Lanzarote
J’avais un rêve… Naviguer !
J’ai rencontré Denis et il m’a fait une proposition ( non dénuée d'intérêt, lol), venir avec lui, naviguer aux Canaries.
J’avais un rêve… Naviguer !
J’ai rencontré Denis et il m’a fait une proposition ( non dénuée d'intérêt, lol), venir avec lui, naviguer aux Canaries.
Le rêve de naviguer était là, au fond de moi. Lorsque j’étais enfant, mon oncle Gérard m’avait initié à la navigation, et plus tard, mon mari a acheté un 4.70 sur lequel nous avons très peu navigué, je ne sais pourquoi !
Les années ont passé, et ce rêve d’avoir un voilier à nous et de partir, s’est envolé jusqu’au jour ou j’ai rencontré Denis.
Ma décision fut vite prise, après moi le déluge, j’ai cinquante ans, c’est maintenant ou jamais.
Ma sœur, Nathalie, mes amies Valérie et Stéphanie me poussent dans cette décision, la vie active m’attendra bien encore un peu, les problèmes se résoudront bien, en temps et en heure.
Alors, vogue la galère ! Je prends mon envol !
Le vrai parcours du combattant commence!
Départ Lorient le 12 septembre 08 de la gare de Lorient à 12H19, changement à Rennes, arrivée à Paris, aéroport CDG2 TGV à 17H41
Navette jusqu’à l’hôtel IBIS ou j’ai passé la nuit.
Samedi 13 septembre, départ 8h par la navette pour CDG1.
L’avion devait décoller à 11H35 mais pendant l’enregistrement la responsable de la compagnie COMET nous annonce le retard du vol pour problèmes techniques, en fait, ils ont carrément changé l’avion. Annoncé deux heures de retard, puis vers 14H, nous apprenons que l’avion doit venir de Madrid et qu’il est parti depuis peu.
Quelle belle surprise !! Deux heures de trajet depuis Madrid, donc nous n’espérons pas partir de CDG avant 16H.
Fait et dit, l’embarquement se fait à 15H40, ma correspondance pour LANZAROTE étant à 18H20, je désespère de pouvoir prendre mon avion et je me prépare donc psychologiquement à passer une nuit à Madrid.
Dans l’avion, j’entends la personne derrière moi qui parle de sa correspondance, qui était la même que la mienne, je sympathise avec elle et à l’arrivée de notre vol, nous nous dépêchons tous deux en espérant embarquer. Fort heureusement, il parle espagnol couramment .Juste !! Très juste! mais après une course folle dans les couloirs de l'aéroport de Madrid, ouf , nous y sommes.
Nous expliquons à l'hotesse que nos valises sont dans l avion qui arrive de Paris en espérant qu’elles suivront, sans trop y croire !!
Le principal est que je sois dans l’avion, je ne me voyais pas vraiment rester une nuit de plus en stand by.
J’arrive enfin à Lanzarote, débarquement et récupération de ma valise. Et là, comme de bien entendu, pas de valise ! L’agent de garde nous explique qu’il vient de recevoir un fax de Madrid et que nos valises n’arriveront que le lendemain, super !!
Je saute donc dans un taxi qui m’emmène à Puerto Calero ou Denis m’attend avec impatience.
Les retrouvailles sont douces, il m’invite à dîner au restaurant de la marina.
Et je fais connaissance d’Harmonie, son voilier de 42 pieds en alu de chez ALLIAGE, un prototype unique car le chantier qui l’a conçu n’en a pas refait de cette dimension.
Dimanche 14 septembre 2008
Pas de valise, pas d’affaires de toilette, qu’à cela ne tienne, à la guerre comme à la guerre !
Harmonie est sur cale pour se refaire une petite beauté avant de reprendre la mer, alors en attendant sa remise à l’eau nous en profitons pour explorer les alentours de Puerto Calero, ici tout est haut, nous sommes sur une île volcanique.
De 1730 à 1736, une intense activité volcanique s’est emparé de l’Ouest de l’île, à proximité de Timanfaya, les coulées de lave en se solidifiant, ont augmenté la superficie de Lanzarote.
Nous allons nous baigner dans une petite crique de l’île, avec ses cailloux volcaniques et sa beauté sauvage, peu de monde dans cette partie de l’île, juste quelques locaux en famille et des invités d’un mariage qui font quelques photos. Aux Canaries, on se marie tous les jours et tous les jours sont prétextes pour faire la fête.
