Récit Edith, ajouts Denis
Après la magnifique saison 2009-2010 avec le Rallye des îles du soleil, nous laissons Harmonie en hivernage à Trinidad.
C’est le 27 mai 2010 que nous prenons l’avion pour rentrer en France : Trinidad, Londres, Paris. Nous rejoignons ensuite Lorient après quelques heures passées dans le TGV.
Quel bonheur de retrouver enfin mes doudous ! Mon fils nous attend à notre arrivée à Lorient. Quelques jours après, ma fille qui étudie à Lyon vient passer trois semaines de vacances chez nous. Quel bonheur de les avoir près de moi, de retrouver aussi ma sœur et toute sa petite famille et bien entendu toutes mes chères amies.
Pourtant cela me fait tout drôle de retrouver la France. Après notre longue absence de 9 mois je me sens complètement déconnectée du monde que je retrouve. Tant de choses se sont passées pour chacun. Je dois me réadapter à la vie de tous les jours, reprendre les liens, les contacts, les amitiés, m’intéresser aux préoccupations des uns et des autres qui n’ont pas été les miennes pendant de longs mois.
Renouer ! Voilà, tout simplement renouer ! Y compris avec l’actualité, la télé et ses animateurs que nous retrouvons identiques et qui ne nous avaient pas du tout manqués !
En rentrant d’un voyage aussi captivant, on a plein de choses à raconter mais on s’aperçoit très vite qu’elles n’intéressent que peu de monde. Chacun est pris par sa propre vie, par ses propres histoires. Alors on range ses souvenirs, on les met par écrit pour les conserver, on les publie avec des photos dans des livrets que l’on garde précieusement en espérant qu’ils pourront peut être capter l’attention de quelqu’un plus tard.
Le bonheur de retrouver la famille, les amis, la France, ses richesses et sa qualité de vie est tout à fait réel et réjouissant dans les premières semaines. On profite des beautés de la Bretagne, on va à la plage en vélo, on fait des ballades en canoë sur le Blavet.
On apprécie aussi le plaisir d’être à la maison, dans un vrai confort comparativement à celui qu’offre la vie en bateau.
Puis cette jubilation fait place petit à petit à l’envie de repartir. L’impression de ne pas être à sa place, de ne pas être complètement intégrés aux personnes encore en activité professionnelle fait que l’on recherche la fréquentation de gens qui nous ressemblent. Alors on reprend contact avec les anciens du RIDS. On accueille avec enthousiasme les équipages qui ont retraversé l’Atlantique dès cette année et qui rentrent en Bretagne avec leur bateau. On rencontre aussi les autres, ceux qui vont bientôt refaire leurs valises pour repartir aux Antilles où ils ont laissé leur bateau comme nous.
Mais notre programme n’est pas de repartir tout de suite sur Harmonie. Nous avons d’autres beaux voyages à faire pour rendre visite aux enfants de Denis qui vivent à l’étranger.
Nous prenons l’avion en septembre pour nous rendre à New York, la ville où habite Thomas. Nous passons 12 jours chez lui. Quelle ville magnifique et intéressante. Elle nous enchante.
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En novembre direction l’Australie où nous passons un mois à Sydney chez Ludovic et sa petite famille. Nous faisons le connaissance de la petite fille de Denis, la jolie et souriante Chloé née en juillet 2010.
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Nous profitons du séjour en Australie pour faire quelques excursions : plongée sous marine sur la Grande barrière de Corail près de Cairns à 3h d’avion de Sydney puis visite des Blue Mountains en voiture de location. Nous retrouvons là des paysages semblables à ceux de Madère : longues promenades sur des sentiers longeant des à pic !
Ces deux voyages ont été magnifiques, nous avons passé des moments merveilleux avec les enfants de Denis.
Après l’Australie, retour en France pour y passer les fêtes de fin d’année. Cet hiver j’ai la chance d’avoir mes enfants auprès de moi pour Noël. La fête de Noël est pour nous un rassemblement familial très important. L’an passé à la même époque nous séjournions à Salvador de Bahia et la réunion n’avait pas pu avoir lieu. Elle a beaucoup manqué à chacun d’entre nous.
Janvier 2011 : le moment très attendu de retrouver Harmonie approche, non sans appréhension, dans quel état allons nous le récupérer après 7 mois d'absence ?
Le voyage est épuisant, il nous oblige à transiter par Londres et à y passer une nuit !
Nous arrivons à Trinidad en fin d’après midi. L’attente à la douane est un petit peu longue. Un taxi nous amène au chantier Peake. Il roule très vite. Heureusement il nous dépose sain et sauf à coté d’Harmonie vers 21h. Bien entendu, il n’y a personne pour nous aider à trouver une échelle pour grimper sur le bateau qui repose sur des bers. Nous hissons notre bardât à bord, et décadenassons la porte d’Harmonie ! Nous y voilà ! Une petite odeur de moisi nous monte aussitôt aux narines, mais bon, le bateau semble en bon état malgré les 7 mois passés sous le climat tropical de Trinidad. Mais dans la pénombre comment vraiment savoir !
Je fais rapidement notre lit malgré l’encombrement qui règne dans le bateau : les voiles, les drisses et les écoutes sont entreposées dans les cabines pour les protéger de l'humidité du climat de Trinidad.
Au lever du jour il faut se mettre au boulot. Denis fait des allers retours chez les chantiers et les shipchandlers pour contacter les techniciens qui ont à finir les travaux demandés en juin et pour acheter le nécessaire afin de réarmer Harmonie.
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Heureusement l’ambiance est bonne sur le chantier. Nous faisons la connaissance de Noëlle et Daniel sur Nuages, de l’américaine Terry sur Free, de Josée et Michel sur Epsilon et d’Elise et Claude sur Petit Nuage, et aussi de quelques canadiens et américains qui nous convient à une « party » c'est-à-dire à une soirée où chacun amène ses consommations. Cela permet aux navigateurs de discuter de bateaux et d’échanger les savoir faire de chacun.
Jessee James propriétaire d’une entreprise de taxis, met à notre disposition des navettes pour le shopping tous les mardi et vendredi matin pour 10 dollars TT. Il propose aussi des excursions dans l’île. Un dimanche matin il nous propose de découvrir une spécialité de l’île : le Hash.
De quoi s’agit il ? On va fumer ? Pas du tout. Le Hash consiste à courir ou marcher en forêt tropicale, à franchir des obstacles, à traverser de rivières, à monter des pentes éreintantes et à descendre des déclivités casse gueule. Chacun participe à la vitesse qui lui convient, selon ses capacités physiques. Après les avoir épuisées (les capacités physiques) le Hash consiste à rejoindre un lieu d’arrivée pour boire de la bière jusqu’à plus soif afin annuler tous les bienfaits de la séance sportive. Drôle d’exercice !
Nous donnons notre accord pour participer. Jessee accompagné d’un de ses collègues qui possède aussi un taxi van vient nous chercher en début d’après midi. Tout le petit groupe de plaisanciers qui séjourne au chantier Peake est aussi de la fête. Les taxis nous conduisent vers le lieu de départ du Hash au nord de l’île. Nous roulons sur des routes étroites de montagne et débarquons dans un endroit de la forêt profonde qui est le lieu de départ du Hash de ce WE. Environ 200 personnes sont là. Tous les âges et de nombreuses nationalités sont représentés. Un type habillé en Mahatma Gandhi commande l’organisation. Il lance le départ. Nous ne me doutions pas que cette course promenade pouvait être aussi difficile. Nous avons traversé des rivières, monté des pentes à 45° qui pour couronner le tout étaient super glissantes, redescendus des collines encore plus hasardeuses sans savoir où nous étions ni si le but était proche. Notre seul souci était de ne pas nous perdre dans la forêt et donc de ne pas nous faire distancer par les autres concurrents !
Heureusement pour nous le groupe de tête se trouve bloqué après une heure et demi de course par la présence d’un nid de guêpes extrêmement dangereuses. Quelques personnes sont piquées et ce groupe de tête décide de faire demi tour. Nous pouvons ainsi rattraper notre retard.
Ils sont fous ces anglais décolonisés ! Après une telle journée, c'est la beuverie générale à la bière qui dure jusque tard dans la nuit. Très peu pour nous !
Après avoir absorbé quelques bières rafraîchissantes et été intronisés par le Mahatma, nous n’avons plus qu’une envie : retrouver nos bateaux et nous reposer. Mais il faut attendre nos chauffeurs qui sont rivés au bar ! Après quelques dizaines de minutes d’attente nous pouvons prendre le chemin du retour et retrouver nos bateaux. Home sweet home, une bonne douche et au lit.
Deux jours plus tard, le mardi 25 janvier 2011, nous remettons enfin Harmonie à l’eau après plus de deux semaines passées sur le chantier.
Nous angoissons un peu car pour Nuages qui a été mis à l’eau quelques jours auparavant, l’opération ne s’est pas bien passée. Pendant le transport du lieu de stockage au lieu de mise à l’eau, une cale soutenant la quille s’est détachée et la coque retenue par les seuls patins du ber de transport s’est déformée. Heureusement le chantier Peake a réparé aussitôt ce feeling 10.90.
Nous voilà à l’eau, au mouillage dans la baie de Chaguarimas, pas loin de nos amis Nuages et Epsilon et d'un autre bateau, Petit nuage : petits apéros entre voileux !
Nous décidons de partir avec Nuages pour Grenade. Nuages part le premier. Quant à nous, il ne nous reste qu’à faire le plein de gasoil. Cela prend habituellement 20mn, mais manque de chance ce jour là, un bateau de pêche occupe la station de gasoil et y reste toute la journée pour remplir ses cuves. Quand vient notre tour, la nuit est là. Nous préférons différer notre départ plutôt que sortir de la baie sans visibilité.
