L’Espagne
Notre arrivée sur les iles Cies se fait à la tombée de la nuit, 22 h, pour un mouillage devant la plage. Ce que j’aperçois m’enchante.
Le lendemain après-midi nous partons pour l’exploration de l’île. Une longue ballade pour atteindre le phare à 1,5km de la plage, tout en montée.
Cette île est paradisiaque, elle nous rappelle par certain côté les îles des Glénans en plus boisée.
La mer prend par endroit des couleurs turquoise, et la plage est de sable fin et blanc.
Les goélands nous rouspètent sur notre chemin, c’est la saison de la couvaison. Ces oiseaux nichent partout sur les falaises et certains d’entre eux ont trouvé le moyen de pondre leurs œufs sur le bord du chemin. Ils pondent en général trois œufs et le male n’est jamais bien loin de sa femelle. Nous leur expliquons qu’il vaudrait mieux aller pondre ailleurs car nous constatons que beaucoup d’œufs manquent ou sont brisés. Malheureusement la barrière du langage est là !!!
Les cents derniers mètres sont en épingle à cheveux, nous ne regrettons pas l’effort de la montée, la mer et les falaises nous offrent leur spectacle.
Au retour je ne peux m’empêcher de ramasser des bigorneaux qui foisonnent sur les rochers.
Denis dit qu’à chaque fois qu’il y a une interdiction il faut qu’un Lapique ou une Perron transgresse la loi ! (Confaire récit El Hierro)
En attendant, le soir, il est bien content de déguster ces petits crustacés en apéritif.
Un long chemin nous attend encore jusqu’à Lorient et c’est à contrecœur que nous quittons les îles Cies.
Nous avons décidé de remonter jusqu’à La Corogne par sauts de puce avant d’attaquer la traversée La Corogne- Lorient.
Nous nous arrêtons au mouillage de Muros, les rias d’Espagne sont magnifiques, dommage que nous n’ayons plus le temps de les explorer.
Promis ! Nous reviendrons !
Le mythique Cap Finisterre est devant nous, les vents sont modérés mais du N-NE . Nous le passons le 26 mai, sans problème au moteur.
Le vent se lève avec la houle, nous appontons à Camarinas pour refaire les pleins. Nous y resterons jusqu’au 29 en attendant une fenêtre météo favorable.
Après la fraicheur des premiers jours, le vent tombe enfin et le soleil tape fort. Qu’il est bon d’emmagasiner ses rayons !
Un couple de français, un couple de belge et un solitaire belge sont au ponton, nous faisons leur connaissance.
Les français descendent au petit bonheur la chance et les belges font comme nous, ils remontent.
Denis les invite pour un apéro, moment convivial autour d’une sangria maison.
Nous renouons également avec les traditionnels tapas, il est quand même déplorable qu’il n’y ait pas de wifi dans la marina, le petit bar est sympa mais il faut mettre 1€ dans l’ordi pour une demie heure de connexion.
Dommage pour eux, nous trouvons dans la ville un salon de thé où la connexion avec nos ordis est gratuite.
Le bar de la marina gagnerait beaucoup de clients en plus s’il avait la connexion wifi. Ces gens n’ont encore rien compris !!
Tout le monde part le même jour pour des destinations différentes. Nous partons sous un soleil radieux, bronzage intégral ! Denis décide de faire une halte pour le déjeuner sur les îles Sisargas, petit paradis des goélands, où un bateau français est déjà ancré.
Finalement, nous sommes si bien là que nous restons ! Inch Allah !
Nous tentons une baignade, hou lala l’eau est bien fraiche, 16°.
Les nouvelles de France me gâche un peu ce doux moment, mon ex mari continue sa persécution financière. Mais je décide qu’il n’arrivera pas à me pourrir le moral !
Une ballade sur l’île s’impose, nous grimpons jusqu’au sommet où se trouve le phare en nous introduisant sur le domaine des goélands. Ils ne sont pas content du tout ! Comme sur les îles Cies, ils vocifèrent sur notre passage, mais le summum est vraiment sur les hauteurs, là où le chemin s’arrête. Des centaines d’oiseaux nichent là, les œufs éclosent et quelques petits sont déjà là.
Nous nous faisons littéralement attaqués, les fientes pleuvent de partout, ils nous touchent avec leurs pattes, Hitchcock n’aurait pas fait mieux.
Fabrice et Isabelle que nous croisons en chemin, nous invitent sur leur bateau pour un apéritif. Ils ont construit leur bateau eux-mêmes, et sont en route vers les Canaries après avoir passé deux ans en Norvège et Suède, avec leur fille Loana de 13 ans.
Nous nous réveillons le lendemain dans un brouillard à couper au couteau, Denis attend sous la couette pendant que moi j’écris.