A chaque mariage un feu d’artifice, je pense que la beauté de ces feux dépendent de la richesse de la famille, alors chacun en rajoute pour que le sien soit le plus prestigieux.
Lundi 15 septembre
Le principal est que je sois dans l’avion, je ne me voyais pas vraiment rester une nuit de plus en stand by.
J’arrive enfin à Lanzarote, débarquement et récupération de ma valise. Et là, comme de bien entendu, pas de valise ! L’agent de garde nous explique qu’il vient de recevoir un fax de Madrid et que nos valises n’arriveront que le lendemain, super !!
Je saute donc dans un taxi qui m’emmène à Puerto Calero ou Denis m’attend avec impatience.
Les retrouvailles sont douces, il m’invite à dîner au restaurant de la marina.
Et je fais connaissance d’Harmonie, son voilier de 42 pieds en alu de chez ALLIAGE, un prototype unique car le chantier qui l’a conçu n’en a pas refait de cette dimension.
Dimanche 14 septembre 2008
Pas de valise, pas d’affaires de toilette, qu’à cela ne tienne, à la guerre comme à la guerre !
Harmonie est sur cale pour se refaire une petite beauté avant de reprendre la mer, alors en attendant sa remise à l’eau nous en profitons pour explorer les alentours de Puerto Calero, ici tout est haut, nous sommes sur une île volcanique.
De 1730 à 1736, une intense activité volcanique s’est emparé de l’Ouest de l’île, à proximité de Timanfaya, les coulées de lave en se solidifiant, ont augmenté la superficie de Lanzarote.
Nous allons nous baigner dans une petite crique de l’île, avec ses cailloux volcaniques et sa beauté sauvage, peu de monde dans cette partie de l’île, juste quelques locaux en famille et des invités d’un mariage qui font quelques photos. Aux Canaries, on se marie tous les jours et tous les jours sont prétextes pour faire la fête.
A chaque mariage un feu d’artifice, je pense que la beauté de ces feux dépendent de la richesse de la famille, alors chacun en rajoute pour que le sien soit le plus prestigieux.
Lundi 15 septembre
L’eau est chaude, cela me change considérablement de la mer froide bretonne, le soleil brûlant me pénètre, les protections solaires sont obligatoires ici, ces dernier temps à Larmor plage c’était les gilets qui étaient nécessaires.
Cette ville a tout à fait le type de construction des pays arabes, maison mitoyennes blanches, toits plats lorsqu’ils sont terminés, un peu casbah.
J’en profite pour m’acheter une paire de crocs, qui s’avéreront très utiles sur le pont du bateau, en plastique, facile à enfiler.
Pour rentrer nous décidons de prendre le chemin par la côte, très escarpée mais grandiose par ses falaises à pic, partout nous rencontrons des baigneurs, des plongeurs, je me demande comment ont-ils fait pour descendre vers la mer, je ne vois nul chemin qui pourrait nous permettre d’accéder sur le rivage.
Cette balade, sous un soleil de plomb nous prend deux bonnes heures, nous rentrons épuisés de soleil.
Denis me présente Jean-Michel Alliot, expatrié breton, vivant sur son bateau, amarré à Puerto Calero depuis de nombreuses années.
Homme à tout faire, sachant réparer n’importe quoi sur un bateau, nous avons besoin de ses services car la girouette ne fonctionne plus, et Denis m’explique que naviguer sans savoir le sens et la vitesse du vent sur un bateau ce n’est pas terrible.
Sur le moment je ne comprends pas très bien l’importance d’un tel instrument, mais je vais vite m’apercevoir de son utilité dans mes navigations futures.
Le seul problème c’est que Jean-Michel ne veut pas monter en haut du mât, donc Denis est obligé de s’harnacher tel un alpiniste pour que je puisse le hisser tout en haut à l’aide du winch.
L’appréhension est là, heureusement aujourd’hui la mer est calme, le mât ne tangue pas et l’opération peut s’effectuer sans trop de frayeur.
Il n’y plus qu’à attendre le verdict de Jean-Michel.
Mardi 16 septembre- Ste Edith
Les ouvriers nous avaient dit que cela se ferait dans la matinée mais en fin de compte ici personne n’est pressé et l’opération s’effectue seulement à 13h30.
