vendredi 28 novembre 2008

J'avais un rêve... 8ème partie Retour à Mogan Gran Canaria

Retour vers Mogan Gran Canaria

Tout le monde s’active sur Harmonie, le bateau est fin prêt, nous partons pour une longue journée.
C’est une première pour Nat, elle n’est jamais allée aussi loin en mer. Elle est arrivée sur les Canaries avec une intoxication alimentaire et elle est encore nauséeuse.
Le bateau prend rapidement de la vitesse car le vent s’est levé. Denis lance le solent dans un premier temps et rapidement l’affale pour le remplacer par la trinquette. Harmonie glisse sous le vent, il prend un gîte assez inconfortable pour nos jeunes recrues!
Nathalie veut lire un peu, je lui déconseille.













Le résultat ne se fait pas attendre, un sérieux mal de mer la prend, je l’installe dans le lit antiroulis. Le sommeil est salvateur.

Stéphane quant à lui résiste bien sur le pont, mais le gîte finit par le chambouler aussi.








A cinq sur le bateau, les places se font rares pour un repos. Denis et moi laissons donc nos invités se reposer et gardons l’œil sur la mer.

A mi-chemin, c’est le calme plat, nous devons remettre le moteur si nous voulons arriver avant la nuit à Mogan.













Stéphane, en bon pêcheur breton, lance les lignes, mais on dirait qu’il n’y a plus un seul poisson dans l’océan. Une demie heure avant le coucher du soleil, c’est chose faite, il y a de une place pour nous dans le port.




Nat, Charles et Steph sont émerveillés par ce port si fleuri.







Les repas sur un voilier en cours de navigation sont frugales, aussi nous nous précipitons vers un restaurant afin de rassasier nos estomacs affamés.
Les jours suivants passent à une vitesse grand V, la pêche en PMT, la plage, les boutiques les petits repas, soit en cabine soit au resto, nous passons tous ensemble des moments inoubliables.






Nous partons une journée entière sur Puerto Rico, au mouillage pour le fun et la pêche.









Nous découvrons une habitation dans la roche, avec pour tout habitant, un homme vivant nu en pleine nature. Nous nous demandons comment il fait pour ses besoins journaliers en eau, car il est vraiment sur la falaise. Une autre maison à même la roche, est juste protégée par des toiles protégeant l’entrée.












La pêche n’est pas terrible, mais les hommes s’amusent beaucoup, nous rentrons sur Mogan avec des images magnifiques de cette excellente journée.


Le lendemain nos partons à 5 dans une 306 pour la visite de l’île, Denis et moi l’avons déjà parcouru avec Christian et Martine, mais c’est avec plaisir que nous la revisitons mais cette fois dans l’autre sens.













Les paysages du côté Ouest sont complètement différents et nous coupent le souffle. Des falaises gigantesques bordent cette côte.
Nous rencontrons des marchands ambulants sur le bord des routes et nous prenons plaisir à marchander.
Les couleurs des roches nous émerveillent, nous ne les avions pas vues sous cet angle lors de notre premier passage.











Des petites haltes sur des points de vue et dans des villages tels que Agaete ou nous ne verrons jamais le « « Dedo de Dios ou le doigt de dieu »car il s’est effondré!
Nous nous arrêtons pour déjeuner, chez Yolanda.
La serveuse me reconnait et me dit que j’ai bonne mine! Incroyable!

Nous reprenons de ce gigot que nous avions tant apprécier la dernière fois.
On a beau dire, les deuxième fois ne sont pas les mêmes!
Pour digérer ce gros repas il nous faut marcher pour éliminer!
Nous avions tellement aimé l’ascension de Roque Nublo que nous voulons faire profiter ce cette vue à nos invités.
Les jeunes partent en tête en se moquant de moi qui ménage ma monture, mais je retrouve mon Stéphane assis, soufflant comme un bœuf quelques mètres plus haut.
La montée est très pentue, le sol pas très stable mais cela vaut la peine, le paysage est toujours aussi splendide!
Tout le monde en profite malgré le crachin qui tombe.

L’après midi est bien avancé, il nous faut repartir avant la tombée de la nuit, les routes sont sinueuses, et la voiture pas très confortables pour cinq personnes.

Les jours passent trop vite, il nous faut repartir sur Ténérife pour le départ de Nat et Steph, visite rapide de cette capitale, Santa Cruz, pour nos invités.
Nous reprenons aussitôt la mer, direction Gran Canaria, ou nous comptons laisser HARMONIE pour quelques mois.
Nous passons la semaine à nettoyer, ranger avec une certaine mélancolie.
L'avion nous attend pour notre retour en france.
Au revoir Harmonie, soit sage, prend soin de toi, nous revenons bientôt. Promis!