Le lendemain matin nous sommes enfin prêts à voguer vers Grenade, vers les Antilles.
Grenade et Carriacou
L'île aux épices
Récit Edith ajouts Denis
Epsilon et Petit nuage décident de rester encore quelques temps au mouillage dans la baie de Chaguaramas. Nuages nous attend à St George où nous espérons aussi retrouver des amis du RIDS 2009-2010. Nous partons en fin de soirée le mardi 1 février 2011 pour une traversée de nuit de 80 milles, après 9 mois sans avoir vraiment navigué.
Pour une traversée, c’est une sacrée traversée ! Je ne suis plus habituée et la houle me chavire l’estomac. La nuit est très longue, des rafales de vent font gîter le bateau plus que je ne le souhaite et je ne laisse pas beaucoup dormir Denis pendant ses quarts.
Harmonie va vite, 8 à 9 noeuds, trop vite nous devons le ralentir pour ne pas arriver devant St George de nuit. Mais c’est trop tard, la côte approche, il fait nuit noire, pas de lune pour éclairer le chenal d’entrée du port de St George que nous ne connaissons pas. Demi tour pour attendre le lever du soleil. Direction le large jusqu’à ce que le soleil pointe à l’horizon !
Nous mettons l’ancre à St George derrière Nuages, la houle est forte à cet endroit, cela ne me plait pas. Les quais de la ville se trouvent à des centaines de mètres. Avec notre annexe nous allons peiner pour y arriver. Le mouillage de St George ne ressemble vraiment pas aux images idylliques des ports des Antilles.
Nous décidons de nous reposer un peu avant de repartir vers le sud de l'île : Prickly Bay.
David de Suzie Too (le bateau de nos amis anglais du Rallye des îles du soleil) nous contacte par VHF. Il est sur place avec sa femme Suzanne et ils nous attendent. Il n’y a plus à hésiter. Denis décide de lever l’ancre et de partir immédiatement vers Prickly.
Nous naviguons à la voile jusqu’à la pointe des Salines où nous trouvons un vent très fort qui souffle de face. Denis affale les voiles et lance le moteur. Harmonie avance à 6 noeuds contre le vent fort pour nous faire parcourir les quelques milles qui restent à franchir avant de rejoindre Prickly Bay.
Enfin nous y voilà ! Suzie Too est là ! Ce n’est pas le même bateau que celui que nous avons connu pendant le Rallye, c’est un autre voilier, un Bénéteau 57 tout neuf. David et Suzanne lui ont donné le même nom. Eux n’ont pas changés. Toujours aussi sympathiques et accueillants. Les retrouvailles sont émouvantes, le RIDS 2009-2010 a été une aventure extraordinaire de 9 mois qui a crée un lien exceptionnel entre ses participants. Nous revoir est fantastique.
David et Suzanne nous invitent à dîner le lendemain. Belle soirée passée avec eux et leur deux équipiers qui viennent d'arriver à Grenade par avion. Notre anglais s’améliore. J’ai des compliments de David et de Suzanne à ce propos.
Dans cette baie, il y a tout ce qu’il faut, Internet, une laverie, des taxis, des bus, des restaurants, des bars où les happy hours sont nombreux. On peut aussi hiverner les bateaux en sécurité dans le chantier de Prickly Bay.
Vendredi soir, le 4 février, nous nous retrouvons tous au bar pour un fameux happy hours. Nous sommes surpris de retrouver là Martine et Christian de Tahaa Tiva que nous avons rencontré à Mindelo et ensuite à Salvador de Bahia l’an passé. Le monde de la plaisance est petit. Leur projet est de faire le tour du monde. Ils vont bientôt partir en direction de Panama pour passer dans l’océan Pacifique.
Un Steel band et un orchestre de rock ainsi qu’un musicien de jazz animent alternativement cette soirée en face de la plage. Agréables moments.
Samedi : Suzie Too lève l’ancre pour passer une journée à Port Louis, la marina de St George. Nous entendons Epsilon à la VHF. Son équipage arrive aussi à Port Louis. Nous décidons alors de nous rendre aussi à St George, mais en taxi, pour visiter cette ville, capitale de Grenade. Nous déambulons toute la journée dans les rues sous un soleil harassant, nous ne manquons pas de visiter le marché local très coloré. C’est le royaume des épices. A midi nous nous arrêtons dans une guinguette au bord de l’eau pour déguster un bon poisson. La vie ici n’est pas chère. Que du bonheur de voir cette ravissante ville, ses maisons colorées, propres, ses jardins remarquablement bien entretenus. Les commerçants ont le sourire aux lèvres, pas d’animosité, que du plaisir.
Nous voyons arriver Suzie Too de l’endroit où nous déjeunons, Denis filme. Ensuite nous faisons le tour de la baie à pied pour rejoindre la marina et y saluer une dernière fois nos amis anglais.
Nous retrouvons aussi Epsilon dans cette marina. Son équipage est fatigué après une nuit de navigation mouvementée, pire que la notre je pense. Nous les laissons se reposer et rentrons tranquillement à Prickly Bay, en bus, satisfaits de cette bonne journée.
Lundi 7 février 2011 : C’est l’anniversaire de l’indépendance de l’île : Independence Day, assez folklorique ! Les habitants sont fiers de leur armée, le drapeau national flotte partout. Nous, avec nos yeux d’européens nous ne comprenons pas trop bien ! Intéressant, mais assez ennuyeux à la longue ! Expérience à vivre !
Mardi 8 février 2011 : nous prenons un mini bus conduit par Paul pour un tour de l’île avec les équipages d’Epsilon et Soléja. Paul nous a concocté un circuit que résume assez bien l’île, rhumerie, chocolaterie, noix de muscade, plage et arrêt sur le marché de Grenville.
Mercredi 9 février 2011
Nous décidons d’emmener Harmonie à la marina de Port Louis pour nous brancher sur une prise de quai et recharger les batteries à plein. Cela est nécessaire quand les batteries sont neuves. Notre groupe électrogène fonctionne bien mais il doit tourner des heures pour arriver à une charge de 100%.
Epsilon nous a réservé une place et nous apprécions le luxe d’être amarré à un ponton avec l’eau courante, l’électricité et l’absence de houle.
La marina est neuve, style anglais, de jolies maisonnettes, des douches luxueuses et vastes - du jamais vu - une piscine, une petite épicerie, un restaurant bar, le grand confort !
Je ne vous ai pas encore présenté l’équipage sympathique d’Epsilon – Michel est canadien, son accent et son vocabulaire sont inoubliables, Tabernacle ! Il navigue avec Josée qui est française.
Nous passons une petite semaine dans cette marina de charme, avec tout le confort. J'ai rarement vu une marina aussi bien conçue et entretenue. Nous regardons tous les jours la météo car il nous tarde de partir sur Carriacou.
Josée et Michel ont la gentillesse de nous préparer un lunch canadien, hum! un vrai régal : oeufs, beans, bacon, pain fait maison, pan cake avec bien entendu le fameux sirop d'érable. Merci Epsilon!
Nous décidons de caboter avec eux vers les Grenadines.
Lundi 14 février 2011
Quelle bonne surprise, nous voyons arriver nos amis Norma et Philippe de Minnie B (RIDS). Comme c’est la Saint Valentin nous déjeunons avec eux et en compagnie de Michel et Josée au restaurant de la marina. Que de souvenirs à nous remémorer. La journée se termine sur Harmonie pour un apéro dînatoire.
Mardi 15 février 2011
Direction Carriacou, navigation toujours au près, l’alizé est bien présent et les rafales sont soudaines.
Nous ancrons à Tyrell Bay, superbe mouillage et superbe endroit. Un petit restaurant au bord de plage nous accueille. La vue sur la baie est époustouflante.
A Carriacou nous captons très bien Internet grâce à une association pour enfants qui a installé un émetteur wifi moyennent un petit don. Je peux donc ainsi contacter Justine pour ses 25 ans le 18 février.
Nous faisons la rencontre de Denise, une marchande de fruits et de légumes (ses citrons verts sont incomparables)
Le soir : repas entre amis avec Epsilon et baignade PMT autour du bateau.
A Tyrell Bay des revendeurs de poissons et de langoustes viennent en barque pour nous proposer leurs marchandises. Nous ne résistons pas à leur offre et achetons une langouste de 3 livres - 20 dollars EC la livre – 6€ - Les prix ici ne sont pas donnés bien que très inférieurs à ceux de la France. Il faut tout de même négocier ! Mais que c’est bon !
Dimanche 20 février 2011
Après 5 jours passés à Tyrell Bay, il est temps de repartir. Nous nous dirigeons vers la petite île toute proche de Sandy Island – une simple bande de sable blanc entourée d’eau turquoise – que nous avons aperçue et admirée depuis les hauteurs de Carriacou. Le site ressemble à une carte postale. Nous restons une journée puis retournons à Carriacou dans la ville de Hillsborough pour y faire la clearance de sortie de l’état de Grenade et acheter quelques victuailles. Le mouillage de Hillsborough étant agité nous retournons passer la nuit à Sandy Island.
Archipel de Saint Vincent
Récit Edith et Denis
L'état de Saint Vincent est constitué des îles d' Union, Petit Saint Vincent, Mayro, Les Tobago Cays, Canouan, Moustique, Bequia et Saint Vincent. Le plus beau terrain de jeu des Caraîbes pour un navigateur. Pour plagier l'écrivain prix goncourt 2010 Denis dit "Possibilité d'un Paradis"
Jeudi 24 février 2011
Départ de Sandy Bay pour l’île voisine : Union. Le vent fort est toujours de la partie, mais heureusement les distances entre ces îles sont très courtes.
