mardi 5 novembre 2013

Harmonie aux Antilles saison 2013


Antilles saison 2013


Cinq heures quarante cinq, notre amie Chantal passe nous prendre Quai des Indes pour nous mener à l'aéroport de Lorient. Heureusement qu'elle est du matin, merci Chanchan!

Nous avons une escale à Orly avant de prendre le vol de Pointe à Pitre, dans ce sens, les heures passent vite.

Arrivée: 15h40. Le soleil et la chaleur nous accueillent dès la sortie de l'avion. Dans le taxi qui nous mène au lagon bleu où Harmonie nous attend, je retrouve toutes les sensations des Antilles. Cette opulence de fleurs avec des touches de vert, rose et de pourpre, ces senteurs toutes particulières des îles, cette douceur de l'air, m'emplissent de joie.

Seul bémol, l'inquiétude de retrouver Harmonie. Dans quel état allons-nous retrouver notre bateau. Au premier coup d'œil, nous sommes rassurés, pas de dégâts apparents. L'intérieur est légèrement humide, surtout autour des hublots, un coup d'éponge et cela disparait.

Mon plus grand souci pour le moment est l'état de santé de Denis. Son dos le fait souffrir, le voyage assis dans l'avion n'a pas arrangé les choses.

Après avoir rangé sommairement la cabine avant et fait notre lit, nous n'aspirons plus qu'à une seule chose, une bonne nuit de sommeil. À peine la nuit arrivée nous tombons dans les bras de Morphée.

Bien entendu, me coucher de si bonne heure ne me mène pas loin dans la nuit. La journée va être longue.


Nous avons quand même du travail: faire des aller retour à la capitainerie pour confirmer  la date de sortie de l'eau qui a été fixée au téléphone depuis plusieurs semaines. Ils l'ont oubliée! Nous ne sommes pas sur la liste d'attente, ici tout prend une ampleur extraordinaire, il faut rencontrer le grutier personnellement puis la secrétaire de la marina et on recommence lattente.

Notre autre problème est le moteur: impossible de le démarrer. Un technicien vient dans l'après-midi et nous annonce une mauvaise nouvelle. Il y a de la boue dans le moteur. C'est un grand mystère pour Denis, d'où vient-elle? Le moteur est parfaitement entretenu. Un rendez vous est pris avec Fred Marine. Il va falloir faire coïncider la sortie de l'eau et  la réparation du moteur.

Le grutier nous met sur sa liste d'attente, il y a six bateaux devant nous et pas de place sur le chantier, cela risque d'être long.


Jeudi 10 janvier: Denis ne peut pas faire grand chose, son dos l'oblige à rester tranquille. Je prends mon courage à deux mains, il faut retirer cette crasse grasse qui recouvre le pont d'Harmonie. Je m'y prends en deux fois, d'ordinaire nous faisons ce travail à deux, cela va beaucoup plus vite. À la fin de la journée, le bateau à retrouvé sa blancheur initiale et moi je suis contente mais fatiguée.

Vendredi 11 janvier:

Fred marine nous téléphone pour nous dire de venir à quai près du chantier. Pour ses ouvriers la réparation sera plus facile, nous demandons un remorquage auprès de la marina et à 11h nous sommes tractés vers notre aire de réparation au ponton Fred Marine.

La panne est plus grave que prévue. Il faut déposer entièrement le moteur, tout nettoyer et  commander en métropole des pièces à changer (coude d'échappement, joint de culasse, soupapes) J'appréhende la note finale!


Dimanche 13 janvier:

Yolande nous invite dans sa maison à Gosier pour un barbecue.

L'équipage de Baïla, stationné à l'année à la marina, Patrick et Odile nous y conduit. Yolande et Dominique ont invité plusieurs autres de leurs amis, le contact passe bien avec tout le monde, c'est très agréable de pouvoir rester un long moment à discuter et à échanger. Nous n'avons malheureusement pas très envie de profiter de la piscine, le temps couvert ne nous y invite pas.



Nous tirons les rois, je suis la reine.

Retour en fin d'après midi avec nos nouveaux amis de Baïla. Ils nous invitent gentiment à venir dîner dans la semaine.

Lundi 14 janvier :

grutage du bateau hors de l'eau. Ho la la! La vie a proliféré  sous Harmonie! Huîtres, moules, éponges et toutes sortes de végétations diverses et colorées, rouges, ocres, brunes dans lesquelles vivent toutes sortes de bestioles marines.



Je n'ai jamais vu cela, Denis non plus, la carène de son bateau n'avait jamais atteint un tel état de saleté.

Les travaux de nettoyage commencent doucement. Nous les avons sous traités à Alexandre d' USHIP.










Mardi:

La lenteur des antillais! Heureusement Alexandre prend les choses en main personnellement et le carénage se fait en 3 jours.

Nous avons un incendie sur le chantier, un bateau en métal construction amateur, c'est à dire tôles de coque gondolées et soudures apparentes, prend feu. La fumée vient de la soute. Après un moment qui nous paraît une éternité, les pompiers arrivent, les capitaines des autres bateaux n'en mènent pas large jusqu'à ce que le feu soit maitrisé. Cela aurait pu être beaucoup plus grave et le feu aurait pu s'étendre à d'autres bateaux, avec les produits inflammables à proximité et la chaleur, nous sommes passés à côté du pire.





Je ne peux rien faire à bord. Pas de nettoyage car pas deau courante, alors je me mets ardemment à la lecture, j'avale deux bouquins en 4 jours (cinquante nuances de Grey et cinquante nuances plus sombres).

La connexion à internet a bord est très aléatoire, je vais donc tous les après midi au Pirate, un bar près de la marina, avec mon IPad et mon bouquin. Je sirote mon grand verre de coca et je prends des nouvelles de mes proches.

 
Mercredi:

Nous devions avoir terminé le carénage ce soir, mais ici, comme d'habitude, on ne compte pas les jours. Les couches d'anti-fouling sont posées, l'embase de l'hélice est pratiquement remontée, il faut maintenant nous armer de patience pour le moteur.

Steredenn Mor (Alliage 38) avec son équipage Muriel et Didier (connaissances de Denis) sont au lagon bleu depuis quelques jours, ils sont venus nous saluer et nous inviter à un apéro à leur bord.

À 18h, Didier vient nous prendre avec son annexe, la notre étant inaccessible pour l'instant, suspendue derrière Harmonie, sur le terre plein à quatre mètres de haut.



À notre grande surprise nous ne sommes pas les seuls invités. L'équipage de Bleiz Mor, Patrick et Marie, viennent d'amarrer aussi leur bateau au Lagon Bleu, nous ne les avions pas revus depuis leur séjour chez moi en août.

Ils nous donnent des nouvelles de nos amis de Malika et de Carati qu'ils ont côtoyés quelques temps du côté de Grenade.

Malika arrive bientôt en Guadeloupe, nous les verrons certainement, je pense que tout ce petit monde se croisera sur la route des BVI.

Annette et Jean-Michel de Dame Oui, m'ont envoyé un mail, ils viennent d'arriver à Grenade.

C'est toujours un immense plaisir de retrouver et de naviguer avec cette petite flottille d'amis.

Jeudi: le pont du bateau est sale! Les chantiers ne sont pas bons pour notre bateau tout blanc. Et encore, nous n'avons pas à nous plaindre. L’équipage de Fairy Tale, sur des bers non loin de nous, nous dit qu'il est envahi de cafards et de fourmis depuis que leur bateau est sorti de l'eau.

Nous avons remonté l'hélice. Le joint, les anodes et l'huile ont été remplacés.

Nous sommes invités sur le bateau Baïla, les amis de Yolande et Dominique. Nous faisons la connaissance d'un autre couple résidant de l'île, David et Muriel, lui consul d'Angleterre. Très agréable soirée.

C'est moi qui donne le signal de départ de cette soirée, je ne me sens pas bien du tout, je tangue, j'ai les yeux qui se ferment tout seuls pourtant on ne peut pas dire que c'est le vin! Bizarre! La nuit  va remettre tout cela en place.

Je ne me sens pas trop bien depuis que le grutier a mis Harmonie en fin de soirée sur les sangles du portique pour finir de peindre la quille en position basse. Le bateau est à quatre mètres de haut, l'échelle arrive juste sur la jupe et un grand malaise menvahit. Je ne me sens pas à l'aise si haute, le bateau penche et tangue légèrement. Il me faut prendre mon courage à deux mains pour grimper l'échelle.

Vendredi:

Nous avons passé la nuit sur les sangles de la grue, j'ai hâte de me retrouver sur l'eau.

La remise à l'eau se passe bien, mais heureusement que Fred Marine nous donne un coup de main car la capitainerie n'a personne sous la main pour venir nous tracter jusqu'au quai car le moteur nest toujours pas réparé.

Enfin nous pouvons remettre le frigo en fonction, nous doucher, utiliser les toilettes. Un bateau est fait pour être sur l'eau et non pas dans les airs.