J'avais un rêve... 7ème partie Retour à TENERIFE










Retour à Tenerife
Je comprends mieux maintenant la réticence de Denis pour aller sur El Hierro. Les vents ne sont pas du tout favorables pour aller ou partir de cette île. Nous faisons donc notre navigation de nuit, vent dans le nez. Denis commence part tirer un long bord vers le large pour avancer à la voile mais nous voyant aller trop loin vers le sud à une toute petite vitesse, il décide de mettre le moteur.
C’est rageant, avoir un si beau bateau conçut pour aller vite et se taper les 75 miles qui nous séparent de Tenerife au moteur!
Heureusement la mer est plus calme de d’habitude et nous passons la nuit sous les étoiles et la lune bienveillante.
Nous ne dormons pas beaucoup, trop de bruit!
Nous arrivons à Las Galletas vers 10 heures du matin, complètement vannés et salés. Nous nous dépêchons de remplir les réservoirs vides en eau pour une douche bienfaitrice. Le manque d’eau a été difficile pour moi, et de retrouver son confort est un moment de grande jouissance.

Il n’y a pas que nous qui sommes salés et sales, Harmonie n’a jamais été dans cet état depuis mon arrivée sur les Canaries. Une poussière ocre de El Hierro venant du Sahara s’est incrustée partout et tachée entièrement le pont.
Harmonie attendra un peu, le repos est indispensable pour recharger notre énergie.



Le mercredi 12 novembre, après une bonne nuit de sommeil, je me lève en forme pour attaquer une grande lessive, cela me prend la matinée entière.
L’après midi, je laisse Denis à ses écritures pour aller avec Charles chez le coiffeur, nous avons un sérieux besoin tous deux, d’une bonne coupe. Le soleil et le sel ont malmené mes cheveux.
Le résultat est fantastique, nous retrouvons nos têtes!
Ensuite nous décidons d’aller voir sur internet si nos amis sont en ligne, à notre retour Denis est sur le pont pour un récurage du bateau , Charles l’assiste dans cette tâche.
Cela s’avère plus ardu que prévu, cette saleté de poussière s’est incrustée profondément sur la coque, il nous faut de l huile de coude pour en venir à bout. Je viens à la rescousse et après de nombreuses heures, nous en venons à peu près à bout.
Le bateau est propre mais la couche d’anti-dérapage en a pris un coup.
SABLE NOIR DE LA PLAGE


Nous attendons dans ce petit port Nathalie et Stéphane qui doivent arriver dans la nuit de vendredi à samedi en passant notre temps entre pêche, promenade, lecture, écriture et baignade.

Charles nous cuisine même un fondant au chocolat.

C’est vers une heure du matin le samedi 15 novembre que j’entend ma sœur m’appeler du catway.
Qu’il est doux de la retrouver, nous passons quelques à discuter des nouvelles de France et de la famille.
Il n’ont qu’une semaine de vacances, nous voulons leur montrer Mogan sur Gran Canaria, alors il faut nous dépêcher car la traversée est assez longue.
La nuit est bien courte pour tout le monde mais la joie est dans les cœurs. En route pour Mogan!!!

lundi 10 novembre 2008

J'avais un rêve....6ème partie El Hierro



EL HIERRO


C’est le vendredi 7 novembre que nous levons l’ancre pour la dernière île que nous n’avons pas encore visitée « El Hierro », la plus à l’ouest des Canaries où rares sont les visiteurs du fait de sont éloignement et de son manque d’installations pour les plaisanciers.

La traversée nous déçoit encore une fois, pas un brin de vent et la houle qui devient de plus en plus forte. J’avoue que « la fille de la mer » commence a être fortement incommodée de cette mer qui ne cesse de remuer dans tous les sens. Nous avançons donc au moteur pendant tout le trajet, sept heures à ce rythme!

Vers le milieu de l’après-midi, les nuages commencent à nous recouvrir. Ayant un peu froid, je vais dans ma cabine pour me changer. Ne me méfiant pas de la houle qui s’était un peu calmée, je ne me tiens pas suffisamment aux mains courantes et une grosse vague me fait basculer un arrière, ma tête cognant violemment sur le rebord de la cabine.
Aie, aie, aie!! L’expression « voir mille chandelles » est justifiée. Je les ai vu les chandelles.