Le temps à Union n’est pas extraordinaire, je m’attendais à mieux ! De la pluie, du vent ! Les gens d’ici disent que c’est inhabituel, qu’ils ont rarement vu cela, nous n’avons pas de chance !
Nous ancrons à Chatham Bay sur le coté Est de l’île. Pour ma part je n’aime pas du tout cet endroit ! Une grande anse entourée de monts avec un bord de plage étroit, sans rien autour – ni habitations ni commerces à part trois baraques restaurant.
Chatham Bay
Au cours de notre séjour nous déjeunons dans un de ces lolos. Le cuisinier se fait appeler Ognions – prononcer ognionsse – normal pour un cuisinier. Il concocte pour nous et l’équipage d’Epsilon un plat de poissons, des Red Snapper cuit sur le grill avec des pommes de terre. La bière Carib accompagne le repas et des tranches de maracuja sont servies en dessert. Délicieux, tout est extraordinaire y compris le prix. Est il possible qu’une baraque en bois couverte de tôles ait des étoiles au Michelin !
Denis contrairement à moi aime l’endroit. Il le trouve tranquille, mieux abrité que la côte au vent sur laquelle se trouve la ville principale de l’île : Clifton.
Pour aller à Clifton il faut grimper une colline à pente raide pendant quelques centaines de mètres puis marcher une bonne heure et demie avant d’arriver à la ville. Nous nous lançons dans cette randonnée et enfin nous arrivons à Clifton pour y faire la clearance d’entrée dans l’état de Saint Vincent et prendre nos messages sur Internet. Il y a aussi quelques marchandes de fruits et légumes, le grand luxe !
Les formalités de clearance sont toujours aussi folkloriques que celles que Denis a connues lors de son voyage précédent en 2001 – 2002. Au service des douanes nous avons affaire à des employés courtois mais qui prennent leur temps. Ils sont 4 là où il y a du travail à peine pour deux. Un des employés écoute de la musique sur son téléphone portable et en fait profiter tout le bureau tandis que sa jeune collègue se trémousse sur sa chaise en chantant la mélodie qui chuinte du portable, tout en recopiant des bordereaux sur un grand livre. Ils travaillent dans la bonne humeur !
Une fois les formulaires complétés et le prix de la clearance payé, il faut encore se rendre au bureau de l’immigration pour faire tamponner les passeports. Nous sommes les derniers clients. Il est 16h. C’est comme en France.
Le retour au bateau s’effectue en taxi car ici la nuit tombe vite et nous n’avons pas envie de redescendre le sentier pentu de la colline de Chatham Bay dans l’obscurité.
En aparté : le bateau ce n’est pas que du repos, il apporte aussi quelques souffrances ! Un doigt qui se coince dans une drisse, un lumbago qui surgit au réveil on ne sait comment, des bleus aux fesses suite à une chute à qui me fait tomber sur la table de cockpit d’Harmonie, une plaie au tibia après une autre chute sur Epsilon par manque de précautions et parce que je ne connais pas bien ce bateau, une entorse du pied en voulant retenir l’annexe d’Epsilon sur la plage au moment où une vague vicieuse déferle et roule l’équipage sur le sable. Seul Denis qui a vu la vague arriver s’en tire indemne. Toutes ces petites misères font partie aussi des grands souvenirs de navigation !
Jeudi 24 février 2011
Nouvelle direction : les îles de Petit Saint Vincent et de Petite Martinique, lieux paradisiaques disent les guides et montrent les cartes postales. Ha bon ! Un temps exécrable ! Un vent très fort, de la pluie.
Malgré tout nous débarquons à Petit St Vincent pour faire du snorkeling entre deux éclaircies et le lendemain Epsilon nous emmène à Petite Martinique pour faire quelques courses. Son annexe plus puissante que la notre peut contrer le vent fort qui lève les vagues entre les îles séparées d’un ou deux milles. Nous rentrons sur Harmonie en fin de soirée, bien arrosés.
Le lendemain nous passons la journée entière confinés dans le bateau parce qu’on n’y voit pas à dix mètres tant la pluie est drue.
Dimanche 27 février 2011
La nuit est encore agitée, le vent souffle toujours en rafales, nous nous levons souvent pour vérifier notre ancrage. Et le matin : le soleil enfin !
Petit St Vincent est une île occupée par un hôtel qui la couvre entièrement. Les plaisanciers sont les bienvenus sur les plages, au restaurant et au bar. Nous en profitons pour consulter notre courrier postal sur Internet avant de prendre un bain sur la plage. De nos jours on peut consulter son courrier postal sur Internet en le faisant réexpédier à une société dont tous les clients sont des voyageurs comme nous. Elle le scanne, le poste sur Internet et gère sur demande tous les cas qui se présentent, y compris les paiements et démarches diverses si nécessaire. C’est pratique, fiable et on ne dépend de personne.
Après le débarquement sur Petit St Vincent, retour au bateau pour fabriquer du pain selon les conseils et la recette de Michel : une vraie réussite. La différence par rapport à mes recettes précédentes : je fais réagir la levure dans de l’eau à 50°, j’ajoute un cuillère à café de sucre avant d’incorporer le tout à la farine, je pétris la farine, l’eau, la levure, le sel, une première fois avant de laisser reposer et gonfler la boule obtenue pendant 45 mn. Je pétris une seconde fois avant de mettre la pâte dans le moule où elle va gonfler à nouveau avant de l’enfourner dans le four. Le meilleur pain que j’ai dégusté avec Denis aux Antilles. Il confirme !
Pour faire l’avitaillement dans ces îles il faut toute une organisation. Quelquefois la distance entre le bateau et la rive est longue, comme pour aller en annexe de Petit Saint Vincent (qui ne possède aucun commerce) à Petite Martinique, c’est pourquoi nous sommes heureux lorsque qu’un vendeur local approche du bateau pour nous proposer des marchandises (poissons, langoustes, vins, pain ou glace)
Nous achetons un Red Snapper à un boat boy de Petit St Vincent, c’est un excellent poisson dont la chaire ressemble étrangement à celle de la langouste, il faut quand même compter 40 dollars EC – 12€ - (pour un petit kilo)
Lundi 28 février 2011
Les prévisions météo indiquent du beau temps pour les jours qui viennent. C’est le moment d’aller mouiller dans ce qui est généralement admis par tous les navigateurs comme étant le plus bel endroit de toutes les Antilles : Les Tobago Cays.
Le guide nautique Patuelli décrit l’endroit comme étant « constitué de cinq îlots perdus dans une multitude de coraux, accessibles par de multiples passes, protégés du large par des barrières de corail,le Horse Shoe Reef et le World’s End Reef ».
Il ajoute : « Les Tobago c’est aussi des plages splendides, des fonds clairs et des mouillages assez bien protégés »
Nous sommes sur place en moins de deux heures et nous mettons à l’eau dès notre arrivée. Nous explorons en PMT les récifs autour de l’îlot Baradal. Une tortue surgit à quelques mètres devant moi. Je fais ni une ni deux, je la suis et plonge en apnée pour lui caresser le dos. Elle ne s’enfuie pas. Je la saisie et elle m’entraîne sur quelques mètres avant que je la relâche. Même pas peur. Ni elle ni moi !
A notre retour nous apercevons Epsilon à l’ancre, ils viennent d’arriver, la navigation n’a pas été bonne pour eux, leur pilote est en panne, leur moral est au plus bas et ils décident de partir le lendemain pour regagner la Martinique au plus vite afin de réparer. Quel dommage de zapper de si beaux endroits.
L’après midi après un excellent repas de poisson, toujours le même : du Red Snapper, nous partons en annexe sur la barrière de corail pour faire du snorkeling. Nous ancrons le dinghy sur une bouée réservée à cet effet ce qui évite de jeter l’ancre sur les coraux.
L’eau est merveilleusement transparente, turquoise, je n’ai jamais vu de l’eau aussi belle sur fond de sable blanc. Nous nageons entre les blocs de coraux. Le vent toujours fort lève un peu de mer et la nage est difficile. Nous apercevons une multitude de poissons différents. Denis les identifient : des perroquets bleus, des rouges, des anges, des papillons, des sergents majors, des chirurgiens, des balistes, des vivaneaux qui ressemblent aux Red Snapper que nous avons dégustés. Ce sont peut être les mêmes. Il faudra vérifier sur un dictionnaire franco anglais.
Denis déplore, malgré cette beauté, la pauvreté du récif corallien qui est mal en point, recouvert d’une mousse que broutent les poissons du récif. Où sont passés les gorgones, les éponges, les spirographes, les anémones, le corail rouge qui donnent tant de couleurs et abritent tant de vie au fond de l’eau ?
Le soir le vent se lève ! Cela n’était pas prévu sur les fichiers météo ! Denis reste éveillé plusieurs heures pour observer notre ancrage. Des rafales soufflent allant parfois jusqu’à 30 nœuds, la nuit a été longue pour lui !
Mardi 1 mars 2011
Le vent s’est calmé. Nous profitons de la belle matinée pour effectuer un tour de snorkeling autour du bateau pour contrôler la tenue de l’ancre. Elle est entièrement enfouie sous le sable, on n’aperçoit plus que la chaîne. Le bateau a du bien tirer sur son mouillage cette nuit sous l’effet des rafales !
Nous continuons notre séance de PMT jusqu’à un bateau voisin construit par Alliage comme le nôtre. Un 48 CC. La discussion avec le propriétaire tourne autour des problèmes rencontrés par Alliage qui depuis sa reprise par le chantier Alubat ne semble plus assurer de service après vente. C’était pourtant un des grands arguments commerciaux avancés par le chantier Alliage.
