Après avoir passée trois semaines chez moi, j’ai hâte de retourner vers mes amours.
Tout d’abord Justine que je n’ai pas vue depuis Noël, puis Denis et Harmonie qui se languissent de moi.
Départ 7h17 de Lorient, je rencontre Philippe sur le quai de la gare, il part pour un week-end à Paris au frais de son agence et me dit qu’il sera à Agadir la deuxième semaine de mai. Peut être nous reverrons nous au Maroc ?
Ma fille vient me chercher à la gare, quel bonheur de la serrer dans mes bras, ma petite nénette d’amour.
Depuis quelques temps elle ne va pas trop bien, elle a des crises d’angoisse. Est-ce dû au stress des exams ? A l’éloignement qui la sépare de sa famille ?
Nous profitons de chaque minute, resto, ciné, ballade au centre de Lyon, ville que j’adore, mais le beau temps n’est pas là, comme la dernière fois, j’ai droit à la pluie.
Pas grave, le principal c’est de passer du bon temps ensemble, même devant un dvd !
Ce week-end passe malheureusement trop vite, le lundi elle passe la journée avec moi mais une désagréable surprise nous attend.
Au réveil je m’aperçois que la cuisine est inondée ainsi que la salle de bain. L’appartement avait déjà depuis longtemps des problèmes d’écoulement mais là c’est la cata !
J’appelle un plombier, il essaie de déboucher avec un furet mais n’y arrive pas. Il nous dit qu’il faut faire venir un camion pour envoyer de la pression dans les conduits. Oups !! Combien s’élèvera la facture ? 1000€ plus le déplacement de 195€. Wouahhhhhhhh, la facture est salée, nous téléphonons aussitôt au propriétaire qui n’est pas d’accord du tout, je le comprends.
Il connaît un autre plombier, nous l’envoie et en une demie heure l’affaire est arrangée. Il réussit ce que l’autre a été incapable de faire, c’est à dire déboucher avec un furet électrique. Montant de cette intervention 95€. Il y a vraiment des arnaqueurs dans cette profession. Nous passons la fin de matinée à nettoyer l’appartement qui en a pris un sacré coup.
Vers 21h, Justine m’accompagne à la gare des cars pour mon transfert sur l’aéroport St Exupéry de Lyon.
Une longue nuit commence, l’avion était prévu au départ pour 21H30, mais dans l’après midi je reçois un sms de la part de la compagnie aérienne qui m’annonce que mon avion aurai du retard.
Et quel retard !! Pas deux heures comme annoncé mais 5 heures ! Je ne décolle qu’à deux heures du matin, après avoir tourné et retourné dans l’aéroport, pas moyen de prendre un café ni de manger quelque chose, simplement la galère après la journée que je viens de passer dans l’appart de Justine. Denis doit venir me chercher à Casablanca, il s’inquiète pour moi et il ne sait pas à quelle heure il doit démarrer de Rabat pour ma réception.
J’arrive tout de même à 5heures du mat, Denis est là, il vient juste d’arriver, quelle coordination malgré les aléas !
Récit de Denis :
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J’ai loué une Dacia Logan pour aller chercher Edith à l’aéroport de Casablanca. Nous sommes en contact au téléphone pour coordonner son arrivée. Elle atterrit en milieu de nuit avec 5 h de retard. Son voyage a été galère comme d’habitude. En contrepartie son billet d’avion Lyon Rabat obtenu avec Jet4you.com est bon marché.
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Nos retrouvailles à l’aéroport puis sur le bateau à Rabat sont affectueuses, amoureuses, formidables. La séparation a été suffisamment longue pour constater que notre attachement l’un à l’autre est grand.
Après quelques petites heures de repos sur Harmonie, nous reprenons la route en fin de matinée vers le sud marocain, vers Tan Tan la ville de la côte Atlantique à partir de laquelle commence le désert de Mauritanie. Elle est distante d’environ 1000 Kms de Rabat. Après plusieurs heures d’autoroute nous nous arrêtons à Marrakech pour passer la nuit. Je choisis de séjourner à l’hôtel Atlas Asni qui est très confortable et possède une des plus belles piscines de Marrakech. Edith va pouvoir récupérer son manque de sommeil et commencer son bronzage marocain.