Assommée, je suis restée un long moment allongée sur le lit.
Personne n’a rien vu ni entendu. Il me faut un certain temps pour récupérer mais je ne suis pas au top de ma forme tout le reste de la journée.
Nous arrivons au port d’El Hierro vers 16 heures.
Misère! C’est le cas de le dire, juste un haut quai pour accueillir les voiliers.
Pas d’échelle pour sortir du bateau, pas d’eau, pas d’électricité, pas de commerces, enfin rien de rien!
Nous discutons avec des français en partance pour le Cap Vert. Ils ont été obligés de faire demi tour dans la nuit pour cause de panne de pilote automatique.
Ils nous apprennent qu’il existe une marina au sud de l’île, nous irons demain dès la première heure.
Un marinero nous demande de faire les formalités, Denis revient dépité. Il a réglé presque vingt euros pour une nuit, ces récriminations n’ont pas servi à grand-chose. Il faut que cela se sache! ne venez pas au « Puerto de la Estaca ». Aucun confort, pas d’appro possible!
Pas de commerce veut dire pas de pain, comme j’ai déjà tenté par deux fois d’en faire, Denis met en route le groupe électrogène et la cuisson commence.
Le résultat est cette fois probant. Le pain en accompagnant les poissons pêchés la veille est un délice! Les hommes se régalent. Le repas est agrémenté d’une petite bouteille de blanc du Menetou-Salon Morogues que Denis nous sort de « derrière les fagots ». Nous faisons son affaire à un pain entier.

Nous partons ce samedi en direction de la marina de Puerto Restinga, quelques milles nous séparent de cet endroit et nous les faisons toujours avec la houle, vent arrière de surcroît!
A notre arrivée, j’ai l’agréable surprise de voir une marina toute neuve, avec des catways et des commerces. Le marinero qui nous accueille est tout sourire, cela me réconcilie avec les espagnols qui, en général, ne sont pas chaleureux.
Je déchante un peu lorsque celui-ci nous explique qu’il n’y a pas moyen d’avoir de branchement électrique n’y d’eau. Bon! C’est toujours mieux qu’à Estaca!
Nous nous pressons de faire nos achats pour le week-end.
Lorsque je m’affaire aux fourneaux, je constate une panne de gaz au milieu de la cuisson de nos merveilleux poissons perroquets. L’opération remplacement de la bouteille est loin d’être simple. Les réserves de gaz sont dans le coffre arrière sous une tonnes de bric à brac. Il faut tout retirer avant de pouvoir brancher une bouteille neuve. C’est rageant lorsque l’on a une faim de loup comme mes hommes! L’après-midi nous partons faire une longue ballade vers la réserve de l’île. Charles ne pense pas aller trop loin et ne met pas ses chaussures. Les roches volcaniques sont assez coupantes, ses pieds souffrent, alors il nous abandonne en chemin. Nous le retrouvons plus tard dans un petit bar où il a la gentillesse de nous offrir une bière.
Nous trouvons un restaurant (La iega orga) qui nous offre la connexion internet et c’est dans cet endroit fort sympathique que nous passons notre soirée en buvant du vin pays et des calamars. Le patron est très courtois, le sourire toujours aux lèvres et j’ai presque droit au baise main à notre sortie.

Dimanche matin Charles ne tient plus en place, il voit s’installer des pêcheurs à la ligne un peu partout. L’envie de montrer ce qu’il peut faire le prend. Il enfile ma combinaison, sort le fusil et plonge.


Très peu de temps après je le vois revenir avec un beau perroquet de 280g et un magnifique sar à grandes lèvres de 430g. Il est tout excité de cette première plongé seul et repart aussitôt.
Nos voisins de ponton, des espagnols, nous interpellent en nous faisant comprendre qu’il est interdit de pêcher dans le port!



Au même moment j’entends Charles m’appeler, il demande que Denis vienne l’aider.
Je vois surgir juste à côté de lui, l’aile d’une Raie Manta .Sur le coup je ne sais pas ce que c’est , j’imagine autre chose vu son énervement et l’impression de stress que j’entends dans sa voix.
Je presse Denis , celui-ci enfile sa combi et plonge sans son fusil, après avoir hésité à le prendre. Grand bien l’en prit!
Il aide Charles qui ne sait plus quoi faire.
La Raie est allongée dans le fond, sur le dos avec la flèche plantée dans la tête mais plus attachée au fusil.
Il nous expliquera plus tard que celle-ci s’est cassée immédiatement après l’impact.
Denis plonge pour récupérer sa flèche, il faut qu’il descende au moins six mètres en apnée.
Il saisit le fil de la flèche et tire dessus, la Raie monte avec elle, puis se décroche et retombe dans les fonds.
Denis décide de laisser la bête où elle est, ils reviennent au bateau.
En même temps, un inspecteur de la réserve arrive vers moi et commence à rouspéter en espagnol, je comprends à peu prêt ce qu’il veut dire et je commence à nous excuser en lui expliquant que nous ne savions pas la législation du port.
Rien ni fait, ni Denis ni Charles n’arrivent à le calmer. Il veut le fusil! Il veut le passeport! Enfin le grand jeu! Finalement Charles lui montre sa carte d’identité en se gardant bien de la lui donner. Un autre inspecteur arrive et prend en photo du fusil. Ils n’ont pas vu les poissons que Charles à pêcher, heureusement!
Nous sommes convoqués le lendemain pour des explications, j’ai bien peur d’une amende sévère, enfin nous verrons bien. La joie d’avoir tiré un Raie est partie, surtout que Denis nous explique qu’ il ne faut pas tirer ce genre de poisson, les raies Manta sont rares et protégées. Un sentiment de culpabilité nous envahit.
Nous espérons que cette bête a pu se relever de sa blessure!