Nous poursuivons le PMT jusqu’à la pointe nord de Baradal où Denis avait nagé il y a des années, en 1998, au milieu de bancs de petits poissons multicolores qui l’entouraient et qu’il ne pouvait pas saisir tant les mouvements dans un banc de poisson sont aléatoires, même quand ces poissons sont tout proche à quelques centimètres de chaque main. Denis a gardé un souvenir ému de cette expérience. Déception, il n’y a plus rien d’intéressant à voir. Les bancs de poissons n’existent plus, ils sont remplacés par quelques poissons perroquets brouteurs de mousses qui recouvrent le corail mort. C’est la troisième fois que Denis vient au Tobago Cays : 1998, 2002, 2011. Le site est toujours très beau à visiter mais en ce qui concerne la vie sous marine tout a bien régressé depuis 1998. En 2002 la mort du récif corallien était imputée au réchauffement climatique. Depuis 2002 la situation du récif corallien aux Tobago Cays ne s’est pas améliorée.
Mercredi 2 mars 2011
Nous poursuivons notre remontée vers le nord en nous arrêtant à Charleston sur l’île de Canouan. Beau temps, ciel bleu, mouillage un peu rouleur face à un hôtel d’où nous pouvons nous brancher sur Internet et envoyer quelques messages aux amis, tranquillement assis sous un cocotier en sirotant une bière locale.
Canouan possède quelques petits supermarchés. Nous renouvelons l’avitaillement d’Harmonie dont les réserves commencent à baisser sérieusement. Je fais un pain très réussi. Il accompagne le gros poisson que nous avons acheté à un boat boy local.
Samedi 5 mars 2011
Nous faisons une halte sur l'île Moustique, l'île aux milliardaires! Nous n'en voyons aucun, les villas sont inaccessibles, les prix dans les boutiques sont en rapport avec le standing de l'île, rien d' intéressant à voir! Après un verre au Basil's bar et une connexion internet nous décidons de partir le lendemain.
Samedi 5 mars 2011
Mouillage à Bequia, il n'est pas évident de trouver une bonne place, les bateaux sont serrés, nous devons recommencer notre ancrage car nous dérapons. Nous restons deux jours, ce qui nous permet d'avoir une vue d'ensemble de cette côte et de profiter, pour une fois, d'une belle plage. Nous nous régalons en observant un local qui veut absolument beacher avec une vedette à moteur toute neuve et qui ne sait vraiment pas si prendre, c'est à cet endroit que nous faisons connaissance de l'équipage de Perle.
Arrivée du Bel Espoir à Admiral Bay Bequia.
Lundi 7 mars 2011
Le commité d'accueil est là, c'est obligatoire pour mouiller à Wallilabou. Ancre sur l'avant et bout attaché à un palmier sur l'arrière.
Nous sommes en face du lieu de tournage de Pirate des Caraïbes, les décors sont toujours sur place, facades de maisons, canons, cercueils, etc...Les habitants sont très fiers de cette renommée et ils en font un bon commerce.
Nous retrouvons Perle et son équipage avec qui nous faisons une belle promenade jusqu'aux Water falls.
Nous voulons visiter l'île mais malheureusement nous tombons sur un guide assez spécial.
Nous avons rendez-vous avec lui pour prendre un bus, mais au bout d'une bonne demie heure d'attente sur la route, au lieu du bus, c'est une voiture de police qui s'arrête à notre niveau et embarque notre guide! Pas d'explications! Le policier nous dit simplement : "We have to talk to him at the Police Station"
Notre visite tombe à l'eau, nous rejoignons le ponton et nous nous apercevons que le jeune homme qui devait garder notre bateau est absent! Aucun moyen de rejoindre Harmonie, notre annexe étant restée sur ses baussoirs. Denis doit se jetter à l'eau pour rejoindre le bateau et revenir me chercher en annexe. Deux heures plus tard, notre guide à le culot de venir nous proposer de repartir avec lui! Je l'envoie fermement promener!
C'est à Wallilabou Bay que le film Pirate des caraîbes a été tourné. Les décors sont restés sur place.
Mercredi 9 mars 2011
Toujours beaucoup de vent pour cette navigation, avec des rafales qui nous obligent à faire de nombreuses manoeuvres, du près, toujours du près! Longue navigation en tirant des bords contre le vent de face. Heureusement nous allons vite et généralement nous doublons tous les autres bateaux. Harmonie est un bateau léger qui marche bien au près avec son mât carbone hyper rigide qui ne déforme pas la voile et sa longue quille de 3m. Dans ces bords de près sous grand voile un ris et trinquette déployée nous laissons sur place les autres voiliers qui naviguent avec leur génois enroulé avec de nombreux tours qui donnent à leur voile une forme de poche, pas très convaincante pour faire du près.
Nous décidons de nous arrêter au sud de l'île de Sainte Lucie à l'endroit dénommé les 2 Pitons au lieu d'aller à Marigot Bay. Pas si mal ! Un endroit magique, j'adore! En plus la bonne surprise de cette fin de navigation est la prise d'un beau barracuda. Je n'avais jamais vu cela, impressionnant ! C'est une belle bestiole de 1,10m. Nous le mangeons en 4 jours, en carpacio avec citron vert, huile d'olive et oignons et en cubes juste retournés à la poële, un délice.
C'est parti pour une longue marche vers le sommet du mont. Une route entretenue par l'hôtel, bordée de fleurs et d'arbres, un vrai régal pour les yeux mais pas pour les jambes. C'est vraiment pentu et le soleil de plomb n'arrange rien. Nous trouvons un taxi au sommet qui nous propose de nous emmener voir le cratère de la soufrière, c'est avec grand plaisir que nous retrouvons un peu de fraicheur grace à la climatisation de la voiture.
Une chose vraiment impensable, le village de la Soufrière est situé au pied du volcan. Les guides qui font visiter le volcan indiquent que les vulcanologues estiment une éruption possible avant une centaine d'année.
La Martinique
Nous retrouvons Annette et Jean-Michel pour de longues ballades sur Ste Anne
La Dominique
Les Saintes
Nous visitons les Saintes en scooter
Harmonie en Guadeloupe
Nous retrouvons la Guadeloupe sous la pluie.
Après les Saintes une première étape aux ilets Pigeon nous permet d'admirer les poissons de la réserve Cousteau. En chemin nous croisons une baleine qui ondule sous nous yeux et nous montre sa queue avant de plonger majestueusement. Quel spectacle rare!
Ensuite direction Deshaies, joli petit port touristique où nous restons 3 jours avant de reprendre le chemin des Saintes pour une étape avant Pointe à Pitre.
Nous mouillons à Carénage et retrouvons de vieilles connaissances rencontrées aux Canaries en 2008: Xara et son skipper Christian, toujours aussi bout en train, qui prépare son bateau pour une traversée retour vers la France et Tara de Gégé et Coco qui eux aussi rentrent avec leur bateau en France. Que de choses à se raconter.
Nous passons aussi une journée sympathique chez Yolande et Dominique, anciens équipiers de Pilhoué V sur le rallye des îles du soleil. Yolande nous a gatés: agneau Pascal et après midi au bord de leur piscine.
Nous sommes maintenant fin et avril et nous commençons notre descente vers la Martinique où nous comptons hiverner Harmonie. Marie Galante à 20 milles sous la Guadeloupe est une étape incontournable. Nous la rejoignons en 3 heures de navigation, au près, un ris et trinquette, avec une mer creuse. A l'arrivée à Saint Louis, tout se calme et le mouillage devient enchanteur!
Après Marie Galante nous entammons la descente vers la Dominique puis la Martinique où nous mouillons dans la baie des Flamands.
Nous assistons à la remise des prix de la Transat Benodet - Fort de France. Cela a été une belle course avec des écarts de moins de 5 mn entre les premiers et un classement complétement perturbé par une application stricte du réglement.
Classement Après Jury
•1 - Thomas Rouxel BRETAGNE - CREDIT MUTUEL PERFORMANCE
•2 - Fabien Delahaye PORT DE CAEN OUISTREHAM
•3 - Erwan Tabarly NACARAT
" 35mn de pénalité pour une bouteille thermos:
Le jury rend ses décisions
Suite à l'arrivée de la Transat Bénodet - Martinique, le jury présidé par Jean-Pierre Velay et nommé par la Fédération Française de Voile, s'est réuni hier soir en Martinique afin de statuer sur plusieurs infractions constatées au départ et à l'arrivée de la course. Ainsi, Nicolas Lunven (Generali) a-t-il écopé d'une pénalité de 35 minutes pour avoir été contrôlé au départ de Bénodet avec un contenant pouvant recevoir du liquide venant en dépassement des 25 litres autorisés par la jauge. Mêmes causes et mêmes conséquences pour Anthony Marchand (Bretagne - Crédit Mutuel Espoir) et Francisco Lobato (Roff) qui se voient eux aussi pénalisés de 35 minutes sur leur temps de course entre la Bretagne et les Antilles. Enfin, Erwan Tabarly (Nacarat) s'est quant à lui vu infliger 17 minutes et 30 secondes de temps supplémentaire suite à la rupture des deux plombs empêchant le déplacement du radeau de survie"
De la baie des Flamands nous regagnons le Marin après un arrêt aux Anses d'Arlet.
La dernière navigation des Anses d'Arlet au Marin se fait entièrement à la voile dans un vent molissant et contraire. Nous admirons ainsi le Diamant de près et pendant un long moment! mais pas question de marcher au moteur pour cette dernière navigation de la saison sur Harmonie.
Au Marin nous passons quelques moments sympathiques avec Jean et Simone sur leur nouveau catamaran de 50 pieds Hydrablue que nous essayons en mer. C'est certain, il va vite!
Retour en métropole le Mercredi 25 mai 2011 après un gros travail de préparation du bateau pour son hivernage.
Ah, j'oubliais, nous avons mis Harmonie en vente avec quelques idées derrière la tête. Des idées pour de nouvelles navigations....
