C’est le vendredi 24 octobre que nous partons pour La Palma car nous avons reçu un mail de Christian et Martine nous vantant cette île, Yacht Club à disposition des plaisanciers, internet, marina sympa. 
La météo n’est pas terrible mais nous décidons de partir malgré le vent et la houle. Nous longeons la côte sud de La Gomera et comme nous sommes au près serré Denis décide de dérouler la trinquette. Ce n’est pas une bonne idée! La coquine n’a pas vraiment aimé son étirement. Elle sort de sa ralingue pratiquement aussitôt son déploiement et bat dans le vide.
Le vent nous malmène et il faut vite se dépêcher pour maintenir cette voile avant d’avoir des dégâts. L’opération n’est pas des plus facile, le vent, la houle ne viennent pas à bout de notre détermination. Denis finit par attacher la trinquette sur les filières, cela tiendra bien comme ça jusqu’à notre arrivée, qui est quand même à 53 milles. Denis lance le Solent en remplacement.
Il nous faut tirer un bord pour remonter sur l’est de La Gomera et c’est ensuite avec force 6 et une vitesse allant de 8 à 9 nœuds que nous filons vers notre but.


La météo n’est pas terrible mais nous décidons de partir malgré le vent et la houle. Nous longeons la côte sud de La Gomera et comme nous sommes au près serré Denis décide de dérouler la trinquette. Ce n’est pas une bonne idée! La coquine n’a pas vraiment aimé son étirement. Elle sort de sa ralingue pratiquement aussitôt son déploiement et bat dans le vide.
Le vent nous malmène et il faut vite se dépêcher pour maintenir cette voile avant d’avoir des dégâts. L’opération n’est pas des plus facile, le vent, la houle ne viennent pas à bout de notre détermination. Denis finit par attacher la trinquette sur les filières, cela tiendra bien comme ça jusqu’à notre arrivée, qui est quand même à 53 milles. Denis lance le Solent en remplacement.
Il nous faut tirer un bord pour remonter sur l’est de La Gomera et c’est ensuite avec force 6 et une vitesse allant de 8 à 9 nœuds que nous filons vers notre but.


Je commence à avoir le pied marin, les creux de parfois 3 mètres ne me chavirent pas l’estomac, ce n’est plus « Une valse à mille temps » que nous joue la mer mais « La Valkyrie » . Le bateau souffre, le solent n’est pas idéal pour cette allure et l’ancre fixée à l’avant tape fortement dans les vagues, Denis n’arrive pas à la stabiliser.
J’étonne Denis par ma faculté d’adaptation, il m’appelle « La fille de la Mer ». Lui, par contre ne supporte pas bien ce roulis qui ne cesse de s’amplifier, et finit par être malade. Cela passe très vite en restant allongé et en dormant un petit peu.
Christian qui nous aperçoit de très loin, nous dira plus tard, que notre voilier était magnifique en pleine vitesse.
A cette allure nous mettons moins de temps que prévu pour parcourir cette grande distance, c’est à 18 heures que nous amarrons Harmonie, dans un port houleux.
Nous y retrouvons Tara de Christian et Martine et Austral de Franck et Floriane, ces derniers changent de ponton car la houle les a malmenés la nuit précédente et toutes leurs aussières ont cassé.
La douche froide pour nous, nous espérions une marina tranquille. Raté! Denis fort contrarié, examine ses points d’ancrage, pas évident de maintenir Harmonie dans cette agitation.
Après plusieurs essais, Harmonie est enfin en sécurité.
Nos amis nous expliquent que cette houle est arrivée il y a deux jours et que leur dernière nuit fut très agitée, tout le monde sur les pontons pour rea
marrer les bateaux.
J’étonne Denis par ma faculté d’adaptation, il m’appelle « La fille de la Mer ». Lui, par contre ne supporte pas bien ce roulis qui ne cesse de s’amplifier, et finit par être malade. Cela passe très vite en restant allongé et en dormant un petit peu.
Christian qui nous aperçoit de très loin, nous dira plus tard, que notre voilier était magnifique en pleine vitesse.
A cette allure nous mettons moins de temps que prévu pour parcourir cette grande distance, c’est à 18 heures que nous amarrons Harmonie, dans un port houleux.