Dans l’après-midi, nous faisons une promenade vers l’autre côté de Restinga, mais nous nous enfonçons dans un no man land caillouteux et nous faisons demi tour en repassant par le centre de la ville.

Le soir Charles se propose de cuisiner sa pêche, il a pêché, il a vidé, il a nettoyé ses poissons et maintenant il va les faire cuire et les manger!!!

Je suis interpellée le lendemain matin par un marinero vers les 8 heures. Nous sommes convoqués au poste, je suppose que c’est pour l’histoire de Charles. Au même moment nos voisins humanitaires prennent le large, le marinero à beau leur crier qu’ils sont convoqués eux aussi, ils nous font des signes d’adieu an criant « CIAO!!!! ».
Leurs séjours ne leur aura pas couté un centime, c’est tant mieux pour eux, mais je me demande s’ils ne vont pas être poursuivis par la police maritime.
Je vois une vedette sortir du port à vive allure, mais soupçons seraient ils confirmés?
Les hommes partent donc à leur convocation, au bout d’un moment je vois revenir la vedette avec une grande barque de pêche amarrée sur son bâbord. Cette barque est remplie d’africains.
Nous assistons, en directe, au triste spectacle, d’un sauvetage d’immigrés clandestins. L’histoire n’est pas gaie! Nous sommes là, sur le quai, impuissant devant tant de détresse, de misère. L’émotion nous envahit. Quoi faire? Que dire? Juste assister à ce débarquement de pauvres hères presque mourants. Les secours se pressent, ils sont efficaces! Nous saurons plus tard, en lisant le journal qu’ils étaient 123 à bord. Qu’ils naviguaient depuis 20 jours, assoiffés, déshydratés, épuisés, ils erraient depuis une semaine au large sans trouver leur chemin.
Le bilan provisoire est de deux morts et quatorze dans un état critique.

Sur une photo que Denis a prise, nous constatons l’indifférence de certaines personnes. Le contraste entre la mort et la vie est stupéfiante!
Cette image ne nous quittera pas avant longtemps, nous y pensons et repensons encore.


Nous avons loué une voiture pour la journée, alors c’est en traînant le pied que nous partons pour notre excursion. A près ce que nous venons de voir, l’amusement n’ai pas au goût du jour.
Cette île est très belle, un côté aride et un côté vert. Peut être commençons nous à être trop habitués à ces paysages somptueux, ou sommes nous encore sous le choc émotionnel de ce matin? En tout cas nous n’apprécions pas à sa juste valeur les paysages que nous offre El Hierro. De plus le couperet d’une amende possible est suspendu au dessus de nos têtes, tout cela contribue au sentiment de quitter vite cette île.


La ballade est pourtant très belle, nous visitons le sanctuaire de la señora de Los Reyes, patronne de l’île, puis les falaises de El Golfo aux panoramas époustouflants et vertigineux.





Le midi nous nous arrêtons par hasard dans un petit restaurant à Frontera « El restaurante Joya Belgara » au décor intérieur fait de plantes vertes et au patron chaleureux. La paella n’est pas aussi bonne qu’il le prétend mais nous passons un grand moment dans la joie et la bonne humeur retrouvée.
La patronne nous fait rire lorsqu’elle nous dresse la table. Avant de poser les assiettes sur la table, elle souffle dedans en postillonnant, ce qui nous met dans un état d’hilarité contagieux. Denis l’imite à la perfection!!




Nous continuons notre route sur Valverde ( capitale de l’île) en essayant de prendre contact avec le loueur pour laisser la voiture ce soir au lieu de demain. Nous avons hâte de quitter El Hierro, pour toutes les raisons que je viens d’invoquer et aussi parce qu‘un coup de vent est annoncé.




La chose étant faite, nous prenons le bus qui nous ramène sur Restinga. Nous prenons la météo dans notre petit restaurant internet et c’est vers 9 heures, après avoir mis Harmonie en état de naviguer que nous prenons le large pour une nuit de navigation vers Tenerife, Las Galletas.


















