Après la magnifique saison 2009-2010 avec le Rallye des îles du soleil, nous laissons Harmonie en hivernage à Trinidad.
C’est le 27 mai 2010 que nous prenons l’avion pour rentrer en France : Trinidad, Londres, Paris. Nous rejoignons ensuite Lorient après quelques heures passées dans le TGV.
Quel bonheur de retrouver enfin mes doudous ! Mon fils nous attend à notre arrivée à Lorient. Quelques jours après, ma fille qui étudie à Lyon vient passer trois semaines de vacances chez nous. Quel bonheur de les avoir près de moi, de retrouver aussi ma sœur et toute sa petite famille et bien entendu toutes mes chères amies.
Pourtant cela me fait tout drôle de retrouver la France. Après notre longue absence de 9 mois je me sens complètement déconnectée du monde que je retrouve. Tant de choses se sont passées pour chacun. Je dois me réadapter à la vie de tous les jours, reprendre les liens, les contacts, les amitiés, m’intéresser aux préoccupations des uns et des autres qui n’ont pas été les miennes pendant de longs mois.
Renouer ! Voilà, tout simplement renouer ! Y compris avec l’actualité, la télé et ses animateurs que nous retrouvons identiques et qui ne nous avaient pas du tout manqués !
En rentrant d’un voyage aussi captivant, on a plein de choses à raconter mais on s’aperçoit très vite qu’elles n’intéressent que peu de monde. Chacun est pris par sa propre vie, par ses propres histoires. Alors on range ses souvenirs, on les met par écrit pour les conserver, on les publie avec des photos dans des livrets que l’on garde précieusement en espérant qu’ils pourront peut être capter l’attention de quelqu’un plus tard.
Le bonheur de retrouver la famille, les amis, la France, ses richesses et sa qualité de vie est tout à fait réel et réjouissant dans les premières semaines. On profite des beautés de la Bretagne, on va à la plage en vélo, on fait des ballades en canoë sur le Blavet.
On apprécie aussi le plaisir d’être à la maison, dans un vrai confort comparativement à celui qu’offre la vie en bateau.
Puis cette jubilation fait place petit à petit à l’envie de repartir. L’impression de ne pas être à sa place, de ne pas être complètement intégrés aux personnes encore en activité professionnelle fait que l’on recherche la fréquentation de gens qui nous ressemblent. Alors on reprend contact avec les anciens du RIDS. On accueille avec enthousiasme les équipages qui ont retraversé l’Atlantique dès cette année et qui rentrent en Bretagne avec leur bateau. On rencontre aussi les autres, ceux qui vont bientôt refaire leurs valises pour repartir aux Antilles où ils ont laissé leur bateau comme nous.
Mais notre programme n’est pas de repartir tout de suite sur Harmonie. Nous avons d’autres beaux voyages à faire pour rendre visite aux enfants de Denis qui vivent à l’étranger.
Nous prenons l’avion en septembre pour nous rendre à New York, la ville où habite Thomas. Nous passons 12 jours chez lui. Quelle ville magnifique et intéressante. Elle nous enchante.
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En novembre direction l’Australie où nous passons un mois à Sydney chez Ludovic et sa petite famille. Nous faisons le connaissance de la petite fille de Denis, la jolie et souriante Chloé née en juillet 2010.
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Nous profitons du séjour en Australie pour faire quelques excursions : plongée sous marine sur la Grande barrière de Corail près de Cairns à 3h d’avion de Sydney puis visite des Blue Mountains en voiture de location. Nous retrouvons là des paysages semblables à ceux de Madère : longues promenades sur des sentiers longeant des à pic !
Ces deux voyages ont été magnifiques, nous avons passé des moments merveilleux avec les enfants de Denis.
Après l’Australie, retour en France pour y passer les fêtes de fin d’année. Cet hiver j’ai la chance d’avoir mes enfants auprès de moi pour Noël. La fête de Noël est pour nous un rassemblement familial très important. L’an passé à la même époque nous séjournions à Salvador de Bahia et la réunion n’avait pas pu avoir lieu. Elle a beaucoup manqué à chacun d’entre nous.
Janvier 2011 : le moment très attendu de retrouver Harmonie approche, non sans appréhension, dans quel état allons nous le récupérer après 7 mois d'absence ?
Le voyage est épuisant, il nous oblige à transiter par Londres et à y passer une nuit !
Nous arrivons à Trinidad en fin d’après midi. L’attente à la douane est un petit peu longue. Un taxi nous amène au chantier Peake. Il roule très vite. Heureusement il nous dépose sain et sauf à coté d’Harmonie vers 21h. Bien entendu, il n’y a personne pour nous aider à trouver une échelle pour grimper sur le bateau qui repose sur des bers. Nous hissons notre bardât à bord, et décadenassons la porte d’Harmonie ! Nous y voilà ! Une petite odeur de moisi nous monte aussitôt aux narines, mais bon, le bateau semble en bon état malgré les 7 mois passés sous le climat tropical de Trinidad. Mais dans la pénombre comment vraiment savoir !
Je fais rapidement notre lit malgré l’encombrement qui règne dans le bateau : les voiles, les drisses et les écoutes sont entreposées dans les cabines pour les protéger de l'humidité du climat de Trinidad.
Au lever du jour il faut se mettre au boulot. Denis fait des allers retours chez les chantiers et les shipchandlers pour contacter les techniciens qui ont à finir les travaux demandés en juin et pour acheter le nécessaire afin de réarmer Harmonie.
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Heureusement l’ambiance est bonne sur le chantier. Nous faisons la connaissance de Noëlle et Daniel sur Nuages, de l’américaine Terry sur Free, de Josée et Michel sur Epsilon et d’Elise et Claude sur Petit Nuage, et aussi de quelques canadiens et américains qui nous convient à une « party » c'est-à-dire à une soirée où chacun amène ses consommations. Cela permet aux navigateurs de discuter de bateaux et d’échanger les savoir faire de chacun.
Jessee James propriétaire d’une entreprise de taxis, met à notre disposition des navettes pour le shopping tous les mardi et vendredi matin pour 10 dollars TT. Il propose aussi des excursions dans l’île. Un dimanche matin il nous propose de découvrir une spécialité de l’île : le Hash.
De quoi s’agit il ? On va fumer ? Pas du tout. Le Hash consiste à courir ou marcher en forêt tropicale, à franchir des obstacles, à traverser de rivières, à monter des pentes éreintantes et à descendre des déclivités casse gueule. Chacun participe à la vitesse qui lui convient, selon ses capacités physiques. Après les avoir épuisées (les capacités physiques) le Hash consiste à rejoindre un lieu d’arrivée pour boire de la bière jusqu’à plus soif afin annuler tous les bienfaits de la séance sportive. Drôle d’exercice !
Nous donnons notre accord pour participer. Jessee accompagné d’un de ses collègues qui possède aussi un taxi van vient nous chercher en début d’après midi. Tout le petit groupe de plaisanciers qui séjourne au chantier Peake est aussi de la fête. Les taxis nous conduisent vers le lieu de départ du Hash au nord de l’île. Nous roulons sur des routes étroites de montagne et débarquons dans un endroit de la forêt profonde qui est le lieu de départ du Hash de ce WE. Environ 200 personnes sont là. Tous les âges et de nombreuses nationalités sont représentés. Un type habillé en Mahatma Gandhi commande l’organisation. Il lance le départ. Nous ne me doutions pas que cette course promenade pouvait être aussi difficile. Nous avons traversé des rivières, monté des pentes à 45° qui pour couronner le tout étaient super glissantes, redescendus des collines encore plus hasardeuses sans savoir où nous étions ni si le but était proche. Notre seul souci était de ne pas nous perdre dans la forêt et donc de ne pas nous faire distancer par les autres concurrents !
Heureusement pour nous le groupe de tête se trouve bloqué après une heure et demi de course par la présence d’un nid de guêpes extrêmement dangereuses. Quelques personnes sont piquées et ce groupe de tête décide de faire demi tour. Nous pouvons ainsi rattraper notre retard.
Ils sont fous ces anglais décolonisés ! Après une telle journée, c'est la beuverie générale à la bière qui dure jusque tard dans la nuit. Très peu pour nous !
Après avoir absorbé quelques bières rafraîchissantes et été intronisés par le Mahatma, nous n’avons plus qu’une envie : retrouver nos bateaux et nous reposer. Mais il faut attendre nos chauffeurs qui sont rivés au bar ! Après quelques dizaines de minutes d’attente nous pouvons prendre le chemin du retour et retrouver nos bateaux. Home sweet home, une bonne douche et au lit.
Deux jours plus tard, le mardi 25 janvier 2011, nous remettons enfin Harmonie à l’eau après plus de deux semaines passées sur le chantier.
Nous angoissons un peu car pour Nuages qui a été mis à l’eau quelques jours auparavant, l’opération ne s’est pas bien passée. Pendant le transport du lieu de stockage au lieu de mise à l’eau, une cale soutenant la quille s’est détachée et la coque retenue par les seuls patins du ber de transport s’est déformée. Heureusement le chantier Peake a réparé aussitôt ce feeling 10.90.
Nous voilà à l’eau, au mouillage dans la baie de Chaguarimas, pas loin de nos amis Nuages et Epsilon et d'un autre bateau, Petit nuage : petits apéros entre voileux !
Nous décidons de partir avec Nuages pour Grenade. Nuages part le premier. Quant à nous, il ne nous reste qu’à faire le plein de gasoil. Cela prend habituellement 20mn, mais manque de chance ce jour là, un bateau de pêche occupe la station de gasoil et y reste toute la journée pour remplir ses cuves. Quand vient notre tour, la nuit est là. Nous préférons différer notre départ plutôt que sortir de la baie sans visibilité.