Nettoyage à fond, il faut tout recommencer, j'y passe la journée. Nous avons toujours un problème d'eau dans les fonds. D'où cela peut il venir, c'est le grand mystère, il va falloir que nous résolvions ce point délicat.

Samedi :

Journée montage des voiles. Avec nos dos délicats, la chose n'est pas aisée. Mais nous y arrivons et quand vient le soir tout est en place.

Dimanche :

Peut être que notre problème d'arrivée d'eau vient d'être résolu. Nous pensons tous les deux que cela vient du réservoir d'eau tribord. Il doit y avoir une fuite, nous allons faire des tests. Nettoyage de la cabine arrière enfin vidée des voiles et du matériel.

Après midi semi relax, une bonne surprise nous attend, Malika vient de mouiller à l'entrée du port, nous nous retrouvons tous les quatre au Pirate, la discussion s'anime, chacun veut avoir des nouvelles de nos différents amis rencontrés. Nous parlons également de nos problèmes techniques. Cela revient toujours dans les conversations entre marins.

Malika va rester quelques jours au port , nous pourrons voir  ainsi Michel et Brigitte facilement.

Grâce à Skype, j'arrive à joindre souvent mes amis et ma famille, nos réunions me manquent.

Lundi 21 janvier:

Aie! Elle est là! La douleur sournoise, celle qui envahit le bas de mon dos et irradie mes jambes. Cela faisait déjà plusieurs jours qu'elle me faisait sentir qu'à tout moment elle pouvait frapper.

Je serre les dents, en faisant attention, je peux peut être l'oublier. La journée se passe clopin-clopant. Je fais la fière, je vaque à mes occupations, les courses, la lessive et surtout le dîner, car nous avons invité l'équipage de Malika. Malgré une sieste agitée et un patch anti douleur, je sens bien que la journée va être longue. Elle l'est.

Malgré cela nous passons une excellente soirée avec Brigitte et Michel.  

Les équipiers de Malika arrivent, nous décidons de faire un resto avec eux et nos amis Yolande et Dominique sur la marina.

Les filles avec les filles, les gars avec les gars. Super bon repas, boudins créoles, tartare de thon à la noix de coco et en dessert flan coco (aie! Au rhum! Vite remplacé par deux boules de glaces).

Les réparations s’éternisent pour nous sur le quai tandis que nous voyons nos amis de Malika partir. On peut dire que je commence sérieusement à avoir la trotte sous la patte.

Mon dos va mieux mais ma sciatique ne me lâche pas dès que je reste debout longtemps.

Yolande nous offre gentiment de nous conduire dans de grands hypermarchés. Denis veut changer les miroirs de la salle de bain et de la cabine propriétaire. Nous trouvons notre bonheur ainsi que des coussins confortables pour le pont, un rasoir électrique et une tapette électrique, instrument indispensable dans ces régions.

Stereden Mor revient de son petit tour sur Marie Galante, il passe la soirée du vendredi avec nous.

Le temps n'est pas vraiment au beau fixe, nous avons régulièrement de très grosses averses, et il faut sans cesse penser à fermer les hublots avant de sortir du bateau.

Tous les jours, nous allons aux nouvelles des pièces de notre moteur et tous les jours nous avons la même réponse: pas encore arrivées.

Je me traîne, la douleur à la jambe devient insupportable, je consulte un médecin qui me met sous anti inflammatoires. Cela calme un peu sur le coup mais dès que je n'en prends plus c'est la galère pour marcher.

Après une semaine de traitement, je me décide à aller voir un Biokinergiste. Sa manipulation semble faire effet, je peux enfin reposer le pied par terre.

Nous avons de mauvaises nouvelles de la métropole, l'appartement de Denis est squatté par mon frère. Les problèmes s'accumulent, et nous sommes impuissants de part notre éloignement. Mes amis de Vie Libre prennent efficacement le relai, et grâce à leur dévouement, l'appartement de Denis est sécurisé.

Une autre mauvaise nouvelle tombe, les pièces sont arrivées en Guadeloupe mais à cause de lincompétence de certains fonctionnaires, elles ont été renvoyées par la douane vers la France. Daprès ce que sait Fred Marine le bordereau daccompagnement ne mentionnait pas la valeur de la marchandise. Il suffisait de passer un coup de fil à Fred Marine pour le compléter!

Denis ne comprends pas et naccepte pas ce genre dincompétence :

Vive la douane française, vive les fonctionnaires français qui se foutent des contribuables qui les font vivre, vive la république française.

Retour à la case départ!

Yolande et Dominique prennent pitié de nous. Ils nous invitent à passer une journée dans leur villa. Puis à participer à un pique nique sur la plage de Ste Anne.

Nous prenons pour la première fois le bus pour nous y rendre. C'est tout un poème ici. L'attente est longue, il faut de la patience. En parlant avec les gens, je m'aperçois de la difficulté de leur déplacement quotidien. Ici les bus n'ont pas d'horaires réguliers, il ny a pas de tableaux publiant les horaires de passage dans les abris bus. On sassied et on attend et quelquefois on sen va au bout dune heure las dattendre. De plus il y a peu de transports en commun le WE.

La ville de Ste Anne est très animée, beaucoup de touristes dans cette partie de l'île et les commerçants occupent la totalité du bord de mer.

Nous apprécions de rencontrer la foule, cela change du chantier.

Il est déjà tard, le soleil se couche, les amis arrivent pour le pique nique. Tout un petit monde, une trentaine de personnes environ. On déballe les tables et les chaises de camping. Pizzas pour tout le monde à la lumière des restaurants de plage. Très bonne soirée!

Le dimanche nous préparons des sandwichs et direction la plage de Bas du Fort qui se trouve à quarante minutes de marche. Premier bain de mer en un mois, cela fait un bien fou.

Ma jambe n'a pas apprécié cette marche et me le fait sentir le reste de la soirée et la nuit.

Lundi 4 février:

Il faut absolument que nous trouvions un grand magasin pour acheter un cordon d'alimentation pour la tablette Samsung de Denis. Nous avons fait le tour de la marina et des magasins de Bas du Fort mais pas l'ombre d'un cordon par ici. La seule solution, c'est de nous rendre à Pointe à Pitre et aux Abîmes.

Nous partons de bonne heure en bus. Une jeune femme nous indique des magasins au centre ville. Denis trouve son bonheur. Malgré ma douleur à la jambe, nous prenons un autre bus pour aller aux Abîmes, c'est le parcours du combattant, mais notre persévérance est récompensée entre le grand Carrefour et Monsieur Bricolage. Nous trouvons un casque audio pour Denis, des chaises de plage et des tiges de bois pour la manche à air. En tout, il nous aura fallu prendre six bus pour faire l'aller retour. Intéressante cette ballade, cela m'a permis de parler avec des guadeloupéennes, de la délinquance, de la drogue, du sida, de la violence, de Vaval (carnaval), des transports etc.

Mardi 5 février:

Les pièces du moteur sont arrivées. Les mécanos travaillent d'abord en atelier puis viennent remonter le moteur. La poisse! Une pièce est manquante. Après de longues recherches, elle reste introuvable. Fred Marine téléphone partout pour savoir si quelqu'un sur l'île peut lui trouver cette pièce, une tige de culbuteur pour moteur Kubota. Apparemment personne ne peut nous dépanner, il va falloir nous armer de patience, commander la tige en France et attendre, encore et encore.

Mercredi, bonne nouvelle, un mécanicien de l'île apporte la pièce, il en a tout un stock après avoir démonté un moteur. Ouf! La chance revient-elle enfin?

A midi le moteur ronronne! Hop au boulot, le grand nettoyage commence. Denis s'aperçoit que la batterie du moteur a des faiblesses. Encore de gros billets qui s'envolent. En fin de soirée, Harmonie est rangé, les voiles vérifiées. Demain, sortie en mer pour un Check up complet.

Qu'il est bon de se retrouver en mer!

Nous faisons un petit tour de trois heures en direction des Saintes, tout va bien, Harmonie a retrouvé sa jeunesse et nous avec. Nos petits bobos respectifs ont miraculeusement disparu, le bateau et la mer sont nos placébos.

Un seul problème continu à nous narguer, il y a toujours de l'eau dans les fonds.

Retour à notre mouillage, nous faisons de la place pour nos amis dans la cabine arrière, un petit coup de fil pour confirmer notre départ pour le lendemain matin de bonne heure et au dodo.

Samedi 9 février:

Denis part en annexe chercher Yolande, Dominique et Gilles. Tout le monde est excité par cette première navigation de la saison.

Direction la Dominique.




Belle navigation, nos amis se familiarisent avec Harmonie. Ce sont des navigateurs, donc pas de problèmes pour les manœuvres et la façon de se comporter à bord.

Les visages ont tous la banane. Harmonie file sous deux ris et trinquette à une moyenne de 7 nœuds.

Yolande a apporté un poulet froid qui agrémente à merveille ma salade de riz au thon, ce qui est amplement suffisant pour nous faire patienter jusqu'au soir.