Nous y retrouvons Tara de Christian et Martine et Austral de Franck et Floriane, ces derniers changent de ponton car la houle les a malmenés la nuit précédente et toutes leurs aussières ont cassé.
La douche froide pour nous, nous espérions une marina tranquille. Raté! Denis fort contrarié, examine ses points d’ancrage, pas évident de maintenir Harmonie dans cette agitation.
Après plusieurs essais, Harmonie est enfin en sécurité.
Nos amis nous expliquent que cette houle est arrivée il y a deux jours et que leur dernière nuit fut très agitée, tout le monde sur les pontons pour rea
marrer les bateaux. 
Pour finir cette journée
mouvementée, nous faisons un petit tour dans la ville, jolies maisons, bien entretenues, je pense que c’est la plus belle ville visitée.
mouvementée, nous faisons un petit tour dans la ville, jolies maisons, bien entretenues, je pense que c’est la plus belle ville visitée.
Les espagnols sont tous dehors ce vendredi soir, les rues sont animées, l’air est doux, la promenade agréable.Le samedi matin est consacré à la désalinisation d’harmonie et de la réparation de la trinquette.
Pensant avoir fini ces corvées, nous nous réjouissons de la journée qui s’offre à nous.
C’est sans compter sur la déveine qui semble ne pas nous quitter depuis un bout de temps.
Denis s’aperçoit que les fonds sont plein d’eau, d’où peut elle venir? E t nous recommençons notre écopage, les fonds vont être nickel à force de les nettoyer. Bien entendu nous ne trouvons pas la fuite, il faudra dorénavant surveiller régulièrement les fonds. De plus, je tombe une nouvelle fois en panne de téléphone portable, la connectique de la batterie est HS, ça continue!
Epuisés par tant d’émotion, nous faisons une tendre sieste.
A notre réveil nous décidons de faire un tour au yacht club avec nos ordinateurs pour donner des nouvelles à nos proches. A cette heure je n’arrive à joindre personne, mes enfants sont dans le train pour Bar le Duc.
Le soir venu, nous invitons Franck et Floriane car ils partent le lendemain pour La Gomera et ensuite pour le Cap Vert. Ils en profitent pour avoir des renseignements sur ces îles qu’ils ne connaissent pas. Denis les briffe avec son expérience passée en nous faisant tous rêver.
Dimanche 26 octobre
La matinée est consacrée à l’écriture et l’après midi nous nous sauvons « c’est bien le mot » de cette marina pour aller visiter la ville.
Denis est obligé d’amarrer Harmonie plus solidement, le roulis malmène les pare battages, il faut les soulager. Nous commençons par être excédés de ce tangage permanent. Cette marina a été mal conçue. Est-ce pour l’aspect financier? Je ne sais pas, mais en tout cas, il ne faut conseiller à personne de venir passer plusieurs jours à La Palma. Dommage pour cette île et pour sa capitale qui me semble être la plus belle des Canaries.
Elle porte bien son nom «La Palma» dîte "Isla Bonita" veut dire «La Jolie»
Tous les autres bateaux se sauvent autour de nous, qu’allons nous faire?
Charles arrive mercredi normalement, attendrons nous son arrivée ici, ou partirons nous vers un port plus tranquille? Cela va dépendre de la météo. Un coup de vent est annoncé pour le début de la semaine.
En attendant nous partons pour une petite visite de Santa Cruz de La Palma.
Le vent est tombé le soleil est bien présent, la température est de 24°. Dés la première rue, c’est la grimpette, les maisons sont toutes différentes d’aspect et de couleur, leur charme nous séduit. Elles ont toutes les mêmes styles de balcons et de jalousies en bois verni et des façades blanches ou pastel.
Denis mitraille ces jolies rues avec son appareil photo, nous nous ravissons en découvrant chacune d’entre elles.
Nous nous retrouvons en haut de Santa Cruz avec un point de vue superbe sur la ville! Extraordinaire! Quelle beauté!
A notre retour nous décidons de profiter du yacht club, piscine, internet et bar.