Le moment est tendu, c’est toujours une opération délicate pour un bateau sa mise à l’eau, nous avons à faire à des pros, tout se déroule en douceur, Denis met le moteur en marche au premier tour de clef, nous partons vers notre ponton, je commence à voir enfin mon premier moment de navigation arriver.
Mercredi 17 septembre
Voyant mon impatience Denis me propose une sortie sur la journée entière, la mer est belle, pas trop de vent, juste ce qu’il faut.
Pendant ces quelques jours d’attente au port, Denis m’a initié sommairement aux manœuvres d’amarrage et de désamarrage du bateau ainsi que la façon de faire les différents nœuds.
Je prends mon rôle avec sérieux, tout doit être fait dans le bon ordre, se sont des gestes techniques et importants pour la bonne suite des manœuvres.
Nous partons ! Comme dirait mon meilleur ami Mimi : YOUPI !
Ma première frayeur en sortant du port, le radar se met en alarme.
Ce n’est rien, juste un sous marin de touristes, en partance pour la visite des fonds marins, accompagné par un bateau, qui doit certainement appâter les poissons pour qu’ils viennent nager autour des hublots.
Denis met Harmonie face au vent, monte la grand voile et me demande de prendre la barre, pendant qu’il règle les voiles.
Mes jambes tremblent, le bateau gîte sur bâbord et je garde le cap, le sourire aux lèvres, Denis jubile de me voir aux commandes, il en profite pour me prendre en photo.
Nous mettons le cap sur Los Lobos (l’île aux Loups, loups de mer), il y en avait des milliers avant, aujourd’hui plus un seul n’habite sur cette île, ils ont été chassé à outrance jusqu’à leur complète disparation.
Nous mouillons devant une petite plage de sable blanc d’où nous pouvons admirer encore une fois la beauté de ces îles volcaniques et tellement désertiques.
Mes pensées vagabondent, quelle chance j’ai d’être ici, d’admirer tant de beauté, d’être « sur et en Harmonie avec Denis »
Je pense aussi à mes enfants, Justine qui est à Lyon et qui entame sa deuxième année d’école d’ostéopathie, Charles qui part pour faire les vendanges dans la région de Blois. Ma maman qui se languit, chaque jour un peu plus de ses enfants et de ses petits-enfants. Ils me manquent déjà, nous ne restons jamais très longtemps sans nous voir et je sais que cette fois, il se passera un bon moment avant nos retrouvailles.
Nous décidons de faire une plongée, les fonds ne regorgent pas de poissons mais les sensations sont toujours aussi bonnes, Denis ramasse un tuba, ici ce genre de matériel se trouve à la pelle.
Des bateaux emmenant des touristes des îles voisines viennent mouiller à côté de nous, dans une fanfare de bruit de moteur et de cris des personnes tombant à l’eau, après des virages trop serrés des conducteurs de hors-bord tractant ce qu’on appelle des bananes.
Même ici, à des milles des côtes nous sommes pollués par la civilisation !
Nous rentrons sur Puerto Calero en fin d’après midi mais cette fois au moteur, il n’y a plus un brin de vent.
Jeudi 18 septembre
Jean-Michel vient sur le bateau pour notre problème de girouette, il nous annonce que cela ne vient pas d’elle, que c’est probablement un souci électronique. Bonne nouvelle, encore faut-il trouver d’où vient ce problème !
Jean-Michel nous trouve enfin la panne, les ouvriers du chantier qui ont équipé Harmonie, avaient par inadvertance coupé une gaine d’un câble électrique montant au mât, et de ce fait le fragilisant, le temps faisant son œuvre, le fil d’alimentation de la girouette a fini par se sectionner.
Je sens que Denis est rassuré, nous pouvons prendre la mer en parfaite sécurité maintenant.
Vendredi 19 septembre
Nous louons une voiture pour une visite de Lanzarote, Denis est un bon guide, il connaît bien cette île pour y avoir séjourné un mois entier en juin dernier.
La visite commence par le sud de l’île vers le port de Playa Blanca et de la marina du nouveau port, Puerto Rubicon.
Tout à côté se trouve un restaurant, El Diablo, construit d’après les plans de César Manrique, la cuisine est préparée dans des fours naturels, sans combustible, et ou la température est de 150° à 10 cm de profondeur.
Cet univers ou le mot apocalyptique n’est pas un euphémisme, nous donne toute sa beauté de coulée de lave aux teintes multicolores, de grottes et d’étendues de cendre.