J'avais un rêve... 5ème partie Retour à la Gomera

Retour à La Gomera
Après avoir vu partir tous nos amis de ce port houleux, nous reprenons notre route vers la Gomera.J’appréhende un peu pour Charles mais contre toute attente il a le pied marin, pas de mal de mer et mieux que moi il arrive à lire pendant des heures dans la houle qui nous malmène.
Teide enneigé ,vu au large de Gran Rey
Nous ne somme pas mécontents de nous amarrer dans le port de San Sébastian, tout le monde est là, les équipages de Xara, Australe, Tana. Cela fait du bien de retrouver des visages connus.Nous passons quelques jours dans ce port en profitant pleinement de notre connexion internet.Denis initie Charles à la chasse sous marine, il faut que celui-ci trouve ses marques dans l’eau.Il arrive tout de même à pêcher un poisson, mais il n’est pas mangeable.
Le temps n’est pas terrible, le vent souffle ici aussi et c’est frigorifié que Denis et Charles remontent sur l’annexe avec une toute petite pêche.Mais le temps est venu pour tous les équipages de partir vers des horizons plus lointains et c’est avec amertume et envie que je les vois tous partir pour le Cap Vert.Il nous faut naviguer pour échapper à ce blues, Denis décide de nous emmener sur Gran Rey e mouillage.Cette fichue houle est toujours là!Nous avons mis les lignes en placent et à notre arrivée nous trouvons un malheureux petit maquereau accroché. Denis décide de réparer correctement la trinquette, c’était sans compter sur la malchance le filin se retire complétement de son fourreau et nous devons pendant plusieurs heures enfiler centimètre par centimètre un autre filin. Charles s’en ait même brulé les doigts, la nuit tombe et nous laissons là ce travail fastidieux pour ce soir, demain il fera jour!! Mercredi 5 NovembreLa nuit est très agitée, la houle que nous croyons avoir laissée sur le port de La Palma est là.C’est un peu fatiguée que je me lève, le soleil nous fait défaut une fois de plus, pourtant les prévisions météo étaient au beau fixe, la houle devait se calmer et le soleil revenir avec des températures à la hausse!!Denis et moi passons une grande partie de la matinée à recoudre la trinquette. Pas une mince affaire!! L’épaisseur des deux toiles superposées vient à bout de bon nombre d’aiguilles, l’opération s’avère longue et fastidieuse mais nous en venons à bout. Charles aide Denis à remonter la trinquette sur sa filière et le tour est joué.Nous partons découvrir Gran Rey que nous avions traversé quelques jours plus tôt.Nous longeons la grande avenue de la mer « De Conde » et nous cherchons un petit café sympathique. Charles a un petit creux et veut absolument manger des tapas, il serait bien capable de nous faire un caca nerveux dans le cas ou il n’en trouverait pas!Après nous avoir restauré, nous regagnons le bateau pour une petit plongée entre mère et fils pendant que Denis se repose.Nous ne regrettons rien, les fonds nous offrent le spectacle d’une multitude de poissons qui se laissent facilement approcher. Nous nous amusons à faire semblant de les tirer au fusil, dommage que nous ne sommes pas équipés!Sur la plage nous faisons la connaissance de Thomas, un jeune homme qui navigue seul sur un tout petit bateau. Il est sur les Canaries depuis trois mois et attend le vent pour poursuivre sa route vers le cap vert puis le Brésil. Bonne chance jeune homme et chapeau pour cette audace. Le soir, Charles prépare des œufs à la coque , le repas se déroule dans une ambiance « ZEN » , comme dit Denis, à la lueur de la lampe tempête et sur fond de Chopin ( pas la tasse de thé de Charles!). Le lendemain, les hommes partent à la chasse sous marine, Charles compte bien cette fois ci attraper quelques trophées. Il commence à maitriser le fusil et le Valsalva.Pour ma part, je ne me sens pas très bien car la nuit a été encore bien houleuse et les bruits m’ont perturbée. J’ai cherché une grande partie de la nuit la cause d’un bruit en ricochet, et excédée, je me suis levée pour traquer l’intrus. C’était tout simplement le banc de la plage arrière du bateau en position relevée qui tapait en rebonds sur le mâtereau porte instruments.La pêche fût fructueuse!! Mes hommes revenaient après une heure le sourire aux lèvres avec 12 magnifiques poissons: 11 perroquets et 1 très belle sériole.La quantité pêchée étant déjà importante, les repas assurés, il ne servait à rien de poursuivre la chasse.Pendant que je récupère de ma nuit, Denis et Charles partent explorer les falaises qui nous entourent, ils reviennent ravis d’avoir vu de si beaux paysages. Ils ont gravi, tels des cabris, les sentiers pentus et escarpés jusqu’ à ce qu’ils ne puissent plus monter. Charles n’est pas rassasié de cette journée déjà bien remplie, il veut replonger pour trouver une raie dont Thomas nous a parlé.Cette fois je suis partante et je le suis dans cette expédition! Bien entendu, « Mademoiselle la Raie » ne nous a pas attendu , et c’est sur un sar qu’il jette son dévolu, faute de mieux! A notre retour sur le bateau, il est très fier de montrer son butin à Denis. Ce n’est pas le tout de pêcher, il faut vider et nettoyer le poisson. C’est également une première pour Charles.La soirée se déroule lentement entre un repas frugal et le coucher de soleil sur Gran Rey