Nous sommes dans l’eau depuis une demie heure lorsque le gardien du club vient nous sortir de l’eau en nous disant que nous ne sommes pas autorisés à profiter de la piscine intérieure sauf moyennant une somme de 5€ par personne et l’achat obligatoire du bonnet de bain pour la même somme. En tout 20€ à deux. Dépités, nous n’acceptons pas de payer et décidons de passer un long moment sur internet.


Nous ne pouvons pas rester sur cette île sans la découvrir de l’intérieur, c’est ce que nous faisons 
en louant une voiture pour la journée.
Dés les premiers kilomètres nous sommes conquis par « La Jolie ». La montée est vertigineuse, Denis me dit qu’elle ressemble énormément à Madère.
Cette île n’est en fait qu’une montagne en forme de coeur.
Les routes sont serpentées, les virages serrés et sans le vouloir nous découvrons une petite route très étroite mais combien jolie. La forêt nous entoure avec ses pins canariens aux troncs tachetés de noir et ses châtaigniers aux couleurs d’automne.
Nous nous arrêtons dans une petite ville San DOMINGO pour nous restaurer, il n’y a plus beaucoup de restaurant ouvert à cette époque de l’année. Les touristes sont peu nombreux et nous nous contentons d’un plat surgelé.

Ici nous découvrons d’anciens moulins dont la conception ne nous est pas familière.
Nous continuons notre ascension en passant par l’observatoire d’astrophysique à 2000 mètres d’altitude où des savants du monde entier guettent d’éventuels signes de présence extraterrestre.
Encore 426 mètres et nous atteignons le plus haut sommet de l’île le « Roque de Los Muchachos ».
Les pulls et les cirés sont indispensables, le vent souffle par rafales et les nuages arrivent à grande vitesse. Nous nous amusons à faire semblant de voler.
La journée passe très vite et nous devons songer à rentrer vers Santa Cruz, nous prenons la direction du sud pour aller voir les possibilités d’ancrage dans le port de Tazacorte. Juste avant d’arriver nous faisons une halte au « Mirador Del Time », la vue sur la vallée me coupe le souffle, c’est une étendue à perte de vue de plantation de bananes.
Comme nous le pensions, le port est plein, uniquement réservé aux locaux et sans possibilité d’hivernage, car nous cherchons toujours une solution pour laisser Harmonie en sécurité sur les Canaries.
Mardi: Un grand coup de vent est prévu pour ce soir, le vent commence à souffler très fort, nous constatons déjà dans le port des rafales jusqu’à 35 nœuds. Denis en prévision du grossissement du vent change Harmonie de catway. La manœuvre n’est pas des plus facile, le vent a une force incroyable.
Heureusement Christian vient à la rescousse et après de nombreux efforts, Harmonie semble bien calé et prêt à effronter cette tempête.
Pour remercier Christian nous l’invitons avec Martine à prendre l’apéro.
En fin d’après-midi, lorsque Denis termine ses écrits, nous partons nous connecter sur Internet.
Le ciel est noir de nuages, des trombes d’eau s’abattent sur nous, et c’est complètement trempés que nous arrivons au yacht club.
Une mauvaise surprise nous attend en revenant au port, l’aussière que nous avions mise s’est rompue avec la force du vent, et pourtant elle était de gros diamètre et neuve.
Nous nous demandons comment les autres amarres feront pour résister à de telles étirements.
Dans la soirée, nous entendons un crac, et cette fois c’est la sangle d’un pare battage qui vient de céder.
La nuit est plus calme que prévue, nous pouvons dormir en restant aux aguets tout de même.
Mercredi 29 OCTOBRE: Arrivée de Charles
C’est dans la fébrilité que j’attends l’arrivée de mon fils, je ne l’ai pas vu depuis début septembre et le temps me paraît bien long.
Il est en vacances pour quelques jours avec son père à Madrid et prend un vol pour Tenerife avec une correspondance pour La Palma.
Je le sens un petit peu nerveux au téléphone, c’est la première fois qu’il prend l’avion seul et se pose des questions pour le transfert. Enfin, il est débrouillard et a quelques notions d’espagnol.
Je vais à sa rencontre sur le port, et le vois arriver, le sourire aux lèvres, égal à lui-même.
Les retrouvailles sont tendres et Charles est ravi de venir passer des vacances avec nous.
Nous lui présentons Harmonie en lui donnant des détails sur la vie à bord.
