et une minuscule
supérette.
Jeudi
4 avril.
Magnifique
navigation vers Virgin Gorda, nous allons rester sur Gorda Sound en attendant
une météo favorable pour
notre descente vers la Guadeloupe et aussi faire notre clearance de sortie à Gun Creek.
Nous
pensions pouvoir partir rapidement, mais la météo
est capricieuse et notre vent si attendu de nord-est disparait des cartes. Il
nous faut attendre lundi pour partir avec du vent est-nord-est qui devrait
permettre de faire le trajet sur un seul bord au près serré jusqu’en Guadeloupe en
nous arrêtant s’il le faut à Nevis.
Notre
attente n’est pas si désagréable, le site est
toujours aussi magnifique, nous partageons notre temps entre les aller retour
au « Pub » pour nous connecter
et déguster leurs si délicieux hamburgers.
En soirée nous passons au
Saba Bar pour assister au nourrissage des tarpons qui vivent devant le ponton
et admirer le coucher de soleil.
Lundi
8 avril
Départ à 15h15. Longue, très longue navigation
entre Virgin Gorda et Nevis. La première
partie du parcours se passe bien, nous sommes sur le bon cap mais au petit
matin en passant devant Saba le vent refuse. Nous essayons de faire du cap mais
Harmonie plante des pieux.
Le
bateau est malmené par la houle, il
enfourne et tape brutalement, la violence des chocs est telle que le feu de
pont se détache et tombe sur
le pont puis c’est une protection
de poulie qui explose.
Notre
cerveau n’est pas habitué à un si mauvais
traitement, nous avons la nausée et pourtant il en
faut beaucoup pour nous rendre malade !
Nous
arrivons à 16h30. Nous sommes
exténués, nous n’avons pratiquement
pas dormi.
Nous
mouillons à Nevis pour y passer
la nuit afin de nous reposer.
Je
m’effondre à peine le soleil
couché.
Mercredi
10 avril
Joyeux
anniversaire Denis, une longue navigation nous attend pour rejoindre Deshaies.
Mêmes conditions que
la veille! Le vent nous permet tout de même
de faire une route quasi directe sans tirer de bords.
Malgré notre bonne nuit de
repos, nos corps se souviennent des maltraitances de la veille. Harmonie gite
parfois très fort sous les
rafales entre les îles, les vagues qui
passent par-dessus le bateau laissent du sel qui recouvre tout et nous avec.
Notre
cap nous amène un peu en
dessous de Deshaies, au mouillage de Malendure à la tombée de la nuit. Nous
n’iront pas à Deshaies, c’est très bien comme cela.
Jeudi
11avril
Nous
aurions aimé faire une petite
plongée à l'Ilet Pigeon en
face de la pointe Malendure mais le temps ne nous invite pas à nous mettre à l'eau.
Alors
départ pour les
Saintes.
La
navigation est beaucoup plus agréable,
le vent et la mer se sont calmé un petit peu sous
le vent de la Guadeloupe. Nous arrivons au Pain de Sucre en début d'après midi.
Repos,
repos! En fin de journée le voilier Star
Clippers qui promène de nombreux
touristes dans les Antilles passe devant le mouillage, toutes voiles dehors. La
lumière toute particulière de fin de jour
lui donne une allure majestueuse.
Vendredi
12 avril
Que
décidons-nous? Nous
restons ici ou nous allons à la marina du Bas du
Fort?
J'avoue
franchement que j'ai hâte d'avoir un peu
plus de confort, eau, électricité.
Le
temps ne se prête pas à la baignade, malgré mes copains
dauphins qui me font l'honneur de leur passage, je ne suis pas attirée par la mer. Les
sites de snorkeling étaient tellement
beaux aux BVI que nous faisons la fine bouche ici.
Finalement
nous décidons de rejoindre
la Guadeloupe pour rencontrer notre installateur d'éolienne avant la
fermeture du week-end.
Cette
fois c'est un plaisir de naviguer! Petite traversée sur un seul bord, nous retirons les
deux ris de la grand voile.
Nous
mettons même nos lignes à l'eau, mais les
poissons nous boudent.
Nous
trouvons une place au ponton visiteur de la marina en début du quai, là où les émanations des égouts empestent.
Pas de chance.