dimanche 26 octobre 2008

J'avais un rêve....4ème partie LA PALMA






C’est le vendredi 24 octobre que nous partons pour La Palma car nous avons reçu un mail de Christian et Martine nous vantant cette île, Yacht Club à disposition des plaisanciers, internet, marina sympa.
La météo n’est pas terrible mais nous décidons de partir malgré le vent et la houle. Nous longeons la côte sud de La Gomera et comme nous sommes au près serré Denis décide de dérouler la trinquette. Ce n’est pas une bonne idée! La coquine n’a pas vraiment aimé son étirement. Elle sort de sa ralingue pratiquement aussitôt son déploiement et bat dans le vide.
Le vent nous malmène et il faut vite se dépêcher pour maintenir cette voile avant d’avoir des dégâts. L’opération n’est pas des plus facile, le vent, la houle ne viennent pas à bout de notre détermination. Denis finit par attacher la trinquette sur les filières, cela tiendra bien comme ça jusqu’à notre arrivée, qui est quand même à 53 milles. Denis lance le Solent en remplacement.
Il nous faut tirer un bord pour remonter sur l’est de La Gomera et c’est ensuite avec force 6 et une vitesse allant de 8 à 9 nœuds que nous filons vers notre but.















Je commence à avoir le pied marin, les creux de parfois 3 mètres ne me chavirent pas l’estomac, ce n’est plus « Une valse à mille temps » que nous joue la mer mais « La Valkyrie » . Le bateau souffre, le solent n’est pas idéal pour cette allure et l’ancre fixée à l’avant tape fortement dans les vagues, Denis n’arrive pas à la stabiliser.
J’étonne Denis par ma faculté d’adaptation, il m’appelle « La fille de la Mer ». Lui, par contre ne supporte pas bien ce roulis qui ne cesse de s’amplifier, et finit par être malade. Cela passe très vite en restant allongé et en dormant un petit peu.
Christian qui nous aperçoit de très loin, nous dira plus tard, que notre voilier était magnifique en pleine vitesse.
A cette allure nous mettons moins de temps que prévu pour parcourir cette grande distance, c’est à 18 heures que nous amarrons Harmonie, dans un port houleux.
Nous y retrouvons Tara de Christian et Martine et Austral de Franck et Floriane, ces derniers changent de ponton car la houle les a malmenés la nuit précédente et toutes leurs aussières ont cassé.
La douche froide pour nous, nous espérions une marina tranquille. Raté! Denis fort contrarié, examine ses points d’ancrage, pas évident de maintenir Harmonie dans cette agitation.
Après plusieurs essais, Harmonie est enfin en sécurité.
Nos amis nous expliquent que cette houle est arrivée il y a deux jours et que leur dernière nuit fut très agitée, tout le monde sur les pontons pour reamarrer les bateaux.
















Pour finir cette journée mouvementée, nous faisons un petit tour dans la ville, jolies maisons, bien entretenues, je pense que c’est la plus belle ville visitée.




























Les espagnols sont tous dehors ce vendredi soir, les rues sont animées, l’air est doux, la promenade agréable.
Le samedi matin est consacré à la désalinisation d’harmonie et de la réparation de la trinquette.
Pensant avoir fini ces corvées, nous nous réjouissons de la journée qui s’offre à nous.
C’est sans compter sur la déveine qui semble ne pas nous quitter depuis un bout de temps.
Denis s’aperçoit que les fonds sont plein d’eau, d’où peut elle venir? E t nous recommençons notre écopage, les fonds vont être nickel à force de les nettoyer. Bien entendu nous ne trouvons pas la fuite, il faudra dorénavant surveiller régulièrement les fonds. De plus, je tombe une nouvelle fois en panne de téléphone portable, la connectique de la batterie est HS, ça continue!
Epuisés par tant d’émotion, nous faisons une tendre sieste.
A notre réveil nous décidons de faire un tour au yacht club avec nos ordinateurs pour donner des nouvelles à nos proches. A cette heure je n’arrive à joindre personne, mes enfants sont dans le train pour Bar le Duc.
Le soir venu, nous invitons Franck et Floriane car ils partent le lendemain pour La Gomera et ensuite pour le Cap Vert. Ils en profitent pour avoir des renseignements sur ces îles qu’ils ne connaissent pas. Denis les briffe avec son expérience passée en nous faisant tous rêver.


Dimanche 26 octobre
La matinée est consacrée à l’écriture et l’après midi nous nous sauvons « c’est bien le mot » de cette marina pour aller visiter la ville.
Denis est obligé d’amarrer Harmonie plus solidement, le roulis malmène les pare battages, il faut les soulager. Nous commençons par être excédés de ce tangage permanent. Cette marina a été mal conçue. Est-ce pour l’aspect financier? Je ne sais pas, mais en tout cas, il ne faut conseiller à personne de venir passer plusieurs jours à La Palma. Dommage pour cette île et pour sa capitale qui me semble être la plus belle des Canaries.
Elle porte bien son nom «La Palma» dîte "Isla Bonita" veut dire «La Jolie»
Tous les autres bateaux se sauvent autour de nous, qu’allons nous faire?
Charles arrive mercredi normalement, attendrons nous son arrivée ici, ou partirons nous vers un port plus tranquille? Cela va dépendre de la météo. Un coup de vent est annoncé pour le début de la semaine.