Le lendemain matin nous sommes enfin prêts à voguer vers Grenade, vers les Antilles.
Grenade et Carriacou
Récit Edith ajouts Denis
Epsilon et Petit nuage décident de rester encore quelques temps au mouillage dans la baie de Chaguaramas. Nuages nous attend à St George où nous espérons aussi retrouver des amis du RIDS 2009-2010. Nous partons en fin de soirée le mardi 1 février 2011 pour une traversée de nuit de 80 milles, après 9 mois sans avoir vraiment navigué.
Pour une traversée, c’est une sacrée traversée ! Je ne suis plus habituée et la houle me chavire l’estomac. La nuit est très longue, des rafales de vent font gîter le bateau plus que je ne le souhaite et je ne laisse pas beaucoup dormir Denis pendant ses quarts.
Harmonie va vite, 8 à 9 noeuds, trop vite nous devons le ralentir pour ne pas arriver devant St George de nuit. Mais c’est trop tard, la côte approche, il fait nuit noire, pas de lune pour éclairer le chenal d’entrée du port de St George que nous ne connaissons pas. Demi tour pour attendre le lever du soleil. Direction le large jusqu’à ce que le soleil pointe à l’horizon !
Nous mettons l’ancre à St George derrière Nuages, la houle est forte à cet endroit, cela ne me plait pas. Les quais de la ville se trouvent à des centaines de mètres. Avec notre annexe nous allons peiner pour y arriver. Le mouillage de St George ne ressemble vraiment pas aux images idylliques des ports des Antilles.
Nous décidons de nous reposer un peu avant de repartir vers le sud de l'île : Prickly Bay.
David de Suzie Too (le bateau de nos amis anglais du Rallye des îles du soleil) nous contacte par VHF. Il est sur place avec sa femme Suzanne et ils nous attendent. Il n’y a plus à hésiter. Denis décide de lever l’ancre et de partir immédiatement vers Prickly.
Nous naviguons à la voile jusqu’à la pointe des Salines où nous trouvons un vent très fort qui souffle de face. Denis affale les voiles et lance le moteur. Harmonie avance à 6 noeuds contre le vent fort pour nous faire parcourir les quelques milles qui restent à franchir avant de rejoindre Prickly Bay.
Enfin nous y voilà ! Suzie Too est là ! Ce n’est pas le même bateau que celui que nous avons connu pendant le Rallye, c’est un autre voilier, un Bénéteau 57 tout neuf. David et Suzanne lui ont donné le même nom. Eux n’ont pas changés. Toujours aussi sympathiques et accueillants. Les retrouvailles sont émouvantes, le RIDS 2009-2010 a été une aventure extraordinaire de 9 mois qui a crée un lien exceptionnel entre ses participants. Nous revoir est fantastique.
David et Suzanne nous invitent à dîner le lendemain. Belle soirée passée avec eux et leur deux équipiers qui viennent d'arriver à Grenade par avion. Notre anglais s’améliore. J’ai des compliments de David et de Suzanne à ce propos.
Dans cette baie, il y a tout ce qu’il faut, Internet, une laverie, des taxis, des bus, des restaurants, des bars où les happy hours sont nombreux. On peut aussi hiverner les bateaux en sécurité dans le chantier de Prickly Bay.
Vendredi soir, le 4 février, nous nous retrouvons tous au bar pour un fameux happy hours. Nous sommes surpris de retrouver là Martine et Christian de Tahaa Tiva que nous avons rencontré à Mindelo et ensuite à Salvador de Bahia l’an passé. Le monde de la plaisance est petit. Leur projet est de faire le tour du monde. Ils vont bientôt partir en direction de Panama pour passer dans l’océan Pacifique.
Un Steel band et un orchestre de rock ainsi qu’un musicien de jazz animent alternativement cette soirée en face de la plage. Agréables moments.
Samedi : Suzie Too lève l’ancre pour passer une journée à Port Louis, la marina de St George. Nous entendons Epsilon à la VHF. Son équipage arrive aussi à Port Louis. Nous décidons alors de nous rendre aussi à St George, mais en taxi, pour visiter cette ville, capitale de Grenade. Nous déambulons toute la journée dans les rues sous un soleil harassant, nous ne manquons pas de visiter le marché local très coloré. C’est le royaume des épices. A midi nous nous arrêtons dans une guinguette au bord de l’eau pour déguster un bon poisson. La vie ici n’est pas chère. Que du bonheur de voir cette ravissante ville, ses maisons colorées, propres, ses jardins remarquablement bien entretenus. Les commerçants ont le sourire aux lèvres, pas d’animosité, que du plaisir.
Nous voyons arriver Suzie Too de l’endroit où nous déjeunons, Denis filme. Ensuite nous faisons le tour de la baie à pied pour rejoindre la marina et y saluer une dernière fois nos amis anglais.
Nous retrouvons aussi Epsilon dans cette marina. Son équipage est fatigué après une nuit de navigation mouvementée, pire que la notre je pense. Nous les laissons se reposer et rentrons tranquillement à Prickly Bay, en bus, satisfaits de cette bonne journée.
Lundi 7 février 2011 : C’est l’anniversaire de l’indépendance de l’île : Independence Day, assez folklorique ! Les habitants sont fiers de leur armée, le drapeau national flotte partout. Nous, avec nos yeux d’européens nous ne comprenons pas trop bien ! Intéressant, mais assez ennuyeux à la longue ! Expérience à vivre !
Mardi 8 février 2011 : nous prenons un mini bus conduit par Paul pour un tour de l’île avec les équipages d’Epsilon et Soléja. Paul nous a concocté un circuit que résume assez bien l’île, rhumerie, chocolaterie, noix de muscade, plage et arrêt sur le marché de Grenville.
Mercredi 9 février 2011
Nous décidons d’emmener Harmonie à la marina de Port Louis pour nous brancher sur une prise de quai et recharger les batteries à plein. Cela est nécessaire quand les batteries sont neuves. Notre groupe électrogène fonctionne bien mais il doit tourner des heures pour arriver à une charge de 100%.
Epsilon nous a réservé une place et nous apprécions le luxe d’être amarré à un ponton avec l’eau courante, l’électricité et l’absence de houle.
La marina est neuve, style anglais, de jolies maisonnettes, des douches luxueuses et vastes - du jamais vu - une piscine, une petite épicerie, un restaurant bar, le grand confort !
Je ne vous ai pas encore présenté l’équipage sympathique d’Epsilon – Michel est canadien, son accent et son vocabulaire sont inoubliables, Tabernacle ! Il navigue avec Josée qui est française.
Nous passons une petite semaine dans cette marina de charme, avec tout le confort. J'ai rarement vu une marina aussi bien conçue et entretenue. Nous regardons tous les jours la météo car il nous tarde de partir sur Carriacou.
Josée et Michel ont la gentillesse de nous préparer un lunch canadien, hum! un vrai régal : oeufs, beans, bacon, pain fait maison, pan cake avec bien entendu le fameux sirop d'érable. Merci Epsilon!
Nous décidons de caboter avec eux vers les Grenadines.
Lundi 14 février 2011
Quelle bonne surprise, nous voyons arriver nos amis Norma et Philippe de Minnie B (RIDS). Comme c’est la Saint Valentin nous déjeunons avec eux et en compagnie de Michel et Josée au restaurant de la marina. Que de souvenirs à nous remémorer. La journée se termine sur Harmonie pour un apéro dînatoire.
Mardi 15 février 2011
Direction Carriacou, navigation toujours au près, l’alizé est bien présent et les rafales sont soudaines.
Nous ancrons à Tyrell Bay, superbe mouillage et superbe endroit. Un petit restaurant au bord de plage nous accueille. La vue sur la baie est époustouflante.
A Carriacou nous captons très bien Internet grâce à une association pour enfants qui a installé un émetteur wifi moyennent un petit don. Je peux donc ainsi contacter Justine pour ses 25 ans le 18 février.
Nous faisons la rencontre de Denise, une marchande de fruits et de légumes (ses citrons verts sont incomparables)
Le soir : repas entre amis avec Epsilon et baignade PMT autour du bateau.
A Tyrell Bay des revendeurs de poissons et de langoustes viennent en barque pour nous proposer leurs marchandises. Nous ne résistons pas à leur offre et achetons une langouste de 3 livres - 20 dollars EC la livre – 6€ - Les prix ici ne sont pas donnés bien que très inférieurs à ceux de la France. Il faut tout de même négocier ! Mais que c’est bon !
Dimanche 20 février 2011
Après 5 jours passés à Tyrell Bay, il est temps de repartir. Nous nous dirigeons vers la petite île toute proche de Sandy Island – une simple bande de sable blanc entourée d’eau turquoise – que nous avons aperçue et admirée depuis les hauteurs de Carriacou. Le site ressemble à une carte postale. Nous restons une journée puis retournons à Carriacou dans la ville de Hillsborough pour y faire la clearance de sortie de l’état de Grenade et acheter quelques victuailles. Le mouillage de Hillsborough étant agité nous retournons passer la nuit à Sandy Island.
Archipel de Saint Vincent
Récit Edith et Denis
L'état de Saint Vincent est constitué des îles d' Union, Petit Saint Vincent, Mayro, Les Tobago Cays, Canouan, Moustique, Bequia et Saint Vincent. Le plus beau terrain de jeu des Caraîbes pour un navigateur. Pour plagier l'écrivain prix goncourt 2010 Denis dit "Possibilité d'un Paradis"
Jeudi 24 février 2011
Départ de Sandy Bay pour l’île voisine : Union. Le vent fort est toujours de la partie, mais heureusement les distances entre ces îles sont très courtes.
Le temps à Union n’est pas extraordinaire, je m’attendais à mieux ! De la pluie, du vent ! Les gens d’ici disent que c’est inhabituel, qu’ils ont rarement vu cela, nous n’avons pas de chance !