Je vois partir avec regret nos voisins, j’aurai aimé faire plus ample connaissance, le contact était prometteur.
Le brouillard est toujours là, un peu moins dense, nous décidons de faire comme eux, le radar nous aidera dans notre navigation.
La bruine qui accompagne le brouillard me glace. Il faut scruter les alentours, rester vigilant, la visibilité est de 100 à 200 m, les bateaux surgissent de nulle part et à la dernière minute.
C’est pour moi une première et j’avoue que je n’aime pas cela du tout.
Je n’ai pas le plaisir de voir la belle côte de La Corogne, mais dès que nous avons dépassé la pointe la luminosité revient petit à petit.
Denis est stupéfait, cela a beaucoup changé depuis son dernier passage.
Les Espagnols ont construit une magnifique marina, des pontons bleus et larges flambants neufs, des catways de toutes les longueurs pouvant accueillir des géants.
Quelques français se trouvent là, tous vont vers le sud.
Une fois Harmonie bien calé, nous partons pour une visite de la ville, nous sommes samedi et les rues sont bien animées. Ici cela bouge, j’adore !! J’aime ce que cette ville m’offre ! Nous décidons de manger au milieu de cette foule dans un restaurant de grillades.
En rentrant nous faisons un petit détour vers l’autre marina où nous retrouvons un belge de Camarinas, il attend comme nous la météo pour remonter sur la Bretagne.
La promenade du bord de mer nous permet d’admirer le fort et ses remparts illuminés.
Dimanche : nos voisins français partent malgré la persistance du brouillard, un bateau puis deux, mais je les vois revenir quelques heures plus tard, dépités ! Visibilité nulle ! Retour au bercail !
La connexion sur le bateau est aléatoire, nous attendons les moments ou nous pouvons avoir une météo. Mais nous avons beau espérer, le vent décide de rester fort N-NE. Denis ne sait pas quoi faire, continuer un peu plus haut, aller jusqu’à Gijón ou traverser directement ?
Lundi 1 Juin
C’est décidé, nous partons quand même vers le nord de l’Espagne, nous avons 35milles à faire, cela nous rapprochera de Lorient !
Le vent forci, comme annoncé 5 à 6, la houle monte, le vent est plein nez, le moteur peine à chaque fois qu’Harmonie tape une vague.
Ca bouge trop, je suis malade ! Le moteur ne tiendra pas dans de telle condition, nous décidons de nos arrêter dans le premier mouillage venu. C’est sur Cedeina que nous trouvons notre havre de paix.
Dès l’entré de la Ria, la mer se calme et la beauté du paysage ne nous fait pas regretter notre décision.
Les effluves des eucalyptus viennent jusqu’à nous, cela est prometteur ! Quel bonheur de retrouver le calme.
Une petite crique nous tend les bras, nous y allons avec l’annexe à la rame. Cet endroit est suffisamment isolé pour que nous puissions faire du naturisme.
Les rochers sont recouverts de moules, et telle la bonne bretonne que je suis, j’invite Denis à la cueillette.
Nous serons récompensés en les mangeant le soir avec une bonne bouteille de blanc australien.
Nous restons une autre journée en attendant les vents. Le brouillard tombe d’un coup en fin d’après-midi et un boudin de l’annexe est complètement dégonflé ! Crevé ? Aller ! Cela ne sert à rien d’attendre, de toute façon nous aurons les vents contre nous.
Mercredi 3 Juin
Nous enfilons nos cirés, le brouillard est toujours présent, c’est dans cette ambiance de silence que nous quittons les côtes d’Espagne est espérant la clémence des dieux.
Nous passons ces trois jours qui nous séparent de la Bretagne, en scrutant l’horizon. Les navires se croisent, nous font nous dérouter parfois. Le bruit du moteur commence à nous taper sur les nerfs, mais l’excitation de revoir nos proches nous fait garder le moral. Décidément cette remontée sera effectuer toute au moteur.
Nous apercevons enfin Groix !
Mon frère et mon fils ne font que nous appeler, ils trépignent d’impatience.
C’est le vendredi 5 Juin que nous accostons au ponton visiteur de Lorient avec l’aide de Charles et Loïc. Nous attendrons le lendemain matin pour mettre Harmonie sur ponton au bassin, car le pont levis est levé qu’une seule fois par jour.
Denis est ravi, il avait toujours rêvé de pouvoir surveiller son bateau de sa fenêtre.
Nous allons avoir du pain sur la planche, notre projet de rallye se concrétise.
Remettre Harmonie en état, déménagement de ma maison pour la mettre en location, démarches administratives, check up complet de nos personnes, vaccinations etc…
Rallye des Iles du Soleil, nous voilà !!!!