Nous continuons en nous arrêtant à Teguise, ancienne capitale de l île, avec son église de S.Miguel et ses maisons aux fenêtres et portes sont très bien ouvragées.
Nous en profitons pour nous restaurer dans un restaurant local l’ACATIFE à côté de la place de l’église, très bon resto !!
En route pour Tahiche, nous allons visiter « la fundation César Manrique ».
César Manrique était peintre et architecte et a marqué à jamais Lanzarote, ça et là on peut découvrir ses œuvres, beaucoup de mobiles grandioses et ingénieux, mais aussi les lois qu’il a promulguées pour le bien être de son île. Interdiction d’affichage publicitaire sur les routes, chaulage des maisons, et interdiction des
constructions de plus de 4 étages.
La fondation occupe la maison que le peintre a habité jusqu’à sa mort, en 1992.
Art-Nature, Nature-Art, c’était la vision de cet artiste. Cette demeure se fond avec l’environnement de bulles volcaniques naturelles éclairées par des puits de lumière ou poussent des arbres. Chaque pièce, chaque objet a été pensé avec soin, la découverte de cet endroit est un vrai ravissement. On s’y sent bien et l’envie de me poser là, sur une des banquettes d’un salon m’envahit. Même le côté jardin et celui de la piscine ont l’empreinte de Manrique. Quel beau moment !
Nous continuons en nous arrêtant à Teguise, ancienne capitale de l île, avec son église de S.Miguel et ses maisons aux fenêtres et portes sont très bien ouvragées.
Nous en profitons pour nous restaurer dans un restaurant local l’ACATIFE à côté de la place de l’église, très bon resto !!
En route pour Tahiche, nous allons visiter « la fundation César Manrique ».
César Manrique était peintre et architecte et a marqué à jamais Lanzarote, ça et là on peut découvrir ses œuvres, beaucoup de mobiles grandioses et ingénieux, mais aussi les lois qu’il a promulguées pour le bien être de son île. Interdiction d’affichage publicitaire sur les routes, chaulage des maisons, et interdiction des
La fondation occupe la maison que le peintre a habité jusqu’à sa mort, en 1992.
Art-Nature, Nature-Art, c’était la vision de cet artiste. Cette demeure se fond avec l’environnement de bulles volcaniques naturelles éclairées par des puits de lumière ou poussent des arbres. Chaque pièce, chaque objet a été pensé avec soin, la découverte de cet endroit est un vrai ravissement. On s’y sent bien et l’envie de me poser là, sur une des banquettes d’un salon m’envahit. Même le côté jardin et celui de la piscine ont l’empreinte de Manrique. Quel beau moment !
Nous restons un moment dans ce lieu magique, la falaise est vertigineuse, le restaurant a des lustres de
Tout à coup, un nuage venu de Graciosa remonte la falaise ou nous sommes et nous nous retrouvons dans une purée de pois.
Du coup la visite est terminée, nous mettons le cap sur ARRECIFE , capitale de Lanzarote, nous ne faisons que passer, rien d’intéressant à voir.
C est avec toutes ces images dans les yeux que nous regagnons notre ponton.
Samedi 20 septembre
Nous partons pour l’île de Graciosa que nous avons pu admirer du haut de la falaise du Mirador Del Rio, vers 10h30. Tout petit temps, vitesse 3 nœuds pendant trois heures à la voile, Denis met ses outils de pêche en fonction. Au bout d’un moment, une bonite vient mordre à l’hameçon de la mitraillette, Denis est fou de joie, cela faisait très longtemps qu’il n’avait pas réussi à prendre un poisson, nous constatons que la vitesse du bateau y fait beaucoup. Comme le chemin est long, Denis décide de continue au moteur jusqu’à notre arrivée, c’est-à-dire 19h. Nous mouillons pas très loin de l’unique port de Graciosa, Caleta del Sebo.Dimanche 21 septembre
Au réveil, catastrophe, mon téléphone portable a pris l’eau, je l’ai laissé sur le plan de travail la veille au soir, sans m’apercevoir que celui-ci était mouillé !
