lundi 10 novembre 2008

J'avais un rêve... 5ème partie Retour à la Gomera

Retour à La Gomera
Après avoir vu partir tous nos amis de ce port houleux, nous reprenons notre route vers la Gomera.J’appréhende un peu pour Charles mais contre toute attente il a le pied marin, pas de mal de mer et mieux que moi il arrive à lire pendant des heures dans la houle qui nous malmène.
Teide enneigé ,vu au large de Gran Rey
Nous ne somme pas mécontents de nous amarrer dans le port de San Sébastian, tout le monde est là, les équipages de Xara, Australe, Tana. Cela fait du bien de retrouver des visages connus.Nous passons quelques jours dans ce port en profitant pleinement de notre connexion internet.Denis initie Charles à la chasse sous marine, il faut que celui-ci trouve ses marques dans l’eau.Il arrive tout de même à pêcher un poisson, mais il n’est pas mangeable.
Le temps n’est pas terrible, le vent souffle ici aussi et c’est frigorifié que Denis et Charles remontent sur l’annexe avec une toute petite pêche.Mais le temps est venu pour tous les équipages de partir vers des horizons plus lointains et c’est avec amertume et envie que je les vois tous partir pour le Cap Vert.Il nous faut naviguer pour échapper à ce blues, Denis décide de nous emmener sur Gran Rey e mouillage.Cette fichue houle est toujours là!Nous avons mis les lignes en placent et à notre arrivée nous trouvons un malheureux petit maquereau accroché. Denis décide de réparer correctement la trinquette, c’était sans compter sur la malchance le filin se retire complétement de son fourreau et nous devons pendant plusieurs heures enfiler centimètre par centimètre un autre filin. Charles s’en ait même brulé les doigts, la nuit tombe et nous laissons là ce travail fastidieux pour ce soir, demain il fera jour!! Mercredi 5 NovembreLa nuit est très agitée, la houle que nous croyons avoir laissée sur le port de La Palma est là.C’est un peu fatiguée que je me lève, le soleil nous fait défaut une fois de plus, pourtant les prévisions météo étaient au beau fixe, la houle devait se calmer et le soleil revenir avec des températures à la hausse!!Denis et moi passons une grande partie de la matinée à recoudre la trinquette. Pas une mince affaire!! L’épaisseur des deux toiles superposées vient à bout de bon nombre d’aiguilles, l’opération s’avère longue et fastidieuse mais nous en venons à bout. Charles aide Denis à remonter la trinquette sur sa filière et le tour est joué.Nous partons découvrir Gran Rey que nous avions traversé quelques jours plus tôt.Nous longeons la grande avenue de la mer « De Conde » et nous cherchons un petit café sympathique. Charles a un petit creux et veut absolument manger des tapas, il serait bien capable de nous faire un caca nerveux dans le cas ou il n’en trouverait pas!Après nous avoir restauré, nous regagnons le bateau pour une petit plongée entre mère et fils pendant que Denis se repose.Nous ne regrettons rien, les fonds nous offrent le spectacle d’une multitude de poissons qui se laissent facilement approcher. Nous nous amusons à faire semblant de les tirer au fusil, dommage que nous ne sommes pas équipés!Sur la plage nous faisons la connaissance de Thomas, un jeune homme qui navigue seul sur un tout petit bateau. Il est sur les Canaries depuis trois mois et attend le vent pour poursuivre sa route vers le cap vert puis le Brésil. Bonne chance jeune homme et chapeau pour cette audace. Le soir, Charles prépare des œufs à la coque , le repas se déroule dans une ambiance « ZEN » , comme dit Denis, à la lueur de la lampe tempête et sur fond de Chopin ( pas la tasse de thé de Charles!). Le lendemain, les hommes partent à la chasse sous marine, Charles compte bien cette fois ci attraper quelques trophées. Il commence à maitriser le fusil et le Valsalva.Pour ma part, je ne me sens pas très bien car la nuit a été encore bien houleuse et les bruits m’ont perturbée. J’ai cherché une grande partie de la nuit la cause d’un bruit en ricochet, et excédée, je me suis levée pour traquer l’intrus. C’était tout simplement le banc de la plage arrière du bateau en position relevée qui tapait en rebonds sur le mâtereau porte instruments.La pêche fût fructueuse!! Mes hommes revenaient après une heure le sourire aux lèvres avec 12 magnifiques poissons: 11 perroquets et 1 très belle sériole.La quantité pêchée étant déjà importante, les repas assurés, il ne servait à rien de poursuivre la chasse.Pendant que je récupère de ma nuit, Denis et Charles partent explorer les falaises qui nous entourent, ils reviennent ravis d’avoir vu de si beaux paysages. Ils ont gravi, tels des cabris, les sentiers pentus et escarpés jusqu’ à ce qu’ils ne puissent plus monter. Charles n’est pas rassasié de cette journée déjà bien remplie, il veut replonger pour trouver une raie dont Thomas nous a parlé.Cette fois je suis partante et je le suis dans cette expédition! Bien entendu, « Mademoiselle la Raie » ne nous a pas attendu , et c’est sur un sar qu’il jette son dévolu, faute de mieux! A notre retour sur le bateau, il est très fier de montrer son butin à Denis. Ce n’est pas le tout de pêcher, il faut vider et nettoyer le poisson. C’est également une première pour Charles.La soirée se déroule lentement entre un repas frugal et le coucher de soleil sur Gran Rey

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