Notre arrivée sur les iles Cies se fait à la tombée de la nuit, 22 h, pour un mouillage devant la plage. Ce que j’aperçois m’enchante.
Le lendemain après-midi nous partons pour l’exploration de l’île. Une longue ballade pour atteindre le phare à 1,5km de la plage, tout en montée.
Cette île est paradisiaque, elle nous rappelle par certain côté les îles des Glénans en plus boisée.
La mer prend par endroit des couleurs turquoise, et la plage est de sable fin et blanc.
Les goélands nous rouspètent sur notre chemin, c’est la saison de la couvaison. Ces oiseaux nichent partout sur les falaises et certains d’entre eux ont trouvé le moyen de pondre leurs œufs sur le bord du chemin. Ils pondent en général trois œufs et le male n’est jamais bien loin de sa femelle. Nous leur expliquons qu’il vaudrait mieux aller pondre ailleurs car nous constatons que beaucoup d’œufs manquent ou sont brisés. Malheureusement la barrière du langage est là !!!
Les cents derniers mètres sont en épingle à cheveux, nous ne regrettons pas l’effort de la montée, la mer et les falaises nous offrent leur spectacle.
Au retour je ne peux m’empêcher de ramasser des bigorneaux qui foisonnent sur les rochers.
Denis dit qu’à chaque fois qu’il y a une interdiction il faut qu’un Lapique ou une Perron transgresse la loi ! (Confaire récit El Hierro)
En attendant, le soir, il est bien content de déguster ces petits crustacés en apéritif.
Un long chemin nous attend encore jusqu’à Lorient et c’est à contrecœur que nous quittons les îles Cies.
Nous avons décidé de remonter jusqu’à La Corogne par sauts de puce avant d’attaquer la traversée La Corogne- Lorient.
Nous nous arrêtons au mouillage de Muros, les rias d’Espagne sont magnifiques, dommage que nous n’ayons plus le temps de les explorer.
Promis ! Nous reviendrons !
Le mythique Cap Finisterre est devant nous, les vents sont modérés mais du N-NE . Nous le passons le 26 mai, sans problème au moteur.
Le vent se lève avec la houle, nous appontons à Camarinas pour refaire les pleins. Nous y resterons jusqu’au 29 en attendant une fenêtre météo favorable.
Après la fraicheur des premiers jours, le vent tombe enfin et le soleil tape fort. Qu’il est bon d’emmagasiner ses rayons !
Un couple de français, un couple de belge et un solitaire belge sont au ponton, nous faisons leur connaissance.
Les français descendent au petit bonheur la chance et les belges font comme nous, ils remontent.
Denis les invite pour un apéro, moment convivial autour d’une sangria maison.
Nous renouons également avec les traditionnels tapas, il est quand même déplorable qu’il n’y ait pas de wifi dans la marina, le petit bar est sympa mais il faut mettre 1€ dans l’ordi pour une demie heure de connexion.
Dommage pour eux, nous trouvons dans la ville un salon de thé où la connexion avec nos ordis est gratuite.
Le bar de la marina gagnerait beaucoup de clients en plus s’il avait la connexion wifi. Ces gens n’ont encore rien compris !!
Tout le monde part le même jour pour des destinations différentes. Nous partons sous un soleil radieux, bronzage intégral ! Denis décide de faire une halte pour le déjeuner sur les îles Sisargas, petit paradis des goélands, où un bateau français est déjà ancré.
Finalement, nous sommes si bien là que nous restons ! Inch Allah !
Nous tentons une baignade, hou lala l’eau est bien fraiche, 16°.
Les nouvelles de France me gâche un peu ce doux moment, mon ex mari continue sa persécution financière. Mais je décide qu’il n’arrivera pas à me pourrir le moral !
Une ballade sur l’île s’impose, nous grimpons jusqu’au sommet où se trouve le phare en nous introduisant sur le domaine des goélands. Ils ne sont pas content du tout ! Comme sur les îles Cies, ils vocifèrent sur notre passage, mais le summum est vraiment sur les hauteurs, là où le chemin s’arrête. Des centaines d’oiseaux nichent là, les œufs éclosent et quelques petits sont déjà là.
Nous nous faisons littéralement attaqués, les fientes pleuvent de partout, ils nous touchent avec leurs pattes, Hitchcock n’aurait pas fait mieux.
Fabrice et Isabelle que nous croisons en chemin, nous invitent sur leur bateau pour un apéritif. Ils ont construit leur bateau eux-mêmes, et sont en route vers les Canaries après avoir passé deux ans en Norvège et Suède, avec leur fille Loana de 13 ans.
Nous nous réveillons le lendemain dans un brouillard à couper au couteau, Denis attend sous la couette pendant que moi j’écris.