Nos amis ne connaissent pas le mouillage du belge, cest ainsi que nous appelons lhôtel restaurant Sunset Bay Club tenus par un couple Belge Roger et Marcella. Pour nous c'est  une grande satisfaction de leur faire découvrir un nouvel endroit aux Antilles. Ce sont de grands baroudeurs alors ces endroits méconnus d'eux sont très rares.



Au loin nous apercevons des voiliers au mouillage devant chez le belge. Nous appréhendons car il n'y a pas beaucoup de place, en général seulement deux bateaux peuvent mouiller devant l'hôtel. Il y a malheureusement déjà deux voiliers mais nous arrivons à mouiller Harmonie par l'avant sur une bouée restante et par l'arrière sur une amarre tirée jusquau ponton. Jolie manœuvre! Le bateau est en sécurité. Après une si longue navigation tout le monde se jette à l'eau, hum, un délice!


Comme d'habitude nous sommes accueillis comme des rois chez Roger et Marcella. Nous avons droit à notre incroyable plateau de langoustes, nos amis n'en reviennent pas. Toujours aussi délicieuses les langoustes de Monsieur Roger!  Toujours aussi content de nous retrouver dans son restaurant. Il offre à la fin du repas un verre de rhum à nos amis et un gros sachet de fruits pour moi, tout cela en échange d'une enveloppe pleine de pub à distribuer pour son hôtel restaurant.












Marie Galante

C'est Vaval, ici c'est comme cela que l'on nomme le carnaval, la fête dure jusqu'au mercredi des Cendres. Nous prenons la direction de Marie Galante et arrivons au mouillage de Saint Louis. Il y a du monde, dès notre arrivée nous entendons la musique de Vaval, vite à terre! Nous assistons médusés au défilé. La nuit tombe, les musiciens et les danseurs sont en transe. Magnifique! Je prends des clichés des enfants qui défilent costumés et se prêtent au jeu. Nos yeux se régalent de toutes ces couleurs. La joie de vivre est dessinée sur tous les visages.











Après tant de bruit, nous nous reposons devant un verre de l'amitié à la terrasse du restaurant Henri en partageant nos impressions sur notre journée de navigation et sur le spectacle que nous venons de voir.





La soirée se prolonge sur le bateau devant nos assiettes d'aubergines grillées à la cancoillotte.

Lundi

Nous ne pouvons pas passer par Marie Galante sans aller mouiller à l'anse Canot. Nous faisons le trajet au moteur, la distance est courte mais jalonnée de casiers de pêcheurs. Toujours aussi beau ce mouillage, la mer est d'émeraude, nous en profitons au maximum.






 Je prépare pour nos amis un bon plat de gratins d'aubergines, courgettes et poivrons, tout le monde se régale.

Nous décidons de rester un jour de plus à la grande satisfaction de tous. Mais le mouillage de nuit n'est vraiment pas confortable, une houle berce le bateau un peu fort pour nos amis qui dorment sur les couchettes dans la cabine arrière.

Des habitants de l'île nous signalent qu'il y a une fête sur l'anse Canot, un défilé de chars à bœufs.






De toute façon nous n'avons pas l'intention de passer la journée sur Harmonie, cela bouge trop. Donc direction Vieux Fort. En longeant la plage de Vieux Fort, nous nous arrêtons à l'entrée de la rivière où il est possible de louer des pédalos et des canoës. Nous prenons un pédalo quatre places, Denis ne pratiquant pas le pédalo décide de rester à terre. Ballade sympathique dans la mangrove où les poules d'eau et les tortues ont élu domicile, cela nous permet de patienter en attendant le passage des chars.






Moment pittoresque avec les bœufs tirant les petites charrettes décorées par leur propriétaire.

Nous avons commandé un déjeuner mais il se fait attendre. Il y a du monde en bordure de plage, il faut prendre des tickets et attendre que les bassines de poulet qui sont cuisinées au village arrivent sur la plage. Ensuite, une paire d'heures plus tard, quand elles sont là,  il faut faire la queue pour avoir notre repas. Mais l'attente n'est pas désagréable, nous avons une vue magnifique sur la mer accompagnée de musique locale jouée par un groupe antillais.








Notre week-end  avec nos amis s'achève, nous regagnons le mouillage de Saint Louis pour passer une nuit plus confortable.

Mercredi des Cendres: Harmonie file vers Pointe à Pitre au grand plaisir de tout le monde. Nous nous disons au revoir devant un déjeuner improvisé.

Ce fut quatre jours d'une entente parfaite, au grand plaisir de chacun.

Merci mes amis

Jeudi 14 février : St. Valentin

Matinée nettoyage et rangement après ces quatre jours à 5 et aussi pour recharger les batteries, faire de l'eau. Denis m'offre un resto pour cette fête de la St Valentin, quant à moi, je nous achète quelques vêtements et un dictionnaire de Scrabble. Nous nous sommes pris de passion pour ce jeu sur nos tablettes mais nous apercevons que nous avons beaucoup de lacunes en vocabulaire spécial Scrabble, ewe !

Petit avitaillement avant de regagner le bateau. Sur le plan d'eau nous croisons l'équipage de Bleiz Mor qui va bientôt naviguer vers le nord, comme nous. Nous les croiserons sûrement du côté d'Antigua ou de Barbuda.

Le rail de GV coince quand nous affalons la voile. Denis décide de faire réviser les charriots de grand voile, il faut les démonter en faisant attention de ne pas perdre leurs billes et les transférer sur des bouts de rail permettant de les emporter chez un réparateur. Le travail s'avère un peu plus ardu que prévu. La nuit tombe lorsque nous terminons.


Nous partons de bonne heure chez le réparateur pour vérifier nos billes de charriot. Nous comprenons rapidement le fonctionnement de ces roulements. Les forces qui agissent sur un bateau sont phénoménales. Nous constatons les dégâts. Plusieurs billes sont soit cassées soit écrasées. Heureusement, les charriots qui ont souffert ne sont pas nombreux, nous changeons trois jeux de billes au total. Changer les billes est un travail minutieux mais facile, par contre je ne reviens pas du prix exorbitant de ces petites billes.


Nous allons au restaurant pour ce jour particulier.

Dernier tour passage à la Frégate pour une connexion internet, dernier avitaillement et retour sur le bateau pour le remontage des charriots.


Samedi 15 février

Direction le nord. Harmonie est enchanté de ce vent, il surfe sur les vagues. Nous marchons à plus de 8 nœuds. Nous avons mis une ligne de traîne et rapidement, un peu avant Capesterre, un beau thazard de 60 cm mord au leurre.

Premier prise de la saison!

Quelques minutes plus tard, en voulant nettoyer le pont du sang du thazard, le seau se prend dans la bouée de sauvetage qui tombe à l'eau. Opération repêchage « une bouée à la mer ». La gaffe coincée dans la GV n'est pas disponible. Je prends mon balai brosse et Denis fait faire demi tour à Harmonie.

Tout est à bord capitaine!

Nous décidons de faire une halte aux Saintes et comme d'habitude le mouillage devant le bourg est surchargé, alors nous allons mouiller au Pain de Sucre.



Après un bon repas de poisson cru, nous sortons notre matériel PMT pour rejoindre la plage où nous nous extasions une nouvelle fois devant une propriété avec vue sur mer devant et derrière. Nous découvrons une autre vue des Saintes, magnifique!

J'ai envie de faire le tour du Pain de Sucre à la nage. Cela ne devrait pas être trop difficile!

Nous découvrons un superbe tombant avec des centaines de poissons multicolores. Quelle beauté. Je me régale, cela faisait longtemps que nous n'avions pas admiré de si beaux fonds avec corail,  gorgones, éponges et poissons du récif tous en harmonie.

Cette belle nage nous a ouvert l'appétit.

Lundi18 février. Joyeux anniversaire ma Juju d'amour.

J'arrive à joindre ma fille au téléphone, nous sommes heureuses toutes les deux de nous parler.

Nous partons vers Deshaies. Pendant la traversée du chenal entre les Saintes et Basse Terre Harmonie avance à plus de 9 nœuds, puis dès que l'île nous protège, le vent tombe et nous sommes obligés de mettre le moteur.

Le plan d'eau à Deshaies est particulièrement encombré, nous restons donc en arrière du mouillage, cela fait un peu loin du ponton mais nous sommes plus en sécurité. Il y a beaucoup de vent.











Un petit tour a terre pour nous connecter sur le Web et retour sur Harmonie pour une bonne nuit de sommeil.

Ce n'est pas du tout le cas, un BMS est tombé, et s'avère plus qu'exact. Le vent monte de plus en plus fort, les bateaux dansent, mais pas les propriétaires! Tout le monde se demande si les ancres vont tenir. La nuit est agitée, trop peu de sommeil.

Nous avons Michel de Malika au téléphone, le même BMS est valable aussi pour lui qui est à St. Martin.