En attendant nous partons pour une petite visite de Santa Cruz de La Palma.
Le vent est tombé le soleil est bien présent, la température est de 24°. Dés la première rue, c’est la grimpette, les maisons sont toutes différentes d’aspect et de couleur, leur charme nous séduit. Elles ont toutes les mêmes styles de balcons et de jalousies en bois verni et des façades blanches ou pastel.
Denis mitraille ces jolies rues avec son appareil photo, nous nous ravissons en découvrant chacune d’entre elles.
Nous nous retrouvons en haut de Santa Cruz avec un point de vue superbe sur la ville! Extraordinaire! Quelle beauté!
A notre retour nous décidons de profiter du yacht club, piscine, internet et bar.
Nous sommes dans l’eau depuis une demie heure lorsque le gardien du club vient nous sortir de l’eau en nous disant que nous ne sommes pas autorisés à profiter de la piscine intérieure sauf moyennant une somme de 5€ par personne et l’achat obligatoire du bonnet de bain pour la même somme. En tout 20€ à deux. Dépités, nous n’acceptons pas de payer et décidons de passer un long moment sur internet.




















Nous ne pouvons pas rester sur cette île sans la découvrir de l’intérieur, c’est ce que nous faisons
en louant une voiture pour la journée.
Dés les premiers kilomètres nous sommes conquis par « La Jolie ». La montée est vertigineuse, Denis me dit qu’elle ressemble énormément à Madère.
Cette île n’est en fait qu’une montagne en forme de coeur.
Les routes sont serpentées, les virages serrés et sans le vouloir nous découvrons une petite route très étroite mais combien jolie. La forêt nous entoure avec ses pins canariens aux troncs tachetés de noir et ses châtaigniers aux couleurs d’automne.
Nous nous arrêtons dans une petite ville San DOMINGO pour nous restaurer, il n’y a plus beaucoup de restaurant ouvert à cette époque de l’année. Les touristes sont peu nombreux et nous nous contentons d’un plat surgelé.

Ici nous découvrons d’anciens moulins dont la conception ne nous est pas familière.
Nous continuons notre ascension en passant par l’observatoire d’astrophysique à 2000 mètres d’altitude où des savants du monde entier guettent d’éventuels signes de présence extraterrestre.
Encore 426 mètres et nous atteignons le plus haut sommet de l’île le « Roque de Los Muchachos ».
Les pulls et les cirés sont indispensables, le vent souffle par rafales et les nuages arrivent à grande vitesse. Nous nous amusons à faire semblant de voler.
La journée passe très vite et nous devons songer à rentrer vers Santa Cruz, nous prenons la direction du sud pour aller voir les possibilités d’ancrage dans le port de Tazacorte. Juste avant d’arriver nous faisons une halte au « Mirador Del Time », la vue sur la vallée me coupe le souffle, c’est une étendue à perte de vue de plantation de bananes.
Comme nous le pensions, le port est plein, uniquement réservé aux locaux et sans possibilité d’hivernage, car nous cherchons toujours une solution pour laisser Harmonie en sécurité sur les Canaries.

Mardi: Un grand coup de vent est prévu pour ce soir, le vent commence à souffler très fort, nous constatons déjà dans le port des rafales jusqu’à 35 nœuds. Denis en prévision du grossissement du vent change Harmonie de catway. La manœuvre n’est pas des plus facile, le vent a une force incroyable.
Heureusement Christian vient à la rescousse et après de nombreux efforts, Harmonie semble bien calé et prêt à effronter cette tempête.
Pour remercier Christian nous l’invitons avec Martine à prendre l’apéro.
En fin d’après-midi, lorsque Denis termine ses écrits, nous partons nous connecter sur Internet.
Le ciel est noir de nuages, des trombes d’eau s’abattent sur nous, et c’est complètement trempés que nous arrivons au yacht club.
Une mauvaise surprise nous attend en revenant au port, l’aussière que nous avions mise s’est rompue avec la force du vent, et pourtant elle était de gros diamètre et neuve.
Nous nous demandons comment les autres amarres feront pour résister à de telles étirements.
Dans la soirée, nous entendons un crac, et cette fois c’est la sangle d’un pare battage qui vient de céder.
La nuit est plus calme que prévue, nous pouvons dormir en restant aux aguets tout de même.