Dame
Oui est là sur le même ponton.
Nous
constatons une différence de température par rapport
au nord des Antilles, quelques degrés
se sont ajoutés au thermomètre.
Ici
la bâche est nécessaire et je m’empresse d'occulter
les hublots.
Enfin
le confort malgré la puanteur du
lieu.
Denis
prend rendez vous avec l'électricien, il
viendra lundi pour nous réinstaller le boîtier électronique de l'éolienne. Il trouve également l'ampoule
de rechange pour le feu de pont et je le monte au mât pour refaire les
cosses de branchement de l’ampoule et la réinstaller. Travail
de haute voltige, pas facile de travailler avec minutie en hauteur avec une
main pour bricoler et l’autre pour se tenir
en l’air.
L'équipage de Dame Oui
avec une nouvelle équipière, Claudie, passe
nous raconter leurs aventures depuis notre séparation
aux îles vierges.
Samedi
13 avril
Dame
Oui part pour Marie Galante, nous les retrouverons certainement sur la
Dominique ou en Martinique.
Nettoyage
du bateau, le réfrigérateur a besoin
d'un bon tri et d'un bon coup de propre!
Ensuite,
lessive et rinçage d'Harmonie à l'eau douce.
Yolande nous apporte la carte bleue que Denis a fait expédier chez elle et
nous invite pour le lendemain!
Dimanche
14 avril :
Dominique
vient nous chercher en fin de matinée,
je me réjouis de passer une
journée dans une maison.
La mienne commence à me manquer. Il y a
là, les deux enfants
de Yolande, Florence et Marc ainsi que ses deux petits enfants, Gaby et Arthur.
Baignade,
barbecue et ensuite petite balade vers la plage pour aller regarder Marc faire
du Kite.
Lundi
15 avril :
Le
technicien arrive comme prévu en fin de matinée pour remonter le
boitier électronique de l’éolienne. Tout
fonctionne mon capitaine !
Je
me fâche en petit peu en
constatant que la garantie ne repart pas de zéro et que notre problème de voyant n’est pas réparer.
Nous
quittons rapidement la marina et ses senteurs si délicates pour faire
des essais de notre source d’énergie, au
mouillage. Nous n’avons pas de
chance, il n’y a pas de vent
alors le doute s’installe dans nos
esprits. Les éoliennes des autres
bateaux derrière nous tournent et
pas la notre !
Nous
allons faire un petit coucou à nos amis Odile et
Patrick de Baïla qui se sont
gentiment occupés de mes lunettes.
Mardi
16 avril :
Le
vent est monté au petit matin et c’est avec une grande
satisfaction que nous voyons les palles de l’éolienne
tourner.
Direction
les Saintes où Dame Oui doit nous
rejoindre.
Nous
faisons tout le trajet au moteur, une vraie galère !
Nous
trouvons une bouée de disponible, c’est assez rare sur
ce mouillage. Il y a toujours du monde au Saintes.
Mercredi
17 avril :
J’ai Annette au téléphone, ils arrivent
dans l’après midi, je les
invite donc sur Harmonie pour mon repas d’anniversaire.
Cela
permet de faire plus ample connaissance avec leur équipière, Claudie.
Très bonne soirée qui se termine
vers minuit.
Le
temps est de plus en plus couvert, la houle monte. Le mouillage devient
vraiment inconfortable.
Nous
passons encore trois jours dans des conditions difficiles, je n’arrive pas à dormir, le vent
fait danser Harmonie, les rafales et la houle nous bousculent, comme dit
Annette, on se croirait dans une machine à laver
en mode essorage.
Nous
arrivons quand même entre deux
grains à nous balader jusqu’à la plage de
Pompierre et jusqu’au Fort Napoléon pour certains d’entre nous.
Des
travaux de réaménagement de la
plage sont en cours, cela fait de l’animation
pour les riverains.
Nous
découvrons qu’aux Saintes le tri
des ordures est efficace, ils font même
du compactage.
Didier
de Stereden Mor est là également. Il a eu
pas mal d’ennuis sur son
bateau. Nous ne le voyons guère, il est
tellement fatigué de ses navigations
qu’il reste à se reposer sur son
bateau.