Nous dînons rapidement et frugalement sur la place Jama El Fna avant de rentrer dormir à l’hôtel.
Mercredi 29 mars 2009
Nous profitons le lendemain matin de la piscine jusqu’en début d’après midi, Edith s’en donne à cœur joie. Après son séjour en Bretagne la chaleur de Marrakech la remet sur pied en un rien de temps.Nous avons hâte de prendre la route du sud marocain, Edith ne connait pas le désert, elle en rêve depuis fort longtemps, je suis heureux de le lui faire découvrir. Nous reprenons donc la route d’Asni qui traverse l’Atlas dont nous apercevons les pics enneigés depuis la sortie de la ville.
Cette route de haute montagne nous fait passer par des panoramas époustouflants, elle est vertigineuse, elle nous fait peur quand elle côtoie sur une seule voie des précipices sans parapet de protection.
Notre vitesse moyenne dans l’Atlas ne dépasse pas les 50 km/h sur les 200 Kms qui séparent Marrakech de Taroudannt. Nous arrivons à franchir l’Atlas avant la tombée de la nuit mais il reste encore quelques dizaines de kms pour arriver à Taroudannt. La route reste très dangereuse. Nous doublons des dizaines de vélos qui roulent sans éclairage sur la nationale.Edith est accrochée à son siège et me signale l’obstacle à la dernière minute. Les éviter n’est pas chose facile avec le flot de voitures qui arrive en sens inverse et qui nous empêche de mettre les pleins phares. Nous avions entendu dire qu’il ne fallait pas rouler de nuit au Maroc, maintenant nous savons pourquoi et nous ne recommencerons pas de sitôt ce genre d’expérience.
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Nous atteignons enfin Taroudannt. Le Palais Salam nous accueille. C’est véritablement un palais transformé en hôtel et nous apprécions ses jardins, ses patios, ses décors, son mobilier et la gentillesse de son personnel stylé.

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Après une visite rapide des remparts de la ville nous reprenons la direction du sud. La route est longue, la plupart du temps elle n’a qu’une voie centrale. Elle nous fait passer par des régions différentes les unes des autres, tantôt plates, tantôt vallonnées mais toujours désertiques.
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Nous doublons de nombreux camions qui se dirigent vers l’Afrique centrale. Ces doublements qui obligent à mettre les roues droites de la Logan sur le côté non stabilisé de la chaussée sont toujours des moments de grande appréhension pour le chauffeur et sa passagère.

Quelques kilomètres avant Tan Tan, je me fais arrêter pour excès de vitesse. 400DH d’amende. Impossible de négocier. Le policier est intraitable. Je paie mais heureusement je ne perds pas de points de permis de conduire ! Il n’y a pas d’accord pour signaler les infractions au code de la route entre la France et le Maroc, bien que ce pays ait pourtant copié le permis à points français. Le Maroc calque tout ce qui existe en France !
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Cinq minutes plus tard je passe un nouveau contrôle policier qui examine mes papiers assez longuement - la zone reste très contrôlée depuis la guerre avec le Polisario – puis j’arrive enfin sur le boulevard à 4 voies qui marque l’entrée de Tan Tan. Cinq cents mètres plus loin je me fais à nouveau arrêter par un policier équipé d’un radar de contrôle de vitesse. Il me dit que je roulais à 60kms/h au lieu de 40 kms/h et que je dois payer une amende de 400DH.
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Vous imaginez le topo ! Après avoir roulé des centaines de kms sur une mauvaise route à une voie limitée à 100 km/h, vous débouchez sur une 4 voies, vous accélérez un peu et vous découvrez qu’elle est limitée à 40km/h. C’est de l’arnaque, c’est un piège à touristes. Je le fais savoir au policier et lui explique que je suis très déçu par cette façon d’accueillir les automobilistes étrangers en mettant des contrôles routiers tous les 5 kms et que j’en ai assez de payer des amendes. Je lui montre preuve à l’appui le récépissé rose de l’amende que je viens de payer quelques instants plus tôt à son collègue. Il me répond à ma grande satisfaction mais sans sourciller, sans rigoler, sans humour que le paiement d’une amende de 400DH donne droit à une immunité de 24h et que donc je ne lui dois rien et que je peux reprendre ma route ! Incroyable.