Nous ne pouvons pas quitter le bateau, nous avons trop peur d'un dérapage. De plus il serait difficile de prendre l'annexe pour aller à terre, le vent trop fort risquerait de la soulever et nous envoyer à l'eau.

                                                     Equipage de Dame Oui:

                                          Visite du Jardin de Coluche à Dehaies:

                                                         Photos de Jacky
          

















Mercredi 20 février.

Quelle nuit!

La même en plus intense. Le vent monte sans arrêt.

Nous avons un problème  avec l'éolienne, malgré la force du vent elle ne fonctionne pas. Elle se met en mode blocage automatique et Denis n'arrive pas à la faire démarrer. Il essaie de la bricoler mais le résultat est pire, le boîtier électronique a chauffé et n'affiche plus rien, par contre du coup l'éolienne produit un maxi d'ampères et ne sarrête plus.

Impressionnant! Nous n'avons jamais chargé les batteries aussi vite. Mais cela nous inquiète, nous sentons comme une petite odeur de brûlé.

Denis arrive à joindre un technicien au téléphone qui nous rassure, le risque d'incendie est faible!

Pour continuer dans les ennuis, Denis reçoit un SMS de sa banque qui lui dit que sa carte va être bloquée car il y a une suspicion de fraude.

Il passe un temps infini avec Boursorama, mais n'arrive finalement à rien. C'est la société Visa qui a décidé de bloquer, car des mouvements paraissaient suspects.


Nous décidons d'attendre demain pour voir avec le technicien comment changer le boîtier de l'éolienne et aussi retéléphoner à la banque pour un envoi rapide d'une nouvelle carte bleue. Ce qui fait que nous devons retourner à Pointe à Pitre.

Pour la pièce de l'éolienne, il ne semble pas y avoir trop d'attente, il y en a une en Martinique, elle peut arriver en trois jours. Pour la carte bleue, il faudra compter une bonne semaine pour sa fabrication et son envoi en Guadeloupe. Denis la fera envoyer chez Yolande et Dominique.

Je rage! Nous sommes en Guadeloupe depuis le 8 janvier et nous voilà de retour à la case départ.

Relativise Edith! Elle est pas belle la vie!

Jeudi 21 février :

Le vent est tombé dans la nuit, je me réveille en trouvant ce silence inhabituel. Plus de vent, plus de ronronnement de l'éolienne. Un grand moment de paix, il n'est que 4h45 du matin, je constate que ma lampe de jardin éclaire toujours le bateau, une bonne chose car ces derniers temps, elle nous a joué quelques tours. Grâce à notre ami Gilles, qui a reconnecté les fils, nous avons de la lumière dès la tombée du jour.

Nous descendons à terre pour recueillir les dernières nouvelles sur internet dans un petit magasin de souvenirs, le Pélican, puis nous passons par le mini market, la boulangerie et retour sur le bateau pour manger un bon poulet rôti. Inhabituel

Nous décidons de redescendre doucement sur Pointe à Pitre, la carte bancaire n'arrivera pas avant quelques jours. Je demande à Yolande par téléphone son accord pour la réception de la visa. Je la joins au moment où elle fait une randonnée avec son club.


La levée de l'ancre est difficile, après un aussi mauvais traitement de la mer et du vent, elle est bien prise sous la roche, Denis va même jusqu'à mettre son masque et ses palmes pour aller voir ce qui se passe. Le bateau tourne  autour de l'ancre et finalement elle se dégage et trouve toute seule le chemin de la sortie.

Nous avons le temps maintenant de retourner tranquillement à Pointe à Pitre. Vu les délais prévus par la banque et le technicien nous décidons d'aller tout doucement vers la marina Bas du Fort.

Première escale, l'Ilet Pigeon. Mouillage dans la baie de Malendure. Lorsque nous y sommes passés lan passé, le lieu était pratiquement désert, c'était la fin de saison. Mais cette fois, les boutiques sont toutes ouvertes et nous observons le va et vient incessant des navettes de plongée sous marine entre la pointe Malendure et l'ilet Pigeon.





Denis essaie plusieurs fois de joindre le technicien de chez Waypoint au téléphone, il tombe sans arrêt sur le répondeur, donc nous ne savons pas s'il a bien commandé la pièce de l'éolienne.

Vendredi 22 février:

Nous profitons de cette belle matinée pour aller avec l'annexe sur le site de plongée. Cette fois nous faisons le grand tour de l'ilet en PMT. Cela vaut vraiment la peine. Nous sommes sur le tombant, des poissons de toutes les tailles et de toutes les couleurs se laissent bercer par le flux de la mer et se laissent regarder sans fuir. Personne ne les chasse ni ne les pêche. De nombreux perroquets, laissés tranquille par les plongeurs, s'épanouissent. Les coraux nous renvoient leurs couleurs grâce à la luminosité des eaux transparentes.

Nous nageons avec les sars, les saupes, les vieilles, les girelles, les chirurgiens, les balistes, les rougets qui fouillent le sable avec leurs barbillons, les sergents major, les papillons et une tortue que nous suivons en apnée.

Monsieur Baracuda, attend sagement, pratiquement posé sur le sable banc, l'heure de son repas. Bon, je ne reste pas trois longtemps au dessus de lui, il est magnifique, mais lorsqu'on voit sa gueule entrouverte nous montrant ses dents de devant, on na pas envie de s'attarder.

Nous n'en avons pas encore assez. Nous faisons le tour de lilet dans l'autre sens. Je me fais klaxonner par un bateau de vision sous marine. Je ne l'ai pas entendu arriver! Il n'est pas content! Plus moyen de se balader tranquillement!

C'est avec regret que nous rejoignons le bord d'Harmonie car il est de plus en plus rare de voir de si beaux fonds.

Cela nous a ouvert l'appétit.

Aussitôt le repas terminé, nous levons l'ancre pour passer la nuit quelques milles plus loin, au mouillage de l'Anse à la Barque. Une première pour Harmonie.







Le mouillage est tranquille, bien abrité. Nous allons sur la plage admirer le coucher de soleil. Des pêcheurs sont revenus de mer. Ils ont fait une bonne pêche et remplis de gros bacs de balaous, ces poissons très fins et longs avec le nez en éperon.

Ce lieu devait être très animé autrefois, les vestiges d'un important quai de mise à l'eau pour de gros bateaux sont encore visibles. Un nouveau quai en béton et une cale ont remplacés les anciennes installations.


Samedi 23 février:

Direction les Saintes pour mouiller au Pain de Sucre. Cette navigation est agréable malgré  les résidus d'une belle houle.

Je ne me méfie pas, je n'ai pas l'impression que le soleil tape fort à cause de la fraîcheur du vent mais je commence à sentir les dégâts sur ma poitrine quelques heures après notre arrivée.

L'ancrage au Pain de Sucre s'avère ardu. Harmonie, par manque de vent tourne sur son ancre et vient mettre sa poupe à quelques mètres des cailloux. Nous essayons plusieurs fois de remédier a ce phénomène, mais rien n'y fait, à chaque fois il se repositionne dos à la falaise. Nous finissons par relever l'ancre pour mouiller plus loin.

Des cris d'excitation me sortent de la sieste. Un couple de dauphins batifole dans le mouillage. Des dauphins amoureux ou une mère et son petit ?

Un groupe de nageur essaie de les approcher au plus près. Je saute à l'eau, je ne veux rater cela pour rien au monde.

Quelle sensation! Nager avec des dauphins. C'est sûrement un couple qui fraie. Leur majesté me bouleverse, ils sont si tendres l'un envers l'autre. Ils nagent collés l'un à l'autre. Rien ne perturbe leur promenade. Denis me rejoint assez vite, lui aussi est ému de les voir d'aussi près jusqu'à presque les toucher lorsqu'ils remontent à la surface pour respirer.

Quelle belle journée, cette nage restera à jamais gravée dans nos mémoires.

Nous profitons de ce mouillage pour donner un petit coup de propre sous Harmonie. Travail fastidieux! Le clapot nous chahute et nous  attrapons vite la nausée à force de boire des tasses. Nous n'en revenons pas de la vitesse à laquelle la vie reprend ses droits sur la carène.

 
Nous avons encore de leau dans les fonds, Denis cherche désespérément la fuite. Après quelques tests, nous trouvons un point deau au niveau de lemplacement de la barre franche.
Colmatage, resserrage !
Nous nous offrons une bonne grosse glace pour nous récompenser de notre journée.

Nous passons une semaine à quai, nous y retrouvons Jean-Charles et Annick de Fairy Tale, nos amis de Baïla, Patrick et Odile, Anne Marie et Pierre de Carati ainsi que Yolande et Dominique.

La semaine passe doucement en attendant la pièce de l’éolienne et la carte bancaire.