Rien n’y fait ! HS ! Je perds mon carnet d’adresse, mes notes, tous mes codes, mes images et ma musique. La poisse ! Fort heureusement, Denis a un téléphone de rechange sur Harmonie et me le prête gentiment, j’attends que quelqu’un m’appelle, c’est Charles, enfin ! Je lui explique mes déboires et il me communique les numéros indispensables pour mes relations familiales et amicales. Je vois plus tard avec Nathalie pour tout ce qui est administratif.
Nous gonflons l’annexe pour visiter Caleta Del Sebo, minuscule et pittoresque petit port.
Après-midi, nous partons faire de la plongée en PMT .
Au réveil, catastrophe, mon téléphone portable a pris l’eau, je l’ai laissé sur le plan de travail la veille au soir, sans m’apercevoir que celui-ci était mouillé !
Rien n’y fait ! HS ! Je perds mon carnet d’adresse, mes notes, tous mes codes, mes images et ma musique. La poisse ! Fort heureusement, Denis a un téléphone de rechange sur Harmonie et me le prête gentiment, j’attends que quelqu’un m’appelle, c’est Charles, enfin ! Je lui explique mes déboires et il me communique les numéros indispensables pour mes relations familiales et amicales. Je vois plus tard avec Nathalie pour tout ce qui est administratif.
Nous gonflons l’annexe pour visiter Caleta Del Sebo, minuscule et pittoresque petit port.
Après-midi, nous partons faire de la plongée en PMT .

Lundi 22 septembre
Nous remettons le cap su
L’alarme de dérive sonne vers 4h du matin, branle bas de combat, mais ce n’est rien, juste le bateau qui change de cap avec le vent.
Mercredi 24 septembre
Le temps n’est pas au beau fixe nous en profitons pour faire le ravitaillement et aller sur internet, donner des nouvelles à nos proches.
Nous ne restons pas sur la plage cet après-midi, le vent s’est levé et s’engouffre partout, intenable !
En rentrant, Christian et Martine nous invite sur leur voilier, XARA OF HAMBLE un proto de 50 pieds, dessiné par un architecte, l’espace est grand les banquettes confortables, tout est automatique. Ils nous offrent l’apéro et la discussion tourne uniquement autour des souvenirs marins, je suis un peu perdue par leurs connaissances, moi la novice.
Le temps, décidément ne veux pas se remettre au beau, journée fainéante.
Nous invitons à notre tour nos voisins sur Harmonie.
Vendredi 26 septembre
Je serine Denis depuis un bon bout de temps pour une navigation de nuit. Valérie m’a tellement vanté ces moments de solitude en harmonie avec l’océan, les étoiles, les odeurs et lumières particulières qu’offre la lune. Nous décidons donc de partir le soir pour Gran Canaria.
L'après-midi nous partons en annexe au sud du port pour une plongée et une chasse sous marine, Denis attrape 4 perroquets et 2 saupes avec son fusil de chasse, on dirait un enfant, il me ramène sa pêche à chaque fois en jubilant, pendant ce temps je me baigne et je me fais bronzer.
Nous préparons notre départ, Christian et Martine passe nous dire au revoir, nous sortons du port à 20h30.
Je suis toute excitée, mais j’appréhende quand même le moment ou je me retrouverai seule sur le pont, enfin je verrai bien.
Les lumières du port s’amenuisent petit à petit, au bout d’une heure je vais m’allonger mais je ne trouve pas le sommeil, j’écoute le moindre bruit, le moindre gite du bateau, la nuit réveille des frayeurs d’enfants.
Il a installé le lit anti roulis, bien pratique, alors là, seulement je m’effondre.
Les quarts sont courts, une heure maximum, je croise un paquebot sur bâbord, on aurait dit une ville flottante fonçant sur notre voilier, même pas peur !
Je prends le dernier quart vers 8h, et là je vois une armada au loin dans la brume, sur la côte de Gran Canaria.
Gran Canaria
Arrivée au port à 10H30, moyenne 5,5 nœuds, 14 heures de navigation, je suis aux anges, j’ai encore un million de chose à apprendre, mais j’y mets tout mon cœur.
Nous nous appontons non sans mal avec des pendilles ! Denis n’aime pas cette façon d’appontage, lorsque le capitaine du port, un espagnol sec, moustachu et très désagréable agresse Denis en faisant valoir ses droits de capitaine, le menaçant car nous n’étions pas passés à la réception avant. Il demande à ce que nous venions avec Harmonie devant la capitainerie faire les formabilités d’entrée.