Il a l’air à l’aise malgré le roulis qui nous malmène.
L’humeur générale est bonne, j’appréhendais un petit peu car Charles et Denis ne se connaissent pas bien. Tout le monde est à l’aise, les discussions vont bon train.
Le temps commence à changer, les nuages reviennent nous narguer, mais nous partons tout de même pour donner un appercu succinct de la ville à Titou.
Après le repas nous lui montrons le yacht club sous un pluie battante. Le pauvre, lui qui venait pour la chaleur, c’est raté!
Le jour suivant, le temps est toujours chaotique et nous sommes contraints de rester sur le bateau une partie de la journée. L’après midi une accalmie s’installe et nous crapahutons les ruelles pentues de Santa Cruz.
30 Octobre:
Nous avons repéré la veille les loueurs de voiture. La société Moreno semble pratiquer les tarifs les moins chers.
Denis décide de retourner sur le que celui nous avons fait quelques jours plus tôt pour montrer la beauté de Roque de Los Muchachos à Charles.
Décidement, le temps ne nous est pas favorable, dés les premières hauteurs, un brouillard s’installe et la visiblité est presque nulle.
Les paysages restent tout de même époustouflant et ravissent Titou, nous prenons une petite route pour aller voir los Nieves et au bout de quelques mètres, ce n’est plus une route mais un chemin , puis un sentier fait d’ornières et plein d’éboulis de roches. Nous décidons de continuer à pieds. La pluie nous cingle les visages, le froid nous pénètre, nous renoncons rapidement dans notre projet d’atteindre le somment. Et c’est frigorifiés que nous courrons nous mettre à l’abri dans notre véhicule, le chauffage à fond. C ‘est un comble, venir aux canaries et se sentir comme un mois de janvier en France!!
Nous rions de notre dévaine, et nous persistons à grimper pour voir Muchachos.
M.jpg)
A quelques dizaines de mètres de notre but, nous croyons rêver! La neige est là! Charles n’en revient pas et envoie aussitôt des clichés à quelques amis.
Bien entendu, impossible d’accéder au pic dans de telles conditions de froid et de vent. Dépités, nous décidons d’aller chercher le soleil dans le sud en espèrant que celui-ci ne nous fera pas faux bon cette fois.
Plus nous descendons, plus la couche de nuages s’amoindrie. La chaleur retrouvée nous met du baume au cœur,M.jpg)
Une halte dans la petite ville de Tijarafe, nous fait découvrir la place indiquée par les guides avec sa petite église et surtout ses dragonniers majestueux.
Nous tombons par hasard sur un petit musée ( une ancienne école) dont l’hôtesse nous narre l’histoire et les traditions de son peuple. Nous sommes béats devant le système de récupération des eaux de pluie, un patio intérieur avec des chanlattes conduit l’eau vers un puit central . Les habitants récupèrent cette eau dans un seau et la verse dans un filtre naturel et poreux de pierre de lave, l’eau filtrée coule goutte à goutte dans un récipient et l’excédent dans une jarre.
Plus tard, nous nous arrêtons pour cueillir les fruits rouges et tentants des figuiers de barbarie.
Nous savons pertinemment que ces fruits étaient une calamité. Mille épines les recouvrent et rapidement nos doigts en sont envahies.
Comme des gamins maraudeurs, Denis et
Charles s’éclatent dans cette ceuillette imprévue.
Nous nous arrêtons à El Time pour faire admirer la vue des plantations de bananes à Charles.
Nos estomacs commencent à crier famine, il est temps de trouver un restaurant.
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Nous le trouvons sur le bord de plage de Tazacorte, face à la plage, entourés de chat faméliques quémandants quelques restes.
Après ce repas bien copieux, nous reprenons notre route vers les volcans.
Nous descendons vers la pointe de Fuencaliente « source chaude », pour gravir ses fameux volcans dont les éruptions ont fait frémir les habitants il y a encore très peu de temps. La dernière a eu lieu en 1971! Cela me rappelle les paysages de Lanzarote et c’est avec ravissement que nous escaladons le Teneguia.
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Nous nous amusons à sauter comme des cabris, les rires fusent et la vue au sommet nous laisse dans un état second. Comme tout bons touristes que nous sommes, nous ne pouvons pas nous empêcher d’ajouter chacun notre pierre au sommet de ce volcan en sommeil.