Nous découvrons Tan Tan ville et Tan Tan plage qui sont des villes très décevantes. Je me suis trompé d’endroit, il n’y a ni excursion dans le désert, ni dunes de sable, ni 4X4, ni touristes. Rien à voir d’intéressant sinon pas grand-chose. Je suis prêt à faire demi tour mais il est tard, la route est longue pour remonter vers le nord aussi nous décidons de passer la nuit dans un hôtel de Tan Tan plage. Il est plutôt minable bien que recommandé par le guide du routard. Mais ce guide n’est pas une référence en matière d’hôtellerie, nous aurions du nous méfier.
Vendredi 31 mars
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Puisque le désert de Tan Tan ne présente pas d’intérêt nous décidons de rejoindre celui de Chigaga que je connais pour l’avoir visité il y a quelques semaines. Il n’est pas imaginable de le rejoindre en une étape. Nous faisons donc une halte à Ouarzazate en fin de soirée après avoir visité l’anti atlas et la magnifique région de Tafraoute, plutôt coquette par rapport au reste du Maroc..jpg)
Cette journée passée en grande partie sur la route apporte son lot de péripéties : un arrêt policier pour doublement d’une série de camions en franchissant la bande blanche. Le policier a été informé par téléphone. Qui m’a dénoncé ? Les camionneurs ? Un autre policier caché qui a prévenu son collègue ? Je ne le saurai pas. L’autre arrêt est plus traditionnel, c’est un excès de vitesse. Chaque fois je montre le récépissé rose du premier excès de vitesse que j’ai payé la veille et les policiers me laissent repartir sans me verbaliser. Ils me conseillent simplement de conduire mieux. Je leur réponds : « Bien monsieur l’agent, je vais conduire mieux » J’en suis à la 5ème infraction constatée en 2 jours. Il faut que je me calme. Cependant j’ai beau essayer, j’ai beau ralentir et tenter d’observer les panneaux de limitation de vitesse à 60km/h dans les villages, je n’y arrive pas, la route est trop longue, il y a trop de panneaux de limitation qui ne servent à rien quand ils sont installés à des kilomètres avant l’entrée des agglomérations. Je dois bomber.
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C’est l’hôtel de la Palmeraie et sa piscine qui nous héberge à notre arrivée en début de nuit.
Samedi 1 mai 2009
Ouarzazate
Vallée du Dadès
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Après tous ces kms nous profitons de la belle piscine de l’hôtel de la Palmeraie toute la matinée avant de partir visiter les gorges du Dadès situées à environ 150 kms d’Ouarzazate. La vallée dans laquelle coule l’oued Dadès est bordée de Kasbahs. Le fond de la vallée sur lequel poussent des cultures et des palmiers est très vert tandis que les flancs sont de couleur ocre et rouge. .jpg)
Ce contraste est saisissant. Le Maroc possède des paysages de toute beauté.
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La route des gorges qui passe entre de hautes murailles est impressionnante surtout quand elle monte et descend le flanc des falaises.
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Nous nous arrêtons pour piqueniquer au bord du Dadès, nous trouvons un petit endroit sur le bord de la rivière d’où nous pouvons admirer l’un côté les falaises et de l’autre l’entrée des gorges.
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Puis nous prenons un café dans un hôtel restaurant situé en haut d’un promontoire. Il est tenu par des français venus des Ardennes.
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La tente berbère qu’ils ont installée au bord de la falaise nous tend les bras et nous avons bien envie d’y faire un petit somme.
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Mais la route nous appelle et nous retournons à Ouarzazate où l’hôtel Ibis situé dans un bâtiment en forme de kasbah nous attend ainsi que sa très belle piscine.