Dimanche
21 avril :
Dame
Oui retourne sur Pointe à Pitre, ses
batteries moteur l’ont lâché, il ne peut pas
continuer vers le sud sans énergie.
Nous
décidons de quitter
aussi ce mouillage chaotique pour nous refugier sur l’îlet Cabrit. Pas de
chance toutes les bouées sont prises, le
Pain de sucre nous parait aussi rouleur qu’au
Bourg alors nous décidons d’aller vers la
Dominique.
Nous
nous dépêchons de nous
mettre en configuration de navigation
lorsque nous nous apercevons que l’annexe
avec le moteur ne sont pas remontés.
Nous
devons nous arrêter pour arrimer le
tout, alors le mouillage de Terre de Bas nous semble tout à fait adéquat.
Cela
fait deux ans que nous ne sommes pas venus sur cette partie des Saintes, nous
allons faire une belle ballade jusqu’à la
table d’orientation où nous avons une vue
imprenable sur toute la baie des Saintes. Il y a de quoi faire sur cette petite
île, quatre sentiers
de randonnée sont fléchés. Nous nous
promettons de venir les faire une autre fois.
Nous
terminons notre ballade par un petit détour
vers le port. Celui-ci est réservé aux pêcheurs et aux
navettes.
Cela
a changé un peu, un nouveau
propriétaire de bar s’est installé. « Les muriers », c’est un jeune belge
qui a repris l’affaire, très sympathique, il
compte ouvrir bientôt un snack et il
met la wifi à disposition de ses
clients.
Lundi
22 avril
Quelle
belle navigation entre les Saintes et la Dominique, vent de nord est, entre 20
et 28 nœuds de vent, un ris
dans la GV et trinquette nous emmène
rapidement chez le belge. Nous arrivons même
pour l’heure du déjeuner tellement
nous avons été rapide.
Nous
sommes toujours enchantés de ce mouillage,
le plan d’eau est calme, l’accueille
sympathique.
Marcella
et Roger mettent toutes leurs commodités
à dispositions des
plaisanciers
Eau,
poubelles, piscine, douche, internet et les langoustes !
Le
seul problème pour le moment
est le manque de place sur bouée.
Cette
fois nous avons de la chance, il n’y
pas un seul voilier alors nous pouvons prendre la meilleure bouée.
Enfin
la meilleure, il faut dire de d’habitude, il n’y en a que trois,
dont deux trop près l’une de l’autre, donc il faut
mettre un bout à terre pour éviter la collision
des bateaux.
Roger
nous informe qu’il va mettre très bientôt d’autres bouées. Les corps en béton sont déjà sur la plage, le
gouvernement leur alloue les bouées
et ils n’attendent plus que
les cordages pour tout installer.
Un
soir nous sommes obligés de réveiller le
capitaine d’un voilier pour l’avertir du risque
de collision de nos deux bateaux. Nous l’aidons
à mettre un bout au
ponton avec notre annexe.
Nous
passons 4 jours au Sunset Beach dont une à visiter
le sud de l’île avec notre guide
Moïse et l’équipage d’un autre bateau.
Malheureusement
une pluie vient perturber notre visite et nous ne pouvons faire la marche prévue autour des
lacs.
Nous
visitons Roseau, la capitale, les lacs et les chutes de Trafalgar pour finir
dans des piscines d’eau chaude et
sulfureuse.
Annette
et Jean-Michel n’ont pas voulu nous
rejoindre faute de place au mouillage, ils font quant à eux la visite de l’île vers le nord.
Vendredi
26 avril
Nous
partons à 7h30 de la
Dominique pour aller à St Pierre en
Martinique. Dame oui a lui aussi quitté sont
mouillage de Portmouth pour aller dans la même
direction.
Nous
naviguons ensemble à vue.
Nous
avons des problèmes avec le pilote
automatique. Il répond à nos commandes mais
ne garde pas le cap. Encore un souci majeure !
Depuis
quelques temps nous entendons sur la VHF les discussions entres deux bateaux
dont Amanei, bien entendu, eux aussi entendent nos conversations entre Dame Oui
et nous. Amanei nous contacte pour nous dire qu’il avait eu le même problème et nous donne
quelques conseils.
Samedi
27 avril
Nous
repartons de St Pierre sans y descendre pour nous rendre à Fort de France où nous devons faire
quelques courses.


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