En rentrant à bord un soir, mes lunettes de vue tombent à leau ! Catastrophe ! Gentiment nos voisins essaient de les récupérer le lendemain matin en apnée, introuvables. Les fonds du port sont sales, leau est trouble, Denis essaie lui aussi sans résultat et finalement il enfile sa combinaison de plongée, sort la bouteille dair comprimé et au premier essai, bingo ! Il tombe dessus.
Je suis super contente, je me voyais mal faire le reste du voyage sans elles.
Odile me rapporte des cordons pour lunettes, Elle et son mari sont opticiens et ont plusieurs magasins sur la Guadeloupe.
Nous les invitons un soir, nous sommes aussi invités sur Fairy Tale et le jeudi Yolande et Dominique passent nous prendre de bonne heure pour une marche sur Vieux Bourg avec leur club.
Nous adorons ce genre de marches, cela nous fait connaitre la Guadeloupe sous un autre angle. Nous traversons des champs de bananiers, dananas, les agriculteurs nous donnent quelques explications sur leurs cultures et sur la façon de les traiter contre les maladies.









Vendredi 1 mars

 Linstallateur vient nous poser le boitier de l’éolienne, cela à lair de fonctionner.

Samedi, nous quittons la marina pour aller mouiller en face de lIlet Cochon, auprès de Carati qui vient daccueillir des amis belges, Jennifer et Philippe.

Ils ne restent pas, ils ont rendez vous avec Dame Oui qui sont au mouillage à Deshaies, nous ne pouvons pas les suivre car nous avons décidé dattendre lundi pour voir si la carte bleue arrive.

Nous avons bien fait dattendre. L’éolienne sarrête brusquement le dimanche matin. Impossible de la remettre en route. La poisse nous poursuit.

Lundi : nous allons jusqu’à la marina en annexe, cela fait un bout de chemin, mais le plan deau est calme. Le technicien passe sur Harmonie pour voir se qui se passe. La même panne apparemment, il reprend donc la pièce et nous voilà à nouveau sans éolienne.

Denis constate que la banque a mal fait son travail, au lieu denvoyer la carte chez Yolande, elle la envoyé à Lorient. Etant abonné au courrier du voyageur, elle est repartie vers Grenoble. Grrr !

Nous ne pouvons attendre plus longtemps, nos amis vont avoir trop davance sur nous, alors nous décidons de partir sans la carte et de revenir plus tard pour récupérer la pièce de l’éolienne.

Lundi après- midi nous partons en direction de Deshaies en espérant y retrouver nos amis. Cette fois, nous longeons la cote. Nous sommes à la voile durant la navigation au sud de lile mais une fois passée la pointe du Vieux Phare, le vent tombe et cest au moteur que nous faisons tout le reste du chemin.

Nous arrivons à 22 heures à Deshaies. Il faut faire extrêmement attention car le mouillage est bondé de bateaux. Pas facile de trouver une place dans le noir. Nous arrivons à nous faufiler et trouver un ancrage correct.

Au lever du jour, japerçois Dame Oui et Carati. A la VHF, ils me disent quils partent de bonne heure sur Antigua.

Je réveille Denis et nous décidons de les accompagner.

Pas de vent ! Nous faisons une moyenne de 4 nœuds avec la grand voile haute et le solent. Nous voyons nos amis dériver vers louest et nous comprenons par la suite pourquoi. Ils ont mis leur spi et genaker. Ce qui les pousse vers bâbord. Le vent tombe, nous sommes finalement obligés tous dallumer le moteur en milieu daprès- midi.

6 mars 2013

English Harbour

Les places sont chères dans ce petit mouillage, mais nous trouvons tout de même un emplacement pour jeter lancre. Quelques bateaux ont mis deux ancres pour ne pas tourner avec le vent ce qui ne facilite pas notre ancrage.

Bel endroit, bien abrité de la houle.

Nous faisons une belle balade sur les hauteurs dAntigua où nous avons de magnifiques vues sur la mer, les rochers et surtout la baie où se trouve notre mouillage.












                                                         Les mats du Faucon Maltais


Nous ne manquons bien évidement pas la visite du port de Falmouth Bay où la richesse au mètre carré sur leau est inimaginable. Nous pouvons y admirer un superbe voilier, le Faucon Maltais avec sa voilure si particulière.





Il faut sarmer de patience pour la clearance, nous devons faire un va et vient entre les autorités : Custom, Immigration, Port Authority. Il faudra revenir pour faire la clearance de sortie, même si elle a lieu dans la même journée. Ils poussent un peu ces anglais.

Direction le mouillage de Non Such Bay.

Sur notre route nous croisons une baleine. Nous voyons son jet puissant au loin.

Au mouillage, une surprise agréable nous y attend. Les équipages de Bleiz Mor, Marie et Patrick, ainsi que de Stereden Mor, Muriel et Didier sont là depuis quelques jours.



Ils se sont sauvés de Barbuda du fait dune forte houle. Ils nous disent que les derniers fichiers météo ne sont pas bons.

La houle doit monter pendant quelques jours jusqu’à 3,80 m. Il nous sera donc impossible daller sur Barbuda comme prévu, dommage ! Nous aurions aimé montrer à nos amis notre endroit secret de pêche de langoustes.

Non Such Bay est le seul endroit dans le coin, bien à labri.

On peut trouver pire ! Endroit paradisiaque où les couleurs bleues et vertes de leau de mer se mélangent au gré des rayons du soleil. Cet endroit na rien à envier aux Tobago Cays.

Nous formons une joyeuse bande.

Nous fêtons lanniversaire dAnnette sur Dame Oui puis celui de Marie sur la plage.








Le mouillage est rempli de Français et de Canadiens, lambiance est bonne.

Carati part rapidement vers Saint Martin où il doit déposer ses équipiers pour leur vol de retour.




Nous les retrouverons plus tard vers le nord.

mercredi 13 mars 2013

Nous naviguons le long de la cote d'Antigua en direction de Jolly Harbour. Je n'ai jamais vu un endroit avec une telle couleur deau de mer. La mer, avec les différences de lumière, passe du bleu azur au vert émeraude pour finir par du blanc laiteux.

Un vrai régal pour les yeux.








Nous faisons un tour complet de la marina avec Harmonie avant de trouver enfin le poste de douane qui est juste indiqué par un pavillon jaune. Nous nous amarrons devant ce poste.


 Nous devons nous déclarer une nouvelle fois aux autorités car nous sommes sensés avoir quittés le territoire Antiguais depuis quelques jours.

Nous trouvons une place  au ponton car nos ennuis mécaniques saggravent. Avant-hier le groupe électrogène n'a pas voulu produire du 220v. Didier de Stereden Mor est venu voir ce qu'il en était. C'est son métier. Rien à faire, nous avons une grosse panne et il faudra changer une pièce importante. Tout ceci ne me fait pas rire car c'est le groupe qui est la source d'énergie pour recharger les batteries et faire fonctionner le dessalinisateur. Donc nous voilà en économie d'énergie et d'eau pour le restant du séjour.


                                                      Photos de Jacky





 Nous faisons le plein des réservoirs deau et achetons une grande quantité d'eau en bouteille pour ne pas manquer lors de notre séjour dans les îles vierges.

Le moral est remonté au beau fixe car ce port est vraiment très sympathique. Après cinq jours au mouillage cela fait du bien de retrouver la civilisation.









Soirée resto avec Dame Oui puis longue ballade sur la plage de Morris Bay.


Vendredi 16 mars

Nous quittons notre ponton pour aller sur une bouée à lentrée de la marina, juste à coté de Dame Oui. Le désamarrage est folklorique, il nous faut laide du dockman pour enlever les amarres des gros pitons en bois qui nous tiennent sur larrière.

Nous avons limpression d’être sur un lac tellement cest calme.

Samedi 17 mars

Les deux équipages sont levés à 4h. Nous profitons du lever du jour pour quitter Antigua côte à côte.




Le vent est propice à lenvoie du spi, cela fait trois ans que nous ne lavons pas lancé. Généralement on nutilise pas le spi aux Antilles, les vents sont trop forts et les navigations entre les îles se font au vent de travers donc sous génois ou trinquette. Mais entre Antigua et St Barth nous faisons de louest, vent dans le cul. 

Nous profitons du peu de distance qui sépare les deux bateaux pour faire de nombreuses photos.







Cest extrêmement rare de pouvoir faire des images extérieures des bateaux sous voile.

Nous arrivons à St Barth en fin daprès midi.


Dimanche 18 mars




Nous voyons Stereden Mor arriver au petit matin.

Nous ne restons quune demi-journée pour faire les papiers car les équipages de Carati et de Malika nous attendent, impatiemment aux Vierges.

Après quelques courses nous repartons, sous spi à nouveau, vers Saint Martin pour ancrer à Simson Bay.


Nous ne débarquons pas, toujours pour les même raisons de timing.

Lundi 19 mars

Départ tôt le matin pour les vierges. Nous  arrivons au mouillage de Gorda Sound sur Virgin Gorda  en fin de journée.




Brigitte et Michel nous invitent tous sur Malika pour un apéro de bienvenue qui se prolonge pour un diner improvisé.




Mardi 20 mars

Nous prenons une navette pour aller en face du mouillage, sur Gun Creek, faire nos clearances dentrée. Vu la vitesse à laquelle ces engins vont, il nest pas bon de se baigner autour deux.