C’est dans la pénombre que nous effectuons le chemin vers Harmonie.

en louant une voiture pour la journée.
Dés les premiers kilomètres nous sommes conquis par « La Jolie ». La montée est vertigineuse, Denis me dit qu’elle ressemble énormément à Madère.
Cette île n’est en fait qu’une montagne en forme de coeur.

Les routes sont serpentées, les virages serrés et sans le vouloir nous découvrons une petite route très étroite mais combien jolie. La forêt nous entoure avec ses pins canariens aux troncs tachetés de noir et ses châtaigniers aux couleurs d’automne.
Nous nous arrêtons dans une petite ville San DOMINGO pour nous restaurer, il n’y a plus beaucoup de restaurant ouvert à cette époque de l’année. Les touristes sont peu nombreux et nous nous contentons d’un plat surgelé.

Ici nous découvrons d’anciens moulins dont la conception ne nous est pas familière.
Nous continuons notre ascension en passant par l’observatoire d’astrophysique à 2000 mètres d’altitude où des savants du monde entier guettent d’éventuels signes de présence extraterrestre.

Encore 426 mètres et nous atteignons le plus haut sommet de l’île le « Roque de Los Muchachos ».
Les pulls et les cirés sont indispensables, le vent souffle par rafales et les nuages arrivent à grande vitesse. Nous nous amusons à faire semblant de voler.La journée passe très vite et nous devons songer à rentrer vers Santa Cruz, nous prenons la direction du sud pour aller voir les possibilités d’ancrage dans le port de Tazacorte. Juste avant d’arriver nous faisons une halte au « Mirador Del Time », la vue sur la vallée me coupe le souffle, c’est une étendue à perte de vue de plantation de bananes.

Comme nous le pensions, le port est plein, uniquement réservé aux locaux et sans possibilité d’hivernage, car nous cherchons toujours une solution pour laisser Harmonie en sécurité sur les Canaries.
Mardi: Un grand coup de vent est prévu pour ce soir, le vent commence à souffler très fort, nous constatons déjà dans le port des rafales jusqu’à 35 nœuds. Denis en prévision du grossissement du vent change Harmonie de catway. La manœuvre n’est pas des plus facile, le vent a une force incroyable.
Heureusement Christian vient à la rescousse et après de nombreux efforts, Harmonie semble bien calé et prêt à effronter cette tempête.
Pour remercier Christian nous l’invitons avec Martine à prendre l’apéro.
En fin d’après-midi, lorsque Denis termine ses écrits, nous partons nous connecter sur Internet.
Le ciel est noir de nuages, des trombes d’eau s’abattent sur nous, et c’est complètement trempés que nous arrivons au yacht club.
Une mauvaise surprise nous attend en revenant au port, l’aussière que nous avions mise s’est rompue avec la force du vent, et pourtant elle était de gros diamètre et neuve.Nous nous demandons comment les autres amarres feront pour résister à de telles étirements.
Dans la soirée, nous entendons un crac, et cette fois c’est la sangle d’un pare battage qui vient de céder.
La nuit est plus calme que prévue, nous pouvons dormir en restant aux aguets tout de même.
Mercredi 29 OCTOBRE: Arrivée de Charles
C’est dans la fébrilité que j’attends l’arrivée de mon fils, je ne l’ai pas vu depuis début septembre et le temps me paraît bien long.
Il est en vacances pour quelques jours avec son père à Madrid et prend un vol pour Tenerife avec une correspondance pour La Palma.
Je le sens un petit peu nerveux au téléphone, c’est la première fois qu’il prend l’avion seul et se pose des questions pour le transfert. Enfin, il est débrouillard et a quelques notions d’espagnol.
Je vais à sa rencontre sur le port, et le vois arriver, le sourire aux lèvres, égal à lui-même.
Les retrouvailles sont tendres et Charles est ravi de venir passer des vacances avec nous.
Nous lui présentons Harmonie en lui donnant des détails sur la vie à bord.
Il a l’air à l’aise malgré le roulis qui nous malmène.
L’humeur générale est bonne, j’appréhendais un petit peu car Charles et Denis ne se connaissent pas bien. Tout le monde est à l’aise, les discussions vont bon train.
