vendredi 24 avril 2009

Récit de Denis: le désert sud marocain

Mardi 7 avril 2009

Salaam Aleikum
Je quitte le gîte Nadia à Casablanca en milieu de matinée après un solide petit déjeuner. Edith est déjà partie depuis plusieurs heures pour prendre un avion qui la ramène vers la France. Elle compte y passer 3 semaines pour revoir sa famille et régler différents sujets personnels.

C’est donc seul que je me lance dans la découverte du sud du Maroc. Le train m’amène vers Marrakech. La première classe est relativement confortable mais il fait un peu chaud dans le compartiment. A l’arrivée je prends un hébergement dans un Riad assez quelconque. J’ai déjà visité la ville quelque jours plutôt avec Edith aussi j’évite de sillonner à nouveau les rues du souk de la Médina.
J’aimerais flâner tranquillement dans les souks mais il faut dire que ce n’est guère facile. On y est sollicité toutes les 2 minutes par des marocains qui proposent leurs services pour tout et n’importe quoi. Il est impossible utopique de s’arrêter devant une échoppe ou de déplier un plan de la médina sans être aussitôt assailli par quelqu’un qui demande : « qu’est ce que tu cherches ? Je peux te renseigner ! » Bien entendu le service est payant et si on a l’inconscience d’engager la conversation, on ne peut plus se défaire de l’importun. Même si j’explique à cet intrus que je ne suis pas intéressé par ses services, il se met à me suivre dans les rues, à me parler en soliloquant à m’expliquer des choses que j’ai déjà lues dans les guides. Après cela il réclame un salaire pour une intervention que je n’ai pas sollicitée. Le premier mot à apprendre au Maroc est « La shukran » (non merci) le deuxième est « ghali bezef » (C’est trop cher)

Mercredi 8 avril 2009

Dès le lendemain de mon arrivée je loue une Logan Daxia et je prends la route du sud. Mon idée est de rejoindre le désert pour passer le jour de mon anniversaire dans un bivouac. En sortant de Marrakech j’aperçois la haute chaîne de l’Atlas qui forme une barrière de sommets neigeux devant mon horizon. La vue est de toute beauté. Le paysage change au fur et à mesure de l’approche de la montagne. Je quitte les plaines verdoyantes pour arriver dans des régions arides. Je franchis l’Atlas par des routes en lacets qui mènent à un col situé à plus de 2000m.















La route est longue de 320kms jusqu’à Ouarzazate. J’arrive dans cette ville en milieu d’après midi et je trouve un hôtel avec piscine pour me reposer. Ouarzazate est devenue une ville dédiée au cinéma depuis le tournage du film Astérix. Il y a des écoles de cinéma, des studios et les décors imposants du film Astérix trônent à l’entrée de la ville. Il est possible de les visiter mais je ne suis pas venu ici pour cela !
Jeudi 9 avril 2009

J’ai hâte d’arriver dans le grand sud pourtant je ne reprends la route qu’en début d’après midi. Je passe la matinée au bord de la piscine de l’hôtel en somnolant sur une chaise longue. J’arrive à Zagora située à 260 Kms de Marrakech après avoir emprunté la route qui circule dans la vallée du Drâa. Cette vallée est verte, couverte de palmeraies grâce à la présence de la rivière Drâa. Dès qu’on s’éloigne d’elle la terre redevient aride et improductive.


Je trouve facilement un petit hôtel pas cher à la sortie de la ville et je finis l’après midi en me promenant à la recherche d’une excursion qui m’emmènera dans le désert.
Je négocie avec plusieurs agences de tourisme et conclue un accord pour une excursion le lendemain en 4X4 dans le désert de dunes de Chigaga pour 170€.En fin de soirée le guide qui doit m’emmener dans le désert vient me voir à l’hôtel. Il semble avoir des difficultés pour trouver un 4X4 libre pour le lendemain. Il m’indique que le 4X4 ne sera disponible qu’en début d’après midi. Je lui fais confiance mais ne verse pas d’arrhes.