Les vierges méritent bien leur réputation. Tout est beau, propre et les anglais savent attirer les touristes.




          Nous profitons gratuitement des commodités et de toutes les installations. 
 









Lors dune belle balade nous trouvons un hôtel de luxe avec tennis, haras, piscine, vélos et voiturettes. Sa plage privée est accessible même pour nous. Les chaises longues, serviettes de plage et douche sont à notre disposition. Le paradis cette île.









Mercredi 20 mars

Pour aller visiter le site des Baths, il faut partir tôt pour être les premiers sur les quelques bouées mises à la disposition des plaisanciers.

Nos quatre bateaux trouvent finalement encore de la place.

Nous prenons les annexes pour aller vers la plage, des petites bouées sont prévues pour les amarrer. Ensuite il faut rejoindre la plage à la nage. Le seul problème cest que nous ne pouvons pas emporter nos appareils photos.

Il est déjà trop tard pour visiter tranquillement ce site magnifique, il y a trop de monde, on se croirait à lentrée du métro. En effet un paquebot de croisière sest mis à lancre devant St Thomas, laissant déferler une foule de touristes qui envahissent les grottes. Il faut faire la queue pour passer dans les endroits étroits. Nous décidons de revenir plus tard quand les touristes seront partis.

Cette fois, sachant comment aborder le site, nous prenons notre matériel. Nous allons au ras de la plage avec lannexe, descendons le sac à terre puis repartons vers les bouées damarrage. Ensuite nous navons plus qu’à rejoindre le rivage à la nage.

























Quel calme, il ny a presque plus personne, les passagers ont regagné leur paquebot.

Nous pouvons maintenant nous éterniser sur cet endroit à notre guise.

Nous ne sommes pas autorisés à rester sur les bouées pendant la nuit, normalement, selon les textes, les bouées sont à disposition des bateaux 90 minutes, afin que tous les voiliers puissent visiter tranquillement les Baths et ensuite laisser la place aux suivants.

Nous allons à Spanish Town pour y passer la nuit.

Cest au tour dHarmonie dinviter. Comme chaque soir depuis nos retrouvailles nous passons la soirée entre équipages. Cela fait du monde ! Nous sommes neuf. Brigitte et Michel, Anne-Marie et Pierre, Annette, Jean-Michel et Jacques et enfin Denis et moi.






Avant dernière soirée avec l’équipage de Malika qui décide de profiter dune bonne fenêtre météo pour redescendre vers leur hivernage à Grenade aux  Antilles.

Depuis que nous sommes tombés en panne de générateur, la solidarité est en place. Nos amis nous apportent régulièrement des bouteilles deau quils fabriquent avec leur dessalinisateur, nous apprécions énormément ! Merci les copains !


Jeudi 21 mars

Nous rejoignons le mouillage de Marina Island près de Great Camanoe Island.




Bon mouillage, snorkeling, mais pas grand-chose à voir sous leau. Nous croisons quand même une petite raie que nous évitons dapprocher de trop près. Le poison de ces petites bêtes est violent et les lames de rasoir de sa queue peuvent faire des dégâts.

Je mentraine régulièrement à plonger. Jai quelques problèmes à contrôler le niveau de pression sur mon oreille gauche mais je sens que cela vient. Mon canard est loin d’être parfait aussi, mais je progresse.

Apéritif dinatoire et dadieu sur Malika.

Cela fait bizarre de les voir partir aussi vite, je pense que Brigitte serait bien restée en notre compagnie.


Vendredi 22 mars

Au revoir Malika, bon vent vers la Guadeloupe et à très bientôt.

Pour nous direction Little Jost Van Dyke Island en compagnie toujours de Dame Oui et Carati.











Nous mouillons devant le petit îlot de « Sandy Spit »

Cest îlot balayé par les vents fait une belle image de carte postale. Des centaines de gorgones arrachées par le remous des vagues jonchent la plage. Nous en trouvons deux que nous remontons à bord. Il ny a malheureusement rien à voir en PMT, trop de ressac, alors nous remplaçons cette activité par une beaucoup moins fatigante, le bronzing !



Dimanche 24 mars.

Jost Van Dyle Island.

Denis ma parlé du mythique bar « Foxy » où tout bon navigateur laisse une trace au plafond décoré de soutien gorge, slips et autres objets insolites.

Lendroit est maintenant surfait. Les propriétaires profitent au maximum de leur notoriété pour faire monter les prix en flèche. Nous y allons quand même dîner, la note est salée ! Mais nous pourrons dire que nous y étions.

Nous trouvons un peu plus loin un petit bar restaurant où il y a internet, lAlibaba.

Je dois plaire au copain du patron car sans rien demander, il me donne lidentifiant et le code du bar pour avoir internet gratos.

Normalement il faut payer 20 dollars pour 24 heures de connexion. Grace à lui nous pouvons nous connecter à volonté. Merci gentil monsieur !

Nous en faisons profiter nos amis.

Nos jambes sengourdissent de rester sur nos bateaux.

Avec Annette, Anne Marie, Jacky et Denis je décide de faire une longue ballade vers la plage de White Bay.





Les pentes sont raides !  Aussi bien en montant quen descendant. Ma sciatique se réveille. Mais leffort vaut bien la vue du magnifique paysage que nous offre le sommet de la colline qui surplombe White Bay.

Quelques voiliers sont au mouillage pour quelques heures en face de la plage.

Après cette marche harassante, un bon bain de mer nous rafraichit et apaise nos maux.


Lundi 25 mars

Sopers Hole sur Tortola.

Une petite marina avec bouées, mignonnette où nous pouvons avoir une connexion  internet et faire quelques courses.


L’équipage de Dame Oui part rapidement vers Virgin Gorda pour se mettre en position de départ vers la Guadeloupe.

Carati décide de rester un peu pour visiter l’île en bus et nous, nous partons vers Jost Van Dyke pour faire le plein deau au ponton.

Nous avons des nouvelles de Thomas, le plus jeune fils de Denis, il arrive de New York jeudi soir, donc il faut commencer notre approche de laéroport.


Mercredi 27 mars

Mouillage sur bouée devant « The Indians ». Cest peut  être ici que lon peut faire le plus intéressant  snorkeling des Antilles.


Nous faisons deux plongée en PMT tellement tout est beau sous leau. Les gorgones de toutes les couleurs sont accrochées au récif. Des centaines de poissons multicolores vivent en toute sécurité autour de leur garde-manger. En rentrant à la nage vers le bateau je rencontre un énorme Baracuda à la mâchoire cauchemardesque qui maccueille sous Harmonie, je ne le vois qu’à la dernière minute et il me donne tellement la chair de poule que jen perds mon tuba tout neuf en grimpant l’échelle de bain précipitamment.

Trop de fond pour aller le repêcher, je suis dépitée car il était parfait ce tuba.

Nous passons devant The Caves, des grottes à visiter en snorkeling, avant daller nous mettre à labri à The Bight, la baie principale de Norman Island.

Les habitués américains sont en nombre et de nombreux bateaux de pêche au gros sont amarrés avec un bout à terre.


Jeudi 28 Mars

Nous allons faire un avitaillement à Spanish Town sur Virgin Gorda en prévision de larrivée de Tom. Puis nous nous rendons directement sur Beef Island en bout de piste de laéroport au mouillage de Trellis Bay.

Très pratique ce mouillage sur bouée pour rejoindre les bâtiments de laéroport situés à 200m du ponton des annexes. Denis va chercher Tom vers 21h30.

Son séjour va être court, il na quun week-end prolongé et doit reprendre son avion lundi en fin de matinée. Nous allons essayer de lui faire voir le plus de chose possible.


Vendredi 29 mars

Pour commencer les Baths.

La houle sest formée dun coup, en approchant du site nous commençons à nous demander comment nous allons aborder le rivage. Presque personne au mouillage, cest un signe, la météo a découragé les plaisanciers.

Nous décidons daller sur place à la nage, Thomas, par chance, a un boitier étanche pour son appareil photo.

Le ressac est assez dangereux aux abords de la plage, nous nous faisons un peu chahuter en arrivant à la nage. Quelques petites coupures en nous faisant projeter sur le sable.

Cette fois ci, les Baths valent la peine ! Pas un chat ! Les photos que nous prenons sont vierges de touristes.

Le retour sur Harmonie savère beaucoup plus long et difficile avec le courant, nous montons à bord fatigués mais encore éblouis par cette beauté de la nature.

Direction Pelican Island : Thomas, grâce à son boitier étanche, peut prendre de belles photos de nos plongées et de cette nature si diversifiée qui se développe ici.

Malheureusement le temps nest plus si beau quil y a quelques jours, les couleurs ne sont plus les même sous leau. Une houle sest formée et a brassé les fonds, leau est devenue trouble.

Enfin daprès midi nous allons mouiller sur ancre dans la baie The Bight sur Norman Island.