Nous ancrons à Chatham Bay sur le coté Est de l’île. Pour ma part je n’aime pas du tout cet endroit ! Une grande anse entourée de monts avec un bord de plage étroit, sans rien autour – ni habitations ni commerces à part trois baraques restaurant.
Chatham Bay
Au cours de notre séjour nous déjeunons dans un de ces lolos. Le cuisinier se fait appeler Ognions – prononcer ognionsse – normal pour un cuisinier. Il concocte pour nous et l’équipage d’Epsilon un plat de poissons, des Red Snapper cuit sur le grill avec des pommes de terre. La bière Carib accompagne le repas et des tranches de maracuja sont servies en dessert. Délicieux, tout est extraordinaire y compris le prix. Est il possible qu’une baraque en bois couverte de tôles ait des étoiles au Michelin !
Denis contrairement à moi aime l’endroit. Il le trouve tranquille, mieux abrité que la côte au vent sur laquelle se trouve la ville principale de l’île : Clifton.
Pour aller à Clifton il faut grimper une colline à pente raide pendant quelques centaines de mètres puis marcher une bonne heure et demie avant d’arriver à la ville. Nous nous lançons dans cette randonnée et enfin nous arrivons à Clifton pour y faire la clearance d’entrée dans l’état de Saint Vincent et prendre nos messages sur Internet. Il y a aussi quelques marchandes de fruits et légumes, le grand luxe !
Les formalités de clearance sont toujours aussi folkloriques que celles que Denis a connues lors de son voyage précédent en 2001 – 2002. Au service des douanes nous avons affaire à des employés courtois mais qui prennent leur temps. Ils sont 4 là où il y a du travail à peine pour deux. Un des employés écoute de la musique sur son téléphone portable et en fait profiter tout le bureau tandis que sa jeune collègue se trémousse sur sa chaise en chantant la mélodie qui chuinte du portable, tout en recopiant des bordereaux sur un grand livre. Ils travaillent dans la bonne humeur !
Une fois les formulaires complétés et le prix de la clearance payé, il faut encore se rendre au bureau de l’immigration pour faire tamponner les passeports. Nous sommes les derniers clients. Il est 16h. C’est comme en France.
Le retour au bateau s’effectue en taxi car ici la nuit tombe vite et nous n’avons pas envie de redescendre le sentier pentu de la colline de Chatham Bay dans l’obscurité.
En aparté : le bateau ce n’est pas que du repos, il apporte aussi quelques souffrances ! Un doigt qui se coince dans une drisse, un lumbago qui surgit au réveil on ne sait comment, des bleus aux fesses suite à une chute à qui me fait tomber sur la table de cockpit d’Harmonie, une plaie au tibia après une autre chute sur Epsilon par manque de précautions et parce que je ne connais pas bien ce bateau, une entorse du pied en voulant retenir l’annexe d’Epsilon sur la plage au moment où une vague vicieuse déferle et roule l’équipage sur le sable. Seul Denis qui a vu la vague arriver s’en tire indemne. Toutes ces petites misères font partie aussi des grands souvenirs de navigation !
Jeudi 24 février 2011
Nouvelle direction : les îles de Petit Saint Vincent et de Petite Martinique, lieux paradisiaques disent les guides et montrent les cartes postales. Ha bon ! Un temps exécrable ! Un vent très fort, de la pluie.
Malgré tout nous débarquons à Petit St Vincent pour faire du snorkeling entre deux éclaircies et le lendemain Epsilon nous emmène à Petite Martinique pour faire quelques courses. Son annexe plus puissante que la notre peut contrer le vent fort qui lève les vagues entre les îles séparées d’un ou deux milles. Nous rentrons sur Harmonie en fin de soirée, bien arrosés.
Le lendemain nous passons la journée entière confinés dans le bateau parce qu’on n’y voit pas à dix mètres tant la pluie est drue.
Dimanche 27 février 2011
La nuit est encore agitée, le vent souffle toujours en rafales, nous nous levons souvent pour vérifier notre ancrage. Et le matin : le soleil enfin !
Petit St Vincent est une île occupée par un hôtel qui la couvre entièrement. Les plaisanciers sont les bienvenus sur les plages, au restaurant et au bar. Nous en profitons pour consulter notre courrier postal sur Internet avant de prendre un bain sur la plage. De nos jours on peut consulter son courrier postal sur Internet en le faisant réexpédier à une société dont tous les clients sont des voyageurs comme nous. Elle le scanne, le poste sur Internet et gère sur demande tous les cas qui se présentent, y compris les paiements et démarches diverses si nécessaire. C’est pratique, fiable et on ne dépend de personne.
Après le débarquement sur Petit St Vincent, retour au bateau pour fabriquer du pain selon les conseils et la recette de Michel : une vraie réussite. La différence par rapport à mes recettes précédentes : je fais réagir la levure dans de l’eau à 50°, j’ajoute un cuillère à café de sucre avant d’incorporer le tout à la farine, je pétris la farine, l’eau, la levure, le sel, une première fois avant de laisser reposer et gonfler la boule obtenue pendant 45 mn. Je pétris une seconde fois avant de mettre la pâte dans le moule où elle va gonfler à nouveau avant de l’enfourner dans le four. Le meilleur pain que j’ai dégusté avec Denis aux Antilles. Il confirme !
Pour faire l’avitaillement dans ces îles il faut toute une organisation. Quelquefois la distance entre le bateau et la rive est longue, comme pour aller en annexe de Petit Saint Vincent (qui ne possède aucun commerce) à Petite Martinique, c’est pourquoi nous sommes heureux lorsque qu’un vendeur local approche du bateau pour nous proposer des marchandises (poissons, langoustes, vins, pain ou glace)
Nous achetons un Red Snapper à un boat boy de Petit St Vincent, c’est un excellent poisson dont la chaire ressemble étrangement à celle de la langouste, il faut quand même compter 40 dollars EC – 12€ - (pour un petit kilo)
Lundi 28 février 2011
Les prévisions météo indiquent du beau temps pour les jours qui viennent. C’est le moment d’aller mouiller dans ce qui est généralement admis par tous les navigateurs comme étant le plus bel endroit de toutes les Antilles : Les Tobago Cays.
Le guide nautique Patuelli décrit l’endroit comme étant « constitué de cinq îlots perdus dans une multitude de coraux, accessibles par de multiples passes, protégés du large par des barrières de corail,le Horse Shoe Reef et le World’s End Reef ».
Il ajoute : « Les Tobago c’est aussi des plages splendides, des fonds clairs et des mouillages assez bien protégés »
Nous sommes sur place en moins de deux heures et nous mettons à l’eau dès notre arrivée. Nous explorons en PMT les récifs autour de l’îlot Baradal. Une tortue surgit à quelques mètres devant moi. Je fais ni une ni deux, je la suis et plonge en apnée pour lui caresser le dos. Elle ne s’enfuie pas. Je la saisie et elle m’entraîne sur quelques mètres avant que je la relâche. Même pas peur. Ni elle ni moi !
A notre retour nous apercevons Epsilon à l’ancre, ils viennent d’arriver, la navigation n’a pas été bonne pour eux, leur pilote est en panne, leur moral est au plus bas et ils décident de partir le lendemain pour regagner la Martinique au plus vite afin de réparer. Quel dommage de zapper de si beaux endroits.
L’après midi après un excellent repas de poisson, toujours le même : du Red Snapper, nous partons en annexe sur la barrière de corail pour faire du snorkeling. Nous ancrons le dinghy sur une bouée réservée à cet effet ce qui évite de jeter l’ancre sur les coraux.
L’eau est merveilleusement transparente, turquoise, je n’ai jamais vu de l’eau aussi belle sur fond de sable blanc. Nous nageons entre les blocs de coraux. Le vent toujours fort lève un peu de mer et la nage est difficile. Nous apercevons une multitude de poissons différents. Denis les identifient : des perroquets bleus, des rouges, des anges, des papillons, des sergents majors, des chirurgiens, des balistes, des vivaneaux qui ressemblent aux Red Snapper que nous avons dégustés. Ce sont peut être les mêmes. Il faudra vérifier sur un dictionnaire franco anglais.
Denis déplore, malgré cette beauté, la pauvreté du récif corallien qui est mal en point, recouvert d’une mousse que broutent les poissons du récif. Où sont passés les gorgones, les éponges, les spirographes, les anémones, le corail rouge qui donnent tant de couleurs et abritent tant de vie au fond de l’eau ?
Le soir le vent se lève ! Cela n’était pas prévu sur les fichiers météo ! Denis reste éveillé plusieurs heures pour observer notre ancrage. Des rafales soufflent allant parfois jusqu’à 30 nœuds, la nuit a été longue pour lui !
Mardi 1 mars 2011
Le vent s’est calmé. Nous profitons de la belle matinée pour effectuer un tour de snorkeling autour du bateau pour contrôler la tenue de l’ancre. Elle est entièrement enfouie sous le sable, on n’aperçoit plus que la chaîne. Le bateau a du bien tirer sur son mouillage cette nuit sous l’effet des rafales !
Nous continuons notre séance de PMT jusqu’à un bateau voisin construit par Alliage comme le nôtre. Un 48 CC. La discussion avec le propriétaire tourne autour des problèmes rencontrés par Alliage qui depuis sa reprise par le chantier Alubat ne semble plus assurer de service après vente. C’était pourtant un des grands arguments commerciaux avancés par le chantier Alliage.