Le temps commence à changer, les nuages reviennent nous narguer, mais nous partons tout de même pour donner un appercu succinct de la ville à Titou.
Après le repas nous lui montrons le yacht club sous un pluie battante. Le pauvre, lui qui venait pour la chaleur, c’est raté!
Le jour suivant, le temps est toujours chaotique et nous sommes contraints de rester sur le bateau une partie de la journée. L’après midi une accalmie s’installe et nous crapahutons les ruelles pentues de Santa Cruz.
30 Octobre:
Nous avons repéré la veille les loueurs de voiture. La société Moreno semble pratiquer les tarifs les moins chers.
Denis décide de retourner sur le que celui nous avons fait quelques jours plus tôt pour montrer la beauté de Roque de Los Muchachos à Charles.
Décidement, le temps ne nous est pas favorable, dés les premières hauteurs, un brouillard s’installe et la visiblité est presque nulle.
Les paysages restent tout de même époustouflant et ravissent Titou, nous prenons une petite route pour aller voir los Nieves et au bout de quelques mètres, ce n’est plus une route mais un chemin , puis un sentier fait d’ornières et plein d’éboulis de roches. Nous décidons de continuer à pieds. La pluie nous cingle les visages, le froid nous pénètre, nous renoncons rapidement dans notre projet d’atteindre le somment. Et c’est frigorifiés que nous courrons nous mettre à l’abri dans notre véhicule, le chauffage à fond. C ‘est un comble, venir aux canaries et se sentir comme un mois de janvier en France!!
Nous rions de notre dévaine, et nous persistons à grimper pour voir Muchachos.
M.jpg)
A quelques dizaines de mètres de notre but, nous croyons rêver! La neige est là! Charles n’en revient pas et envoie aussitôt des clichés à quelques amis.
Bien entendu, impossible d’accéder au pic dans de telles conditions de froid et de vent. Dépités, nous décidons d’aller chercher le soleil dans le sud en espèrant que celui-ci ne nous fera pas faux bon cette fois.
Plus nous descendons, plus la couche de nuages s’amoindrie. La chaleur retrouvée nous met du baume au cœur,
M.jpg)
Une halte dans la petite ville de Tijarafe, nous fait découvrir la place indiquée par les guides avec sa petite église et surtout ses dragonniers majestueux.
Nous tombons par hasard sur un petit musée ( une ancienne école) dont l’hôtesse nous narre l’histoire et les traditions de son peuple. Nous sommes béats devant le système de récupération des eaux de pluie, un patio intérieur avec des chanlattes conduit l’eau vers un puit central . Les habitants récupèrent cette eau dans un seau et la verse dans un filtre naturel et poreux de pierre de lave, l’eau filtrée coule goutte à goutte dans un récipient et l’excédent dans une jarre.Plus tard, nous nous arrêtons pour cueillir les fruits rouges et tentants des figuiers de barbarie.
Nous savons pertinemment que ces fruits étaient une calamité. Mille épines les recouvrent et rapidement nos doigts en sont envahies.
Comme des gamins maraudeurs, Denis et
Charles s’éclatent dans cette ceuillette imprévue.Nous nous arrêtons à El Time pour faire admirer la vue des plantations de bananes à Charles.
Nos estomacs commencent à crier famine, il est temps de trouver un restaurant.
Nous le trouvons sur le bord de plage de Tazacorte, face à la plage, entourés de chat faméliques quémandants quelques restes.
Après ce repas bien copieux, nous reprenons notre route vers les volcans.
Nous descendons vers la pointe de Fuencaliente « source chaude », pour gravir ses fameux volcans dont les éruptions ont fait frémir les habitants il y a encore très peu de temps. La dernière a eu lieu en 1971! Cela me rappelle les paysages de Lanzarote et c’est avec ravissement que nous escaladons le Teneguia.
M.jpg)
Nous nous amusons à sauter comme des cabris, les rires fusent et la vue au sommet nous laisse dans un état second. Comme tout bons touristes que nous sommes, nous ne pouvons pas nous empêcher d’ajouter chacun notre pierre au sommet de ce volcan en sommeil.
C’est dans la pénombre que nous effectuons le chemin vers Harmonie.

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