Après une journée si bien remplie, nos estomacs crient famine et le restaurant offert par Denis est le bienvenu.

Les activités du soir sont des parties de Scrabble et lapprentissage des nœuds marins à Thomas.

Le lendemain nous nous amarrons sur bouée devant le site des Caves. La gaffe tombe à leau et coule à pic. Ici les fonds sont trop profonds pour aller la récupérer, heureusement Denis, avec un manche en bois arrive à en fabriquer une nouvelle.

Site intéressant de snorkeling dans les grottes mais moins spectaculaire que celui de « The Indians » par lequel nous repassons avant de jeter lancre le soir devant Jost Van Dyke.

Nous débarquons mais les moustiques nont pas abandonné la plage, heureusement, javais prévu le coup. Tom nous offre le restaurant chez Alibaba Bar où nous pouvons nous connecter.


Dimanche 31 mars

Longue navigation houleuse et pluvieuse qui nous amène sur Guana Island. Annette et Jacky nous avaient dit que le site de PMT était joli. Mais après cette navigation musclée je nai pas envie daller dans leau, dautant plus quil ny a pas de luminosité, le temps se couvre de plus en plus. Les hommes veulent en profiter à fond, Thomas repart demain alors, courageusement ils prennent leur matériel et vont plonger.

Cela ne dure pas longtemps, un gros grain arrive à vive allure vers nous. Ils ont juste le temps de se mettre à labri sur le bateau, du coup la pluie les rince de leur sel.

Thomas na pas de chance, nous avions eu un temps magnifique depuis plusieurs semaines et il faut quil fasse mauvais pendant son court séjour !


Lundi 1 avril

Nous raccompagnons Tom à laéroport, malgré un temps défavorable je pense quil a passé un bon moment avec nous.

Le soleil est revenu, le mauvais temps est parti dans les bagages de Thomas.

Sur la plage de Trellis Bay, nous découvrons une exposition dobjets divers en métal dont des personnages levant les bras au ciel.

Nous pouvons nous connecter au bar de la plage et acheter du pain dans la petite supérette.


Mardi 2 Avril

Belle navigation vers Anegada.

Lapproche du mouillage de Setting Point est bien balisée. Cest la première fois que nous venons sur cette île, nous sommes extrêmement vigilants aux nombreux écueils.

Cela ressemble beaucoup à Barbuda en plus plat et la mer est de la même couleur que celle de lentrée de Jolly Harbour à Antigua.

Nous arrivons un peu tard, les places sur bouées sont toutes prises mais nous trouvons facilement où accrocher notre ancre.

Nous faisons une reconnaissance dans laprès-midi en essayant de prendre la route qui mène à la seule bourgade « The Settlement ».

Nous abandonnons lidée daller à Settlement au bout dune grande demi-heure de marche sous un soleil de plomb.

Il ny a rien à voir, un « no mans land », pas un endroit avec de lombre, et je nai pas prévu de quoi nous abreuver.

Retour sur le rivage en nous arrêtant dans une boutique où lon loue des scooters.

Le prix nest pas donné : 35 dollars la demi-journée, plus six pourcent de taxes.

Les tarifs des boissons aussi sont salés : une demi-bouteille deau gazeuse pour 3 dollars !


Mercredi 3 avril

Le mouillage se vide, dune trentaine de bateau la veille nous ne sommes plus quune dizaine.

Nous assistons à l’échouage dun voilier qui est passé un peu trop près du bord, heureusement pour lui une solidarité se lève et des annexes viennent le tirer de ce mauvais pas.

Nous partons à 11h30 pour prendre notre scooter, nous louons cet engin de 12h à 17h30, mais le seul pompiste ferme à 16h30 et il faut faire le plein avant de rendre notre engin, donc, en fait, notre temps de location est grevé dune heure, ils sont malins ces anglais !

Première destination The Settlement, le seul village de l’île, nous avons bien fait hier de faire demi-tour, il est vraiment trop loin à pied !

Que dire de cette soit disant capitale, rien, absolument rien à voir.

Nous prenons la direction de la plus belle plage, Loblolly Beach. Après quelques hésitations sur la direction à prendre, certaines routes étant coupées pour réfection, nous atterrissons devant cette magnifique plage qui fait le bonheur des plongeurs.

Le reef est assez loin du rivage, un courant faible nous emporte vers lui, je suis déçue, cela ne vaut pas les merveilles que nous avons vu sur The Indians. Ce nest pas lavis de Denis qui trouve le snorkeling intéressant dans les vallées sablonneuses qui s’étendent entre les récifs.

Un énorme poisson nous guette, mais avant que je puisse lidentifier, une peur bleue menvahit. Les formes, les couleurs et les distances sont différentes sous leau. Tant que lon na pas identifié clairement le poisson, on est sur de rien ! Mais ce nest pas un requin, cest un tarpon. Malgré tout, je nai plus trop envie de nager, à contrecœur Denis me suis vers le rivage.

Nous reprenons notre chemin vers la plage de Jack Bay. Un complexe hôtelier est en construction, cela sera certainement mignon une fois terminé. Nous rechaussons notre matériel de PMT pour une plongée, encore une fois assez décevante. Il ny a pas beaucoup de poissons dans ce décor. Pourtant Denis trouve lendroit intéressant pour un snorkeling. Il dit quil est rare de rencontrer de si gros poissons.

Nous essayons daller sur la côte nord avec le scooter vers Crow Wreck Bay mais les routes sont impraticables. Nous retournons vers le sud et repassons devant notre mouillage à Setting Point et faisons un arrêt sur la plage de Pomato. Le mouillage de Pomato à lair tranquille mais il ny a pas de ponton pour les annexes, par contre la plage est dune grande beauté et pratiquement déserte.

Nous continuons vers louest pour arriver dans une impasse, une propriété privée où trois maisons ont été construites un peu trop près du bord et lune dentre elle sest effondrée.

Retour vers Setting Point. Le carburant ne nous coute pas cher, nous navons pratiquement rien utilisé. Nous nous demandons sil ne vaut pas mieux utiliser les taxis collectifs pour aller sur les sites de snorkeling vu les prix de locations des scooters.

Le mouillage sest à nouveau rempli pendant notre absence.

Sur Setting Point on peut trouver aussi un internet café et une minuscule supérette.


Jeudi 4 avril.

Magnifique navigation vers Virgin Gorda, nous allons rester sur Gorda Sound en attendant une météo favorable pour notre descente vers la Guadeloupe et aussi faire notre clearance de sortie à Gun Creek.

Nous pensions pouvoir partir rapidement, mais la météo est capricieuse et notre vent si attendu de nord-est disparait des cartes. Il nous faut attendre lundi pour partir avec du vent est-nord-est qui devrait permettre de faire le trajet sur un seul bord au près serré jusquen Guadeloupe en nous arrêtant sil le faut à Nevis.

Notre attente nest pas si désagréable, le site est toujours aussi magnifique, nous partageons notre temps entre les aller retour au « Pub » pour nous connecter et déguster leurs si délicieux hamburgers. En soirée nous passons au Saba Bar pour assister au nourrissage des tarpons qui vivent devant le ponton et admirer le coucher de soleil.


Lundi 8 avril

Départ à 15h15. Longue, très longue navigation entre Virgin Gorda et Nevis. La première partie du parcours se passe bien, nous sommes sur le bon cap mais au petit matin en passant devant Saba le vent refuse. Nous essayons de faire du cap mais Harmonie plante des pieux.

Le bateau est malmené par la houle, il enfourne et tape brutalement, la violence des chocs est telle que le feu de pont se détache et tombe sur le pont puis cest une protection de poulie qui explose.

Notre cerveau nest pas habitué à un si mauvais traitement, nous avons la nausée et pourtant il en faut beaucoup pour nous rendre malade !

Nous arrivons à 16h30. Nous sommes exténués, nous navons pratiquement pas dormi.

Nous mouillons à Nevis pour y passer la nuit afin de nous reposer.

Je meffondre à peine le soleil couché.


Mercredi 10 avril

Joyeux anniversaire Denis, une longue navigation nous attend pour rejoindre Deshaies.


Mêmes conditions que la veille! Le vent nous permet tout de même de faire une route quasi directe sans tirer de bords.

Malgré notre bonne nuit de repos, nos corps se souviennent des maltraitances de la veille. Harmonie gite parfois très fort sous les rafales entre les îles, les vagues qui passent par-dessus le bateau laissent du sel qui recouvre tout et nous avec.

Notre cap nous amène un peu en dessous de Deshaies, au mouillage de Malendure à la tombée de la nuit. Nous niront pas à Deshaies, cest très bien comme cela.


Jeudi 11avril

Nous aurions aimé faire une petite plongée à l'Ilet Pigeon en face de la pointe Malendure mais le temps ne nous invite pas à nous mettre à l'eau.

Alors départ pour les Saintes.

La navigation est beaucoup plus agréable, le vent et la mer se sont calmé un petit peu sous le vent de la Guadeloupe. Nous arrivons au Pain de Sucre en début d'après midi.