Vendredi 10 avril 2009

Le lendemain j’attends mon homme jusqu’à midi mais ne le vois pas venir. Je passe à son agence et son frère me dit qu’il n sait pas où il se trouve et que le 4X4 n’est pas encore arrivé. Je pense que mon guide se cache pour ne pas avouer son échec à trouver un 4X4.Je décide de partir seul et de m’approcher du désert avec ma voiture de location. La route jusqu’à M’Hamid, dernier village avant le désert ne comporte qu’une voie et les croisements sont difficiles avec les nombreux 4X4 qui rentrent vers Zagora. Une tempête de sable se lève et balaye la route. La visibilité est réduite mais je maintiens une bonne moyenne pour parcourir les 100kms qui séparent Zagora de M’Hamid.

















J’achète une excursion avec hébergement dans le désert pour 55€. J’ai bien fait de venir par mes propres moyens jusqu’aux portes du désert. Les tarifs ici sont moins chers. Je laisse la Logan en stationnement devant un hôtel et monte dans un Toyota Land Cruiser. Nous sommes 7 personnes dans le 4X4, 5 français, un anglais et le chauffeur.

Le paysage devient totalement désertique et rocailleux. Un de mes jeunes compatriote demande à conduite le 4X4 et obtient l’accord du chauffeur Bazi. Il conduit prudemment pendant 20mn puis me passe le volant. Avec moi la conduite change, je pousse la voiture au maximum. Le chauffeur est un petit peu inquiet pour son véhicule mais il me laisse faire. Je lui dis que je possède un 4X4 en France et que je connais ce genre de machine.














Je me régale. Mon compagnon qui a pris le volant avant moi se mord les doigts de n’avoir pas osé pousser le Toy à fond comme moi. Les autres passagers se contentent d’être secoués et de se taper le crâne de temps en temps contre le plafond lorsque je saute sur les bosses de la piste.


























Nous passons par l’oasis d’Oum Lâalag pour nous rafraîchir et je repasse le volant à Bazi.Le paysage change encore et nous attaquons les dunes de Chigaga, les mêmes que celles aperçues à la télé dans le Paris Dakar. Elles sont gigantesques et magnifiques. Le campement berbère où nous devons passer la nuit est installé derrière une de ces dunes. Il est constitué d’une grande tente berbère confortable, aménagée avec des sofas, des coussins et des tapis au sol. Cette tente sert de lieu de détente et de restauration. Les logements installés aux alentours se trouvent dans de petits abris en terre recouverts de bambous et dotés de paillasses pour dormir. Notre chauffeur-guide nous propose en arrivant un whisky berbère. Il s’agit bien entendu d’un thé à la menthe brûlant. C’est la plaisanterie favorite des marocains vis-à-vis des étrangers.







































Nous grimpons ensuite sur les dunes avoisinantes pour jouir du paysage. Deux 4X4 s’amusent au loin à manœuvrer dans le sable. Ce sont deux points minuscules qui labourent les flancs de dunes immenses et hautes. Les 4X4 progressent dans leur ascension verticale pour franchir les crêtes et s’arrêtent quelquefois bloqués par la pente. Ils reculent alors et trouvent ensuite un passage un petit peu plus loin pour sortir de la cuvette formée par plusieurs dunes. J’envie les chauffeurs manoeuvrant ces gros jouets.
























La fin de l’après midi approche. Nous admirons le coucher du soleil. Le vent lève le sable le long des crêtes de dunes. Il nous pique les yeux. Le soleil disparaît à l’horizon en orangeant la couleur du ciel et nous rejoignons la tente pour dîner. Je fête mon anniversaire à la vodka. Un de mes compagnons de voyage en a apporté une bouteille. Au Maroc, il faut penser apporter de l’alcool avec soi. On n’est jamais certain d’en trouver dans les restaurants et encore moins dans le désert.













Bazi, la vodka aidant, nous raconte avec malignité quelques histoires berbères puis la pleine lune se lève sur le campement et nous sortons pour l’admirer. La nuit est de toute beauté, les dunes éclairées forment un horizon de vagues de sable à 360°. Je ressens les mêmes impressions qu’en mer au milieu de l’océan, isolé du monde. J’ai 60 ans aujourd’hui mais j’ai l’impression d’en avoir moitié moins.