Qu’à cela ne tienne, Denis plein d’humour débarque l’annexe et nous allons à l’assaut de cet espagnol tyrannique.
Le capitaine n’a pas apprécié notre humour de français, il a eu un rictus en nous voyant débarquer avec notre annexe, il a du se dire : ils se foutent de moi ces deux là !
En général je suis très diplomate et mettant tous mes atouts en évidence j’ai su dompter ce fougueux espagnol, d’ailleurs plus tard, nous nous saluons tous les jours lorsqu‘il fait sa ronde de comptage du matin.
Les formalités étant faites, notre place attribuée, nous pouvons regagner notre ponton et faire une beauté à Harmonie, ensuite déguster les poissons que nous avons pêchés pour finir dans une très longue sieste bien méritée.
Martine et Christian devaient nous rejoindre ici en partant de bonne heure le matin, nous les voyons arriver vers 18H.
Dimanche 28 Septembre
Nous nous appontons non sans mal avec des pendilles ! Denis n’aime pas cette façon d’appontage, lorsque le capitaine du port, un espagnol sec, moustachu et très désagréable agresse Denis en faisant valoir ses droits de capitaine, le menaçant car nous n’étions pas passés à la réception avant. Il demande à ce que nous venions avec Harmonie devant la capitainerie faire les formabilités d’entrée.
Qu’à cela ne tienne, Denis plein d’humour débarque l’annexe et nous allons à l’assaut de cet espagnol tyrannique.
Le capitaine n’a pas apprécié notre humour de français, il a eu un rictus en nous voyant débarquer avec notre annexe, il a du se dire : ils se foutent de moi ces deux là !
En général je suis très diplomate et mettant tous mes atouts en évidence j’ai su dompter ce fougueux espagnol, d’ailleurs plus tard, nous nous saluons tous les jours lorsqu‘il fait sa ronde de comptage du matin.
Les formalités étant faites, notre place attribuée, nous pouvons regagner notre ponton et faire une beauté à Harmonie, ensuite déguster les poissons que nous avons pêchés pour finir dans une très longue sieste bien méritée.
Martine et Christian devaient nous rejoindre ici en partant de bonne heure le matin, nous les voyons arriver vers 18H.
Dimanche 28 Septembre
Matinée r
angement des coffres ali
mentaires, ensuite visite de Las Palmas Gran Canaria. La première partie de la visite fut très décevante, la sortie de la marina épuisante, des kilomètres pour sortir du port!
Puis nous nous sommes dirigés vers la vieille ville sans trop savoir comment et là…. Une rue piétonne mignonne, la calle de Triana, avec des bancs ou les personnes âgées se reposaient tout en
discutant. Nous avons pu découvrir la maison de Christophe Colomb, son musée, sa chapelle ainsi que l architecture particulière des maisons de Las Palmas. 
Cette promenade nous a pris 5 heures, avec bien entendu des arrêts dans des petits cafés très typiques de la région, ainsi que dans un pub irlandais ou nous avons dégusté une Guinness bien fraiche en regardant
nos petits vieux avec attendrissement, les photos prisent sont magnifiques et reflètent bien, je crois, notre émotion du moment.
Le soir Denis nous a préparé une jolie table à l’extérieur avec lampe
tempête et réservation, voir
photo.
La journée étant bien remplie, je me suis couchée de bonne heure, et me suis effondrée de fatigue et de bien-être.
tempête et réservation, voir
photo.La journée étant bien remplie, je me suis couchée de bonne heure, et me suis effondrée de fatigue et de bien-être.
Lundi 29 septembre
Nous devions louer une voiture avec Christian et Martine mais malheureusement cela n’a pu se faire, nous nous étions levés pour rien, alors faute de mieux nous en avons profité pour aller au SAILOR’S BAR, nous connecter sur internet, et nous y sommes restés 3 heures, au menu beignets de calamars.
Après-midi, repos, le soleil s’est caché !!!
Mardi 30 Septembre
Départ de Denis, Christian et d'autres français pour la location de voitures à l’aéroport.
Long périple. Marche, bus, taxi et enfin loueur !!! 2h plus tard les voilà revenus ; nous pouvons partir pour cette visite de l’île ! Epoustouflant, grandiose ! Après les paysages de Lanzarote de Fuerteventura de Los Lobos et de Graciosa, cela nous change.