Repos, repos! En fin de journée le voilier Star Clippers qui promène de nombreux touristes dans les Antilles passe devant le mouillage, toutes voiles dehors. La lumière toute particulière de fin de jour lui donne une allure majestueuse.


Vendredi 12 avril

Que décidons-nous? Nous restons ici ou nous allons à la marina du Bas du Fort?

J'avoue franchement que j'ai hâte d'avoir un peu plus de confort, eau, électricité.

Le temps ne se prête pas à la baignade, malgré mes copains dauphins qui me font l'honneur de leur passage, je ne suis pas attirée par la mer. Les sites de snorkeling étaient tellement beaux aux BVI que nous faisons la fine bouche ici.

Finalement nous décidons de rejoindre la Guadeloupe pour rencontrer notre installateur d'éolienne avant la fermeture du week-end.

Cette fois c'est un plaisir de naviguer! Petite traversée sur un seul bord, nous retirons les deux ris de la grand voile.

Nous mettons même nos lignes à l'eau, mais les poissons nous boudent.

Nous trouvons une place au ponton visiteur de la marina en début du quai, là où les émanations des égouts empestent. Pas de chance.

Dame Oui est là sur le même ponton.

Nous constatons une différence de température par rapport au nord des Antilles, quelques degrés se sont ajoutés au thermomètre.

Ici la bâche est nécessaire et je mempresse d'occulter les hublots.

Enfin le confort malgré la puanteur du lieu.

Denis prend rendez vous avec l'électricien, il viendra lundi pour nous réinstaller le boîtier électronique de l'éolienne. Il trouve également l'ampoule de rechange pour le feu de pont et je le monte au mât pour refaire les cosses de branchement de lampoule et la réinstaller. Travail de haute voltige, pas facile de travailler avec minutie en hauteur avec une main pour bricoler et lautre pour se tenir en lair.

L'équipage de Dame Oui avec une nouvelle équipière, Claudie, passe nous raconter leurs aventures depuis notre séparation aux îles vierges.


Samedi 13 avril

Dame Oui part pour Marie Galante, nous les retrouverons certainement sur la Dominique ou en Martinique.

Nettoyage du bateau, le réfrigérateur a besoin d'un bon tri et d'un bon coup de propre!

Ensuite, lessive et rinçage d'Harmonie à l'eau douce. Yolande nous apporte la carte bleue que Denis a fait expédier chez elle et nous invite pour le lendemain!


Dimanche 14 avril :

Dominique vient nous chercher en fin de matinée, je me réjouis de passer une journée dans une maison. La mienne commence à me manquer. Il y a là, les deux enfants de Yolande, Florence et Marc ainsi que ses deux petits enfants, Gaby et Arthur.

Baignade, barbecue et ensuite petite balade vers la plage pour aller regarder Marc faire du Kite.


Lundi 15 avril :

Le technicien arrive comme prévu en fin de matinée pour remonter le boitier électronique de l’éolienne. Tout fonctionne mon capitaine !

Je me fâche en petit peu en constatant que la garantie ne repart pas de zéro et que notre problème de voyant nest pas réparer.

Nous quittons rapidement la marina et ses senteurs si délicates pour faire des essais de notre source d’énergie, au mouillage. Nous navons pas de chance, il ny a pas de vent alors le doute sinstalle dans nos esprits. Les éoliennes des autres bateaux derrière nous tournent et pas la notre !

Nous allons faire un petit coucou à nos amis Odile et Patrick de Baïla qui se sont gentiment occupés de mes lunettes.


Mardi 16 avril :

Le vent est monté au petit matin et cest avec une grande satisfaction que nous voyons les palles de l’éolienne tourner.

Direction les Saintes où Dame Oui doit nous rejoindre.

Nous faisons tout le trajet au moteur, une vraie galère !

Nous trouvons une bouée de disponible, cest assez rare sur ce mouillage. Il y a toujours du monde au Saintes.


Mercredi 17 avril :

Jai Annette au téléphone, ils arrivent dans laprès midi, je les invite donc sur Harmonie pour mon repas danniversaire.

Cela permet de faire plus ample connaissance avec leur équipière, Claudie.

Très bonne soirée qui se termine vers minuit.

Le temps est de plus en plus couvert, la houle monte. Le mouillage devient vraiment inconfortable.

Nous passons encore trois jours dans des conditions difficiles, je narrive pas à dormir, le vent fait danser Harmonie, les rafales et la houle nous bousculent, comme dit Annette, on se croirait dans une machine à laver en mode essorage.

Nous arrivons quand même entre deux grains à nous balader jusqu’à la plage de Pompierre et jusquau Fort Napoléon pour certains dentre nous.

Des travaux de réaménagement de la plage sont en cours, cela fait de lanimation pour les riverains.

Nous découvrons quaux Saintes le tri des ordures est efficace, ils font même du compactage.

Didier de Stereden Mor est là également. Il a eu pas mal dennuis sur son bateau. Nous ne le voyons guère, il est tellement fatigué de ses navigations quil reste à se reposer sur son bateau.

Dimanche 21 avril :

Dame Oui retourne sur Pointe à Pitre, ses batteries moteur lont lâché, il ne peut pas continuer vers le sud sans énergie.

Nous décidons de quitter aussi ce mouillage chaotique pour nous refugier sur l’îlet Cabrit. Pas de chance toutes les bouées sont prises, le Pain de sucre nous parait aussi rouleur quau Bourg alors nous décidons daller vers la Dominique.

Nous nous dépêchons de nous mettre en configuration  de navigation lorsque nous nous apercevons que lannexe avec le moteur ne sont pas remontés.

Nous devons nous arrêter pour arrimer le tout, alors le mouillage de Terre de Bas nous semble tout à fait adéquat.

Cela fait deux ans que nous ne sommes pas venus sur cette partie des Saintes, nous allons faire une belle ballade jusqu’à la table dorientation où nous avons une vue imprenable sur toute la baie des Saintes. Il y a de quoi faire sur cette petite île, quatre sentiers de randonnée sont fléchés. Nous nous promettons de venir les faire une autre fois.

Nous terminons notre ballade par un petit détour vers le port. Celui-ci est réservé aux pêcheurs et aux navettes.

Cela a changé un peu, un nouveau propriétaire de bar sest installé.  « Les muriers », cest un jeune belge qui a repris laffaire, très sympathique, il compte ouvrir bientôt un snack et il met la wifi à disposition de ses clients.


Lundi 22 avril


Quelle belle navigation entre les Saintes et la Dominique, vent de nord est, entre 20 et 28 nœuds de vent, un ris dans la GV et trinquette nous emmène rapidement chez le belge. Nous arrivons même pour lheure du déjeuner tellement nous avons été rapide.

Nous sommes toujours enchantés de ce mouillage, le plan deau est calme, laccueille sympathique.

Marcella et Roger mettent toutes leurs commodités à dispositions des plaisanciers

Eau, poubelles, piscine, douche, internet et les langoustes !

Le seul problème pour le moment est le manque de place sur bouée.

Cette fois nous avons de la chance, il ny pas un seul voilier alors nous pouvons prendre la meilleure bouée.

Enfin la meilleure, il faut dire de dhabitude, il ny en a que trois, dont deux trop près lune de lautre, donc il faut mettre un bout à terre pour éviter la collision des bateaux.

Roger nous informe quil va mettre très bientôt dautres bouées. Les corps en béton sont déjà sur la plage, le gouvernement leur alloue les bouées et ils nattendent plus que les cordages pour tout installer.

Un soir nous sommes obligés de réveiller le capitaine dun voilier pour lavertir du risque de collision de nos deux bateaux. Nous laidons à mettre un bout au ponton avec notre annexe.


Nous passons 4 jours au Sunset Beach dont une à visiter le sud de l’île avec notre guide Moïse et l’équipage dun autre bateau.

Malheureusement une pluie vient perturber notre visite et nous ne pouvons faire la marche prévue autour des lacs.

Nous visitons Roseau, la capitale, les lacs et les chutes de Trafalgar pour finir dans des piscines deau chaude et sulfureuse.

Annette et Jean-Michel nont pas voulu nous rejoindre faute de place au mouillage, ils font quant à eux la visite de l’île vers le nord.


Vendredi 26 avril

Nous partons à 7h30 de la Dominique pour aller à St Pierre en Martinique. Dame oui a lui aussi quitté sont mouillage de Portmouth pour aller dans la même direction.

Nous naviguons ensemble à vue.

Nous avons des problèmes avec le pilote automatique. Il répond à nos commandes mais ne garde pas le cap. Encore un souci majeure !

Depuis quelques temps nous entendons sur la VHF les discussions entres deux bateaux dont Amanei, bien entendu, eux aussi entendent nos conversations entre Dame Oui et nous. Amanei nous contacte pour nous dire quil avait eu le même problème et nous donne quelques conseils.


Samedi 27 avril

Nous repartons de St Pierre sans y descendre pour nous rendre à Fort de France où nous devons faire quelques courses.

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