Samedi 11 avril 2009

Après une nuit tranquille passée dans mon abri je me réveille en pleine forme. La nuit n’a pas été froide contrairement à ce qu’on m’avait indiqué.La journée dans le désert quant à elle n’est pas suffocante. La chaleur est supportable, elle est sèche et ne fait pas transpirer. Nous retournons à M’Hamid par un chemin différent de l’aller en en franchissant de nombreuses dunes sur lesquelles le 4X4 roule sans heurts. Je suis tellement enchanté de ce séjour dans le désert que je décide d’en organiser une deuxième dans le désert de Merzouga qui se trouve à 350kms de M’Hamid.
Alex, le compagnon anglais de l’expédition dans le désert de Chigaga m’accompagne une partie de la journée. Il remonte vers Fès en voyageant en stop et en bus. J’ai du mal à discuter avec lui, il mâchouille trop son anglais et j’ai des difficultés à le comprendre. Il me rappelle mes jeunes années quand je voyageais en stop pour passer mes vacances en Hollande où en Espagne. Je le laisse à Rassani pour qu’il prenne un bus vers Erfoud.Quant à moi, je m’arrête dans un hôtel 4 étoiles marocaines, le Kasbah Asmaa à Rassani pour profiter d’une bonne et longue douche chaude. Avant de dîner je fais un petit tour dans la ville pour la visiter rapidement et trouver une connexion Internet, le lien indispensable vers les amis, les nouvelles des proches et du monde, les suivis bancaires.











Dimanche 12 avril 2009

Je profite de la piscine de l’hôtel toute la matinée pour bronzer. En m’approchant de ma Logan pour reprendre la route vers Merzouga, je lui trouve un air changé, plus pimpant ! Le portier de l’hôtel me l’a lavée sans rien me dire ! Mais il attend une récompense bien entendu. Je sors 30DH de ma poche (3 €) Cela fera l’affaire. Bslama mon ami (good bye)
Arrivé à Merzouga je trouve une expédition dans le désert en dromadaire avec repas et bivouac pour 40€ (après une négociation serrée et après avoir fait semblant de partir sans accepter la proposition exceptionnelle qu’on me faisait à titre d’ami)
Je crois que c’est la première fois que je monte sur un dromadaire. Il n’a qu’une bosse comme Quasimodo. C’est le chameau qui en a deux, comme p….Monter sur un dromadaire est rigolo. Pendant 5mn. Après on regrette de n’avoir pas pris l’alternative 4X4.












Notre caravane de 3 dromadaires – 2 touristes françaises m’accompagnent dans cette expédition - s’ébranle dans les dunes de Merzouga tirée par Mohammed un bédouin qui marche à pieds devant nous. Monter sur un dromadaire est facile, cela se fait quand il est couché les pattes repliées sous son corps. Ensuite il se lève en se mettant d’abord debout sur ses pattes avant.












Là il faut se retenir fermement au guidon pour ne pas tomber en arrière. Puis il se redresse sur ses pattes arrières et on à l’impression qu’on va tomber en avant sur sa tête. En effet cet animal préhistorique à la tête plus bas que la bosse. Quand il est debout on se sent loin du sol et on se cramponne au volant. La bête avance ensuite et c’est deux heures de tangage et de roulis qui nous attendent avant d’arriver au bivouac.












Dans le désert de Merzouga les tentes berbères sont rustiques. Elles sont basses et constituées de grosses toiles posées sur des piquets. Quelques vieux tapis jonchent le sol. Les lits sont de simples paillasses. Le sable entre partout. Je ne râle pas, c’est le désert, je l’ai voulu !
























La dune qui surplombe le bivouac est particulièrement haute. Je renonce à grimper jusqu'à son sommet. Depuis la mi pente j’observe le paysage environnant. Le silence du désert est perturbé par le bruit d’un quad qui gravit les dunes. Le bruit des moteurs de 4X4 est tout à fait supportable mais celui des quads est vraiment perturbant.
La nuit tombant je regagne ma tente. Le silence se fait, les moteurs s’arrêtent. Seuls quelques dromadaires rotent et blatèrent pendant que je déblatère avec mes voisines de caravane en attendant le repas, une tagine de légume et viande, préparée et servie par Mohammed.
Je me couche ensuite sur une paillasse dans un sac de couchage pas très net d’aspect ni d’odeur. Je demande à mon guide si ses dromadaires dorment parfois dedans. Il ne comprend pas ma question. Tant pis !
La nuit est froide mais la magie du désert joue cependant. Je me sens comme au pied de la dune du Pyla !