Dimanche 2 mai 2009
Nous faisons la grasse matinée au bord de la piscine jusqu’à 13h avant de rejoindre Zagora. Deux anecdotes à noter sur le trajet : un arrêt pique-nique au bord de la route le long de la palmeraie de la vallée du Draa. Après avoir déballé les victuailles et commencé notre repas nous constatons qu’un cycliste s’arrête pour nous observer. Il est rejoint par un autre et tous deux viennent entamer la conversation : Le plus jeune dit : « tu me donnes des pommes de terre ! (Chips) » Je tends le gros paquet de chips, le sagouin plonge sa main dans le cornet et la ressort en emportant la moitié de son contenu. Il en laisse tomber une partie par terre et fourre le reste dans sa poche. Je l’incendie de propos réprobateurs en lui faisant remarquer sa mauvaise éducation. L’autre est plus correct, il est soudeur dans un garage et nous raconte qu’il gagne 100DH par jour. Deux autres cyclistes arrivent peu après et s’arrêtent près de nous comme des mouches attirées par un pot de confiture. A nouveau ils quémandent quelque chose : « tu me donnes du vin ! » « Non, les musulmans n’ont pas le droit d’en boire ! » « Tu me donne des chips ? » Oui tiens. Et à nouveau une main plonge dans le cornet de chips et tente d’en emporter une poignée la plus grosse possible ! Le quatrième arrivé me demande aussi des chips. Je réponds, échaudé : « adresse toi à tes amis ils ont en plein les poches » Mais les amis en question ne sont pas partageurs aussi je lui sers quelques chips que je prends la précaution de retirer moi-même du paquet. La nuée de quémandeurs devenant trop envahissante et Edith commençant sérieusement à paniquer, nous décidons de reprendre la route. Nous saluons tout le monde. Au moment de monter en voiture le plus jeune d’entre eux m’embrasse gentiment et fait le tour de la Logan pour aller ensuite embrasser Edith. Elle me dira plus tard qu’il en a profité pour lui mettre la main sur le sein.
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Nous roulons quelques kilomètres en riant de cette anecdote lorsqu’un policier tenant un radar à la main nous fait signe de nous arrêter. Excès de vitesse : 68km/h pour 60 autorisés. Il me parle d’une amende de 400DH. Je ressors mon récépissé rose. Le policier et son collègue venu à la rescousse l’observent sous toutes les coutures. Je pense qu’un reçu de paiement d’amende est rare au Maroc. D’habitude les amendes sont négociées. Elles ne font pas l’objet de reçu et vont directement dans la poche des gendarmes. Magnanimes, les policiers me font signe de continuer mon chemin sans payer leur amende. Ils ont l’air débonnaire. Edith leur raconte l’épisode des jeunes qui ont quelque peu perturbé notre pique-nique. Les gendarmes nous disent qu’en effet les jeunes de la région sont de plus en plus mal éduqués et que beaucoup sont des voleurs. Les touristes ne s’arrêtent plus à Agdz pour ne pas être perturbés. L’un des policiers me dit qu’il n’a qu’une envie, c’est de partir de cette région si belle pour nous, si pourrie pour lui !
En fin d’après midi nous arrivons à Zagora pour séjourner dans le bel hôtel Salam. Après un petit tour en ville pour acheter des chèches, nous profitons de la magnifique soirée pour boire une bouteille de vin au bord de la piscine de l’hôtel. Nous dansons. Le pianiste nous propose de jouer un slow de notre choix rien que pour nous. Il suggère la chanson : « Comme d’habitude » de Claude François. Va pour cette chanson ! Nous sommes tordus de rire lorsqu’il se met à chanter avec l’accent marocain.

Lundi 3 mai 2009
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Après un petit déjeuner servi incomplet pour cause de lever tardif de ma part, nous prenons la route de M’Hamid où nous trouvons le 4X4 réservé par téléphone la veille ainsi que son chauffeur Omar qui nous attend pour nous emmener dans le désert. Nous passons nous rafraîchir à l’oasis D’Oum Lalâag tenue par un Suisse.