Denis nous dit que cela lui rappelle Madère, la végétation est là, nous avions besoin de cette verdure. Les arbres et les plantes prolifèrent, il y a 2000 espèces répertoriées tels que l’acacia, l’araucaria, le dragonnier ou l’eucalyptus, des forêts percent les montagnes volcaniques d’une surprenante majesté.
N
ous sommes béats devant tant de beauté, lorsque nous atteignons le sommet de Roque Nublo
(traduction : le rocher du nuage - sacré pour les Guanches, c’est le monolithe basaltique le plus haut du monde, dit-on !), j’en tombe même sur mes fesses, l’altitude, le vide, la montée, l’effort mais surtout la magnificence de ce lieu me laisse dans un état second, j’en ai les larmes aux yeux.
Pour expliquer cet état, il faut dire que la montée est raide et que le sommet ne se voit pas en grimpant, alors le dernier roc franchi, on se retrouve sur ce plateau désertique à 1900 mètres d’altitude avec ces deux pics qui nous submergent, nous fascinent, nous happent de leurs puissances naturelles. Il y a bien longtemps que je n’ai été impressionnée par cette mère nature, merci, à je ne sais qui, pour cet instant de plénitude.
Nous avons laissé Christian dans cette montée vertigineuse, il a peur du vide, alors il nous a attendu bien sagement à côté de la voiture, dommage pour lui, il n’a pas pu partager ces moments de bonheur avec nous.
Nous avons pris le chemin de retour en passant par notre prochaine étape, Mogane, petit port récent et très coquet, j’en reparlerai lorsque nous y serons.
Pour rentrer nous avons pris la décision de passer par l’ouest en longeant la côte, Christian ne voulant pas laisser le volant à qui que se soit.
Nous avons longé la côte ouest par les crêtes, les couleurs sont différentes ici, les montagnes se sont parées de multiples couleurs, en passant par le noir, le gris, le vert, le jaune et le pourpre. Avec le coucher de soleil, accentuant ces effets de couleurs, nous nous en mettons plein les yeux, malgré la phobie du vide de Christian.
La nuit tombe vite et notre chemin étant encore long, c’est dans le noir que nous avons fini notre journée, dommage car la côte du nord semblait aussi très belle.
Pour anecdote, Christian s’est fait doubler par un camion, tellement il roulait lentement, et même parfois il s’arrêtait carrément de peur du vide, nous l’avons beaucoup charrié à ce sujet, mais gentiment !
Les hommes nous ont déposées, Martine et moi à la marina, avant d’aller rendre notre voiture, ils ont mis encore 2 heures avant de rentrer, épuisés.
Samedi 4 octobre
Long périple. Marche, bus, taxi et enfin loueur !!! 2h plus tard les voilà revenus ; nous pouvons partir pour cette visite de l’île ! Epoustouflant, grandiose ! Après les paysages de Lanzarote de Fuerteventura de Los Lobos et de Graciosa, cela nous change.
Denis nous dit que cela lui rappelle Madère, la végétation est là, nous avions besoin de cette verdure. Les arbres et les plantes prolifèrent, il y a 2000 espèces répertoriées tels que l’acacia, l’araucaria, le dragonnier ou l’eucalyptus, des forêts percent les montagnes volcaniques d’une surprenante majesté.
N
Pour expliquer cet état, il faut dire que la montée est raide et que le sommet ne se voit pas en grimpant, alors le dernier roc franchi, on se retrouve sur ce plateau désertique à 1900 mètres d’altitude avec ces deux pics qui nous submergent, nous fascinent, nous happent de leurs puissances naturelles. Il y a bien longtemps que je n’ai été impressionnée par cette mère nature, merci, à je ne sais qui, pour cet instant de plénitude.
Nous avons laissé Christian dans cette montée vertigineuse, il a peur du vide, alors il nous a attendu bien sagement à côté de la voiture, dommage pour lui, il n’a pas pu partager ces moments de bonheur avec nous.
Nous avons pris le chemin de retour en passant par notre prochaine étape, Mogane, petit port récent et très coquet, j’en reparlerai lorsque nous y serons.
Pour rentrer nous avons pris la décision de passer par l’ouest en longeant la côte, Christian ne voulant pas laisser le volant à qui que se soit.
Nous avons longé la côte ouest par les crêtes, les couleurs sont différentes ici, les montagnes se sont parées de multiples couleurs, en passant par le noir, le gris, le vert, le jaune et