Lundi 13 avril 2009

Le bivouac se lève en même temps que le soleil. Je suis un petit peu bousculé dans mes habitudes ! Les caravanes de dromadaires reprennent leur marche vers la ville de Merzouga.
Roulis et tangage, cela ne me change pas de mon bateau Harmonie. C’est pour cela que les dromadaires sont appelés les vaisseaux du désert.
Je suis heureux d’arriver devant l’hôtel où j’ai laissé la Logan. Mes fesses commencent à être douloureuses. Les sièges de la Logan me semblent tout à coup très confortables. Je reprends la route peu avant midi pour atteindre les gorges du Totra situés à 150 Kms de Merzouga. Elles sont impressionnantes. Une petite rivière a serpente entre les parois élevées d’un défilé.












 











Quelques boutiques sont installées en plein air. Je tente l’achat d’un chache de 2,5m (foulard berbère qu’on enroule sur la tête) à moins de 40DH mais le vendeur ne cède pas. Il est au taquet de sa marge qui est de 10DH. Tant pis, l’affaire sera pour un autre. Mekech mouchkin (pas de problèmes)
En fin d’après midi je trouve un hôtel confortable à Dadès pour y passer la nuit. Le dîner est copieux mais le choix des vins est limité. Il n’y a pas de carte des vins. Le patron musulman, très croyant, l’interdit. Il tolère tout de même que ses serveurs prennent le risque vis à vis de la colère de dieu de vendre quelques bouteilles aux clients européens ! Paradoxe du Maroc. Dans les restaurant marocains on peut apporter sa bouteille de vin à condition souvent de ne pas la laisser exposée sur la table ; on la pose par terre. Il est très difficile d’acheter du vin dans les magasins alimentaires et les supérettes. On en trouve dans les grandes surfaces des grandes villes. Au sud de Marrakech on risque la disette !














Mardi 14 avril 2009
Je commence la journée au bord de la piscine. Au bord mais pas dedans. Il fait très beau mais l’eau est froide. Dadès est située en hauteur et le soleil ne réchauffe pas suffisamment l’eau. L’air est bon, autour de 25°. C’est la bonne époque pour venir au Maroc.
Je reprends la route pour visiter les gorges de Dadès. Le paysage est somptueux. La route en lacets passe au fond de défilés profonds pour regrimper ensuite sur le plateau. Je ne me lasse pas de rouler dans ce paysage. Je visite la vallée des roses à la suite. Je ne vois pas de roses mais la route est belle. Tout est désertique sauf le fond de la vallée qui est verdoyant de chaque coté de la rivière. C’est ici que sont cultivées les tonnes de roses qui servent à la production d’eau de rose et de différents parfums.
J’arrive en fin de soirée à Ouarzazate. Je séjourne à L’hôtel Ibis où je retrouve le vrai confort des hôtels européens. Il y a des petits détails qui font la différence : la tuyauterie, les cuvettes de WC, les robinets sont en bon état et bien conçus.

Mercredi 15 avril 2009
La grève des camionneurs qui paralyse le Maroc depuis plusieurs jours commence à me gêner. Le gouvernement a augmenté considérablement les pénalités pour eux en cas d’accident corporel et ils gagnent peu. Quant à moi je n’ai plus d’essence pour poursuivre mon périple et les stations services ne sont plus ravitaillées. Je passe donc la matinée à l’hôtel Ibis au bord de la piscine. C’est un lieu agréable pour attendre la fin d’une grève. Je change d’hôtel à midi pour en trouver un autre moins cher avec une piscine tout de même afin d’y passer l’après midi. En fin de journée l’information circule que la grève est en train de s’achever. Je vais faire un tour sur la place principale de Ouarzazate et rencontre un agent de police qui me donne des nouvelles de la situation. Le gouvernement marocain a cédé. Les pompes de Ouarzazate vont être ravitaillées en fin de soirée. Je décide de faire la queue à 23h à une station service à la sortie de la ville. L’ambiance est chaude. Quelques marocains se bousculent mais j’obtiens mon plein après 30mn d’attente. Je vais pouvoir reprendre la route demain.