Nous poursuivons le PMT jusqu’à la pointe nord de Baradal où Denis avait nagé il y a des années, en 1998, au milieu de bancs de petits poissons multicolores qui l’entouraient et qu’il ne pouvait pas saisir tant les mouvements dans un banc de poisson sont aléatoires, même quand ces poissons sont tout proche à quelques centimètres de chaque main. Denis a gardé un souvenir ému de cette expérience. Déception, il n’y a plus rien d’intéressant à voir. Les bancs de poissons n’existent plus, ils sont remplacés par quelques poissons perroquets brouteurs de mousses qui recouvrent le corail mort. C’est la troisième fois que Denis vient au Tobago Cays : 1998, 2002, 2011. Le site est toujours très beau à visiter mais en ce qui concerne la vie sous marine tout a bien régressé depuis 1998. En 2002 la mort du récif corallien était imputée au réchauffement climatique. Depuis 2002 la situation du récif corallien aux Tobago Cays ne s’est pas améliorée.
Mercredi 2 mars 2011
Nous poursuivons notre remontée vers le nord en nous arrêtant à Charleston sur l’île de Canouan. Beau temps, ciel bleu, mouillage un peu rouleur face à un hôtel d’où nous pouvons nous brancher sur Internet et envoyer quelques messages aux amis, tranquillement assis sous un cocotier en sirotant une bière locale.
Canouan possède quelques petits supermarchés. Nous renouvelons l’avitaillement d’Harmonie dont les réserves commencent à baisser sérieusement. Je fais un pain très réussi. Il accompagne le gros poisson que nous avons acheté à un boat boy local.
Samedi 5 mars 2011
Nous faisons une halte sur l'île Moustique, l'île aux milliardaires! Nous n'en voyons aucun, les villas sont inaccessibles, les prix dans les boutiques sont en rapport avec le standing de l'île, rien d' intéressant à voir! Après un verre au Basil's bar et une connexion internet nous décidons de partir le lendemain.
Samedi 5 mars 2011
Mouillage à Bequia, il n'est pas évident de trouver une bonne place, les bateaux sont serrés, nous devons recommencer notre ancrage car nous dérapons. Nous restons deux jours, ce qui nous permet d'avoir une vue d'ensemble de cette côte et de profiter, pour une fois, d'une belle plage. Nous nous régalons en observant un local qui veut absolument beacher avec une vedette à moteur toute neuve et qui ne sait vraiment pas si prendre, c'est à cet endroit que nous faisons connaissance de l'équipage de Perle.
Arrivée du Bel Espoir à Admiral Bay Bequia.
Lundi 7 mars 2011
Le commité d'accueil est là, c'est obligatoire pour mouiller à Wallilabou. Ancre sur l'avant et bout attaché à un palmier sur l'arrière.
Nous sommes en face du lieu de tournage de Pirate des Caraïbes, les décors sont toujours sur place, facades de maisons, canons, cercueils, etc...Les habitants sont très fiers de cette renommée et ils en font un bon commerce.
Nous retrouvons Perle et son équipage avec qui nous faisons une belle promenade jusqu'aux Water falls.
Nous voulons visiter l'île mais malheureusement nous tombons sur un guide assez spécial.
Nous avons rendez-vous avec lui pour prendre un bus, mais au bout d'une bonne demie heure d'attente sur la route, au lieu du bus, c'est une voiture de police qui s'arrête à notre niveau et embarque notre guide! Pas d'explications! Le policier nous dit simplement : "We have to talk to him at the Police Station"
Notre visite tombe à l'eau, nous rejoignons le ponton et nous nous apercevons que le jeune homme qui devait garder notre bateau est absent! Aucun moyen de rejoindre Harmonie, notre annexe étant restée sur ses baussoirs. Denis doit se jetter à l'eau pour rejoindre le bateau et revenir me chercher en annexe. Deux heures plus tard, notre guide à le culot de venir nous proposer de repartir avec lui! Je l'envoie fermement promener!
C'est à Wallilabou Bay que le film Pirate des caraîbes a été tourné. Les décors sont restés sur place.
Mercredi 9 mars 2011
Toujours beaucoup de vent pour cette navigation, avec des rafales qui nous obligent à faire de nombreuses manoeuvres, du près, toujours du près! Longue navigation en tirant des bords contre le vent de face. Heureusement nous allons vite et généralement nous doublons tous les autres bateaux. Harmonie est un bateau léger qui marche bien au près avec son mât carbone hyper rigide qui ne déforme pas la voile et sa longue quille de 3m. Dans ces bords de près sous grand voile un ris et trinquette déployée nous laissons sur place les autres voiliers qui naviguent avec leur génois enroulé avec de nombreux tours qui donnent à leur voile une forme de poche, pas très convaincante pour faire du près.
Nous décidons de nous arrêter au sud de l'île de Sainte Lucie à l'endroit dénommé les 2 Pitons au lieu d'aller à Marigot Bay. Pas si mal ! Un endroit magique, j'adore! En plus la bonne surprise de cette fin de navigation est la prise d'un beau barracuda. Je n'avais jamais vu cela, impressionnant ! C'est une belle bestiole de 1,10m. Nous le mangeons en 4 jours, en carpacio avec citron vert, huile d'olive et oignons et en cubes juste retournés à la poële, un délice.
C'est parti pour une longue marche vers le sommet du mont. Une route entretenue par l'hôtel, bordée de fleurs et d'arbres, un vrai régal pour les yeux mais pas pour les jambes. C'est vraiment pentu et le soleil de plomb n'arrange rien. Nous trouvons un taxi au sommet qui nous propose de nous emmener voir le cratère de la soufrière, c'est avec grand plaisir que nous retrouvons un peu de fraicheur grace à la climatisation de la voiture.
Une chose vraiment impensable, le village de la Soufrière est situé au pied du volcan. Les guides qui font visiter le volcan indiquent que les vulcanologues estiment une éruption possible avant une centaine d'année.
La Martinique
Nous retrouvons Annette et Jean-Michel pour de longues ballades sur Ste Anne
La Dominique
Les Saintes
Nous visitons les Saintes en scooter
Harmonie en Guadeloupe
Nous retrouvons la Guadeloupe sous la pluie.
Après les Saintes une première étape aux ilets Pigeon nous permet d'admirer les poissons de la réserve Cousteau. En chemin nous croisons une baleine qui ondule sous nous yeux et nous montre sa queue avant de plonger majestueusement. Quel spectacle rare!
Ensuite direction Deshaies, joli petit port touristique où nous restons 3 jours avant de reprendre le chemin des Saintes pour une étape avant Pointe à Pitre.
Nous mouillons à Carénage et retrouvons de vieilles connaissances rencontrées aux Canaries en 2008: Xara et son skipper Christian, toujours aussi bout en train, qui prépare son bateau pour une traversée retour vers la France et Tara de Gégé et Coco qui eux aussi rentrent avec leur bateau en France. Que de choses à se raconter.
Nous passons aussi une journée sympathique chez Yolande et Dominique, anciens équipiers de Pilhoué V sur le rallye des îles du soleil. Yolande nous a gatés: agneau Pascal et après midi au bord de leur piscine.
Nous sommes maintenant fin et avril et nous commençons notre descente vers la Martinique où nous comptons hiverner Harmonie. Marie Galante à 20 milles sous la Guadeloupe est une étape incontournable. Nous la rejoignons en 3 heures de navigation, au près, un ris et trinquette, avec une mer creuse. A l'arrivée à Saint Louis, tout se calme et le mouillage devient enchanteur!
Après Marie Galante nous entammons la descente vers la Dominique puis la Martinique où nous mouillons dans la baie des Flamands.
Nous assistons à la remise des prix de la Transat Benodet - Fort de France. Cela a été une belle course avec des écarts de moins de 5 mn entre les premiers et un classement complétement perturbé par une application stricte du réglement.
Classement Après Jury
•1 - Thomas Rouxel BRETAGNE - CREDIT MUTUEL PERFORMANCE
•2 - Fabien Delahaye PORT DE CAEN OUISTREHAM
•3 - Erwan Tabarly NACARAT
" 35mn de pénalité pour une bouteille thermos:
Le jury rend ses décisions
Suite à l'arrivée de la Transat Bénodet - Martinique, le jury présidé par Jean-Pierre Velay et nommé par la Fédération Française de Voile, s'est réuni hier soir en Martinique afin de statuer sur plusieurs infractions constatées au départ et à l'arrivée de la course. Ainsi, Nicolas Lunven (Generali) a-t-il écopé d'une pénalité de 35 minutes pour avoir été contrôlé au départ de Bénodet avec un contenant pouvant recevoir du liquide venant en dépassement des 25 litres autorisés par la jauge. Mêmes causes et mêmes conséquences pour Anthony Marchand (Bretagne - Crédit Mutuel Espoir) et Francisco Lobato (Roff) qui se voient eux aussi pénalisés de 35 minutes sur leur temps de course entre la Bretagne et les Antilles. Enfin, Erwan Tabarly (Nacarat) s'est quant à lui vu infliger 17 minutes et 30 secondes de temps supplémentaire suite à la rupture des deux plombs empêchant le déplacement du radeau de survie"
De la baie des Flamands nous regagnons le Marin après un arrêt aux Anses d'Arlet.
La dernière navigation des Anses d'Arlet au Marin se fait entièrement à la voile dans un vent molissant et contraire. Nous admirons ainsi le Diamant de près et pendant un long moment! mais pas question de marcher au moteur pour cette dernière navigation de la saison sur Harmonie.
Au Marin nous passons quelques moments sympathiques avec Jean et Simone sur leur nouveau catamaran de 50 pieds Hydrablue que nous essayons en mer. C'est certain, il va vite!
Retour en métropole le Mercredi 25 mai 2011 après un gros travail de préparation du bateau pour son hivernage.
Ah, j'oubliais, nous avons mis Harmonie en vente avec quelques idées derrière la tête. Des idées pour de nouvelles navigations....






























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