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En chemin nous rencontrons une famille marocaine avec de jeunes enfants accompagnés d’une femme âgée, certainement leur grand mère. Ils sont en panne dans le désert avec leur vieux Land Cruiser. Ils sont enlisés dans le sable et notre chauffeur les sort de là en les tirant avec son Toyota mais leur embrayage est cassé ils vont certainement devoir passer une nuit sur place en attendant la possibilité de réparer leur véhicule. .jpg)
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Nous atteignons les dunes de Chigaga après deux heures de piste et entreprenons aussitôt l’ascension de la plus haute. Le paysage de dunes est aussi impressionnant qu’à ma première visite.
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Nous restons assis un long moment à contempler ces dunes qui s’étendent jusqu’à l’horizon. Puis le soleil disparaît derrière elles et nous descendons au campement. Omar nous indique que le gardien du bivouac est absent et que pour préparer notre repas il doit se rendre dans un autre bivouac. Nous l’accompagnons vers cet autre endroit où nous rencontrons deux français, un père et son fils qui sont venus de France en 4X4. Ils sont accompagnés d’un guide très porté sur « le chichon ». Ce dernier nous en offre mais nous déclinons le cadeau. Notre énergisant à nous, c’est plutôt le vin rouge.
Nous en avons apporté dans le désert, les marocains plus que nous ! La soirée est donc bien arrosée. Chacun raconte quelques histoires, les miennes sont berbères, ce sont celles racontées par mon guide précédent. Après les histoires viennent la musique et les chants.

A un certain moment Omar qui tombe de sommeil met fin à la soirée et nous ramène à notre bivouac. Cela tombe bien je commençais à somnoler aussi.
Mardi 4 mai 2009
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Le lendemain après un rapide petit déjeuner pris sous la grande tente berbère, nous reprenons la piste pour rentrer à M’Hamid et retrouver notre Dacia Logan. Edith serait bien restée encore quelques heures de plus dans le désert mais notre guide semble pressé de rentrer. Heureusement elle s’est réveillée tôt et a pu grimper sur les dunes pour apprécier le lever de soleil.
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Nous roulons tout le reste de la journée en passant par Zagora et Ouarzazate pour retrouver l’hôtel Atlas Asni et sa superbe piscine à Marrakech.
Mercredi 5 mai 2009
Qu’il est difficile de s’arracher de l’hôtel Asni ! Nous passons la matinée au bord de sa piscine et aussi une partie de l’après midi. Nous envisageons de rester un jour de plus à Marrakech mais nous sommes raisonnables, Harmonie nous attend à Rabat pour cingler vers le Portugal puis l’Espagne et la France et se préparer à un autre voyage. Mais chut, ce n’est pas encore le moment d’en parler.
Jeudi 6 mai 2009
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Le retour à Rabat se fait sous la chaleur par l’autoroute. Nous ne rencontrons plus de policiers verbalisateurs armés de compteurs de vitesse. En passant à Mohammedia nous profitons du coffre de la Dacia pour faire un gros ravitaillement à l’hypermarché Marjane. Nous avons fait plus de 3600 Kms avec cette voiture pour le prix de 250DH par jour. En fin de soirée nous retrouvons notre Harmonie qui est resté sous la bonne garde des vigils du port. Il a une carène toute propre, un plongeur marocain a gratté sa coque en notre absence pour 1000DH.
Notre séjour au Maroc est terminé. Encore un jour ou deux avant de prendre la mer. Nous sommes enchantés de ce détour d’un mois et demi au Maroc entre Madère et le Portugal. Que de belles choses visitées, que de moments inoubliables saisis parfois avec l’appareil photo. Que de bons souvenirs à emporter malgré l’épisode du vol de mon portefeuille !
Les marocains ont toujours été gentils avec nous, même si nous les avons trouvés collants, toujours âpres à gagner quelques dirhams. Nous n’avons pu entamer des conversations avec eux sans arrière pensée commerciale sauf avec le personnel de la marina qui fait tous les efforts possibles pour contenter les plaisanciers sans réclamer de pourboire. Merci à vous. Vous rêvez d’un Maroc moderne, propre, performant comme l’est votre marina.
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Il y a encore beaucoup de chemin à faire pour y arriver. Mais votre pays le mérite, c’est un très beau pays.
PS : 100DH = environ 9€ mais c’est aussi le salaire journalier d’un jeune soudeur !
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