Jeudi 16 avril 2009

Je quitte Ouarzazate en même temps que le sud marocain pour retrouver les paysages vallonnés de l’Anti Atlas. Je me dirige vers l’ouest, vers la mer. Je passe dans Taroudannt, une belle ville avec des remparts comme ceux de Fès et Marrakech. Je passe ensuite rapidement à Agadir. Le vent s’est levé et balaye violemment la ville moderne du bord de mer. Je ne me plais pas au milieu des grands hôtels peuplés d’européens qui viennent passer une petite semaine au soleil sans rien faire. Je décide de ne pas y rester et de longer la côte en direction d’Essaouira située à 200kms. En chemin je me fais arrêter par deux policiers qui mettent sous mon nez un radar à main indiquant 93km/h. La vitesse est limitée à 80 dans cette zone, me dit l’un deux. Il ajoute « Papiers s’il vous plait » Après un coup d’œil rapide aux papiers il en vient au cœur du sujet : « Cela fait 400 DH (40€) d’amende et je vous donnerai un reçu». Je ne finasse pas je propose 200DH sans reçu. Il s’éloigne vers son collègue resté derrière le véhicule. Je les vois dans mon rétroviseur rigoler tous les deux car ils ont gagné leur journée. Je sors deux billets de 100DH, ils me rendent mes papiers et je reprends la route d’Essaouira en accélérant. J’y arrive tard. L’hôtel Miramar me tend les bras. Je vais y passer un jour ou deux à n’y rien faire moi aussi pour me reposer de mon séjour dans le sud marocain. Essaouira est une jolie ville construite par les portugais au XVIIIème siècle. Le style des maisons et des remparts est différent de celui des autres villes marocaines. Essaouira est plus coquette.


Vendredi 17 avril 2009
Anniversaire d’Edith. Je lui passe un coup de fil tendre. Elle a reçu mes fleurs. Elle me manque. Ma journée se déroule sur la plage face à l’hôtel en écoutant mon Ipod. Je commence à bronzer à force de m’exposer au bord des piscines.

Samedi 18 avril 2009













A nouveau journée bronzage sur la plage dans une chaise longue confortable. La mer est froide. J’entre dans l’eau jusqu’à mi cuisse et fait demi tour.
En fin de journée je me ballade dans la ville. Essaouira accueille un festival de musique classique : Le printemps des alizés. 4 chanteurs classiques, 2 hommes et 2 femmes se produisent accompagnés d’une centaine de choristes et de presque autant de musiciens. Ils viennent de France. Ma faible culture en musique classique ne me permet pas de reconnaître les oeuvres jouées mais cela donne une impression de puissance énorme. Pourtant je préfère les pièces plus subtiles de Chopin ou Mozart.

Dimanche 19 avril 2009

Je décide de rester une journée de plus à ne rien faire à Essaouira. Mon bronzage est maintenant top !

















Lundi 20 avril 2009

Après le déjeuner copieux de l’hôtel Miramar je reprends la route de Marrakech avec ma vaillante Logan Dexia ! J’entre dans Marrakech sur les coups de midi. C’est une façon de parler, ici il n’y a pas de cloches dans les minarets.
Mon voyage dans le sud touche à sa fin. Je prends une chambre dans le superbe hôtel Atlas Asni situé sur l’avenue Mohammed V et rend la voiture de location. La piscine de l’hôtel et son environnement sont de toute beauté. J’y passe l’après midi.

Mardi 21 avril 2009

Je ne me lasse pas de la piscine de l’hôtel et de son environnement. J’y passe la matinée et le début d’après midi avant de prendre le train qui me ramène à Rabat. Je retrouve Harmonie couvert de saleté mais en bon état. Je suis enchanté de mon voyage dans le sud marocain. Un seul regret, j’aurais aimé avoir Edith à mes cotés.

lundi 20 avril 2009

Et le rêve continue 7

31 Mars




Nous sommes allés fêter le départ de nos amis hollandais hier soir, ils nous ont invités à diner sur leur bateau et ensuite nous avons fait un petit tour sur la marina pour déguster une glace.



Ils sont adorables et malgré le handicap de la langue, nous avons fortement sympathisés et leur départ me chagrine un peu.
Les vents sont favorables pour une navigation vers Gibraltar, ils ont raison, on ne sait pas de quoi sera fait demain.
Je ne lève de très bonne heure, je sais qu’ils partent très tôt ce matin, je ne veux pas manquer leur départ, et leur dire adieu une dernière fois.
C’est dur de penser que nous ne nous reverrons sans doute jamais, comme dit Denis les amitiés en mer sont éphémères. Rares sont les amis que l’on conserve, la vie est ainsi faite, chacun emprunte un chemin différent, mais si l’on se retrouve au hasard d’une escale, c’est la fête assurée !


Je les serre une dernière fois, un petit coup de main pour désamarrer Aventure et un grand signe de la main. Aventure s’éloigne doucement sous le soleil levant.




Deux Avril : Marrakech

Quatre heures trente de train pour aller à Marrakech, ville connue du monde entier pour son tourisme.

Nous n’échappons pas à cet attrait. J’ai réservé un Riad dans la médina, quelle déception par rapport à Fès. Rapport qualité prix, aucune comparaison !
Patrick, le patron est sympathique, il nous explique comment nous rendre dans différents points touristiques de la ville.
J’avoue que je ne me sens pas très à l’aise dans cette médina, les rues sont bondées, les scooters et vélos se croisent sans arrêt nous obligeant à longer les murs.

Ce trafic dans ces minuscules ruelles provoque une pollution dense. Je n’arrive pas à respirer correctement, je me sens oppressée. Les chemins du souk ne sont pas indiqués comme à Fès mais nous trouvons quand même la place Jamaa El Fna.

Typique, elle est noire de monde, les stands se montent en quelques minutes, surtout les restaurants ambulants avec leurs étalages de victuailles de toute sorte.

Denis s’offre le luxe de poser avec un charmeur de serpent, le cobra me donne des frissons dans le dos, je n’ose pas trop m’approcher.


Nous n’échappons pas au traditionnel tour en calèche, cela nous évite de longues marches, nous permet de voir la ville en dehors des remparts et donne à nos poumons un répit.

Nous apercevons, au loin, la chaîne des montagnes du Grand Atlas, magnifique !


Selon les conseils de Patrick, nous visitons lejardin Majorelle rénové par Yves Saint Laurent et son compagnon Pierre Bergé, moment de paix et de silence.











Seul cet endroit restera dans mes souvenirs.


Nous retournons vers notre marina assez déçus de Marrakech, trop polluée, trop bruyante.

Dimanche 5 Avril : la scoumoune

Dernier petit tour dans Rabat avant mon retour sur la France, l’employé de la marina nous emmène en zodiac jusqu’au ponton des pêcheurs pour nous éviter un trop long détour par le pont s’éparant Salè de Rabat.
Après un long chemin pour trouver un magasin, nous repassons par le souk. Grand mal nous en pris !
C’est l’heure de pointe dans la médina, nous jouons des coudes pour nous frayer un chemin. Au bout d’un moment, je m’aperçois qu’on a ouvert mon sac à dos pour me prendre mon paquet de cigarette. Puis quelques minutes plus tard, après avoir acheté un fromage, Denis me regarde paniqué !
« On vient de me piquer mon portefeuille ! » me cri il.
Affolés nous courons dans tous les sens, peine perdue ! Dans une foule aussi dense, il est facile pour un pickpocket de s’évaporer.
Nous nous rendons à l’évidence, nous ne retrouverons jamais notre voleur !
Mille huit cent dirhams, la carte bleue, la carte d’identité, le permis de conduire, la poisse !
Opposition cartes, déclaration de vol, dépôt de plainte, les démarches obligatoires pour un ressortissant étranger, occupent Denis tout le reste de la journée.
La question se pose, comment faire pour rester au Maroc sans moi et sans moyen de paiement.
J’ai une solution, j’ai deux cartes bleues, j’en donne une à Denis pour qu’il puisse subvenir à ses besoins en mon absence.

Il part pour une visite du grand sud marocain et moi pour quelques semaines en Bretagne.