Mercredi 29 OCTOBRE: Arrivée de Charles
C’est dans la fébrilité que j’attends l’arrivée de mon fils, je ne l’ai pas vu depuis début septembre et le temps me paraît bien long.
Il est en vacances pour quelques jours avec son père à Madrid et prend un vol pour Tenerife avec une correspondance pour La Palma.
Je le sens un petit peu nerveux au téléphone, c’est la première fois qu’il prend l’avion seul et se pose des questions pour le transfert. Enfin, il est débrouillard et a quelques notions d’espagnol.
Je vais à sa rencontre sur le port, et le vois arriver, le sourire aux lèvres, égal à lui-même.
Les retrouvailles sont tendres et Charles est ravi de venir passer des vacances avec nous.
Nous lui présentons Harmonie en lui donnant des détails sur la vie à bord.
Il a l’air à l’aise malgré le roulis qui nous malmène.
L’humeur générale est bonne, j’appréhendais un petit peu car Charles et Denis ne se connaissent pas bien. Tout le monde est à l’aise, les discussions vont bon train.
Le temps commence à changer, les nuages reviennent nous narguer, mais nous partons tout de même pour donner un appercu succinct de la ville à Titou.
Après le repas nous lui montrons le yacht club sous un pluie battante. Le pauvre, lui qui venait pour la chaleur, c’est raté!
Le jour suivant, le temps est toujours chaotique et nous sommes contraints de rester sur le bateau une partie de la journée. L’après midi une accalmie s’installe et nous crapahutons les ruelles pentues de Santa Cruz.
30 Octobre:
Nous avons repéré la veille les loueurs de voiture. La société Moreno semble pratiquer les tarifs les moins chers.
Denis décide de retourner sur le que celui nous avons fait quelques jours plus tôt pour montrer la beauté de Roque de Los Muchachos à Charles.
Décidement, le temps ne nous est pas favorable, dés les premières hauteurs, un brouillard s’installe et la visiblité est presque nulle.
Les paysages restent tout de même époustouflant et ravissent Titou, nous prenons une petite route pour aller voir los Nieves et au bout de quelques mètres, ce n’est plus une route mais un chemin , puis un sentier fait d’ornières et plein d’éboulis de roches. Nous décidons de continuer à pieds. La pluie nous cingle les visages, le froid nous pénètre, nous renoncons rapidement dans notre projet d’atteindre le somment. Et c’est frigorifiés que nous courrons nous mettre à l’abri dans notre véhicule, le chauffage à fond. C ‘est un comble, venir aux canaries et se sentir comme un mois de janvier en France!!
Nous rions de notre dévaine, et nous persistons à grimper pour voir Muchachos.

A quelques dizaines de mètres de notre but, nous croyons rêver! La neige est là! Charles n’en revient pas et envoie aussitôt des clichés à quelques amis.
Bien entendu, impossible d’accéder au pic dans de telles conditions de froid et de vent. Dépités, nous décidons d’aller chercher le soleil dans le sud en espèrant que celui-ci ne nous fera pas faux bon cette fois.
Plus nous descendons, plus la couche de nuages s’amoindrie. La chaleur retrouvée nous met du baume au cœur,
Une halte dans la petite ville de Tijarafe, nous fait découvrir la place indiquée par les guides avec sa petite église et surtout ses dragonniers majestueux.
Nous tombons par hasard sur un petit musée ( une ancienne école) dont l’hôtesse nous narre l’histoire et les traditions de son peuple. Nous sommes béats devant le système de récupération des eaux de pluie, un patio intérieur avec des chanlattes conduit l’eau vers un puit central . Les habitants récupèrent cette eau dans un seau et la verse dans un filtre naturel et poreux de pierre de lave, l’eau filtrée coule goutte à goutte dans un récipient et l’excédent dans une jarre.
Plus tard, nous nous arrêtons pour cueillir les fruits rouges et tentants des figuiers de barbarie.
Nous savons pertinemment que ces fruits étaient une calamité. Mille épines les recouvrent et rapidement nos doigts en sont envahies.
Comme des gamins maraudeurs, Denis et Charles s’éclatent dans cette ceuillette imprévue.
Nous nous arrêtons à El Time pour faire admirer la vue des plantations de bananes à Charles.
Nos estomacs commencent à crier famine, il est temps de trouver un restaurant.

Nous le trouvons sur le bord de plage de Tazacorte, face à la plage, entourés de chat faméliques quémandants quelques restes.







Après ce repas bien copieux, nous reprenons notre route vers les volcans.
Nous descendons vers la pointe de Fuencaliente « source chaude », pour gravir ses fameux volcans dont les éruptions ont fait frémir les habitants il y a encore très peu de temps. La dernière a eu lieu en 1971! Cela me rappelle les paysages de Lanzarote et c’est avec ravissement que nous escaladons le Teneguia.

Nous nous amusons à sauter comme des cabris, les rires fusent et la vue au sommet nous laisse dans un état second. Comme tout bons touristes que nous sommes, nous ne pouvons pas nous empêcher d’ajouter chacun notre pierre au sommet de ce volcan en sommeil.

C’est dans la pénombre que nous effectuons le chemin vers Harmonie.