Je vois partir avec regret nos voisins, j’aurai aimé faire plus ample connaissance, le contact était prometteur.
Le brouillard est toujours là, un peu moins dense, nous décidons de faire comme eux, le radar nous aidera dans notre navigation.
La bruine qui accompagne le brouillard me glace. Il faut scruter les alentours, rester vigilant, la visibilité est de 100 à 200 m, les bateaux surgissent de nulle part et à la dernière minute.
C’est pour moi une première et j’avoue que je n’aime pas cela du tout.
Je n’ai pas le plaisir de voir la belle côte de La Corogne, mais dès que nous avons dépassé la pointe la luminosité revient petit à petit.
Denis est stupéfait, cela a beaucoup changé depuis son dernier passage.
Les Espagnols ont construit une magnifique marina, des pontons bleus et larges flambants neufs, des catways de toutes les longueurs pouvant accueillir des géants.
Quelques français se trouvent là, tous vont vers le sud.
Une fois Harmonie bien calé, nous partons pour une visite de la ville, nous sommes samedi et les rues sont bien animées. Ici cela bouge, j’adore !! J’aime ce que cette ville m’offre ! Nous décidons de manger au milieu de cette foule dans un restaurant de grillades.
En rentrant nous faisons un petit détour vers l’autre marina où nous retrouvons un belge de Camarinas, il attend comme nous la météo pour remonter sur la Bretagne.
La promenade du bord de mer nous permet d’admirer le fort et ses remparts illuminés.
Dimanche : nos voisins français partent malgré la persistance du brouillard, un bateau puis deux, mais je les vois revenir quelques heures plus tard, dépités ! Visibilité nulle ! Retour au bercail !
La connexion sur le bateau est aléatoire, nous attendons les moments ou nous pouvons avoir une météo. Mais nous avons beau espérer, le vent décide de rester fort N-NE. Denis ne sait pas quoi faire, continuer un peu plus haut, aller jusqu’à Gijón ou traverser directement ?
Lundi 1 Juin
C’est décidé, nous partons quand même vers le nord de l’Espagne, nous avons 35milles à faire, cela nous rapprochera de Lorient !
Le vent forci, comme annoncé 5 à 6, la houle monte, le vent est plein nez, le moteur peine à chaque fois qu’Harmonie tape une vague.
Ca bouge trop, je suis malade ! Le moteur ne tiendra pas dans de telle condition, nous décidons de nos arrêter dans le premier mouillage venu. C’est sur Cedeina que nous trouvons notre havre de paix.
Dès l’entré de la Ria, la mer se calme et la beauté du paysage ne nous fait pas regretter notre décision.
Les effluves des eucalyptus viennent jusqu’à nous, cela est prometteur ! Quel bonheur de retrouver le calme.
Une petite crique nous tend les bras, nous y allons avec l’annexe à la rame. Cet endroit est suffisamment isolé pour que nous puissions faire du naturisme.
Les rochers sont recouverts de moules, et telle la bonne bretonne que je suis, j’invite Denis à la cueillette.
Nous serons récompensés en les mangeant le soir avec une bonne bouteille de blanc australien.
Nous restons une autre journée en attendant les vents. Le brouillard tombe d’un coup en fin d’après-midi et un boudin de l’annexe est complètement dégonflé ! Crevé ? Aller ! Cela ne sert à rien d’attendre, de toute façon nous aurons les vents contre nous.
Mercredi 3 Juin
Nous enfilons nos cirés, le brouillard est toujours présent, c’est dans cette ambiance de silence que nous quittons les côtes d’Espagne est espérant la clémence des dieux.
Nous passons ces trois jours qui nous séparent de la Bretagne, en scrutant l’horizon. Les navires se croisent, nous font nous dérouter parfois. Le bruit du moteur commence à nous taper sur les nerfs, mais l’excitation de revoir nos proches nous fait garder le moral. Décidément cette remontée sera effectuer toute au moteur.
Nous apercevons enfin Groix !
Mon frère et mon fils ne font que nous appeler, ils trépignent d’impatience.
C’est le vendredi 5 Juin que nous accostons au ponton visiteur de Lorient avec l’aide de Charles et Loïc. Nous attendrons le lendemain matin pour mettre Harmonie sur ponton au bassin, car le pont levis est levé qu’une seule fois par jour.
Denis est ravi, il avait toujours rêvé de pouvoir surveiller son bateau de sa fenêtre.
Nous allons avoir du pain sur la planche, notre projet de rallye se concrétise.
Remettre Harmonie en état, déménagement de ma maison pour la mettre en location, démarches administratives, check up complet de nos personnes, vaccinations etc…
Rallye des Iles du Soleil, nous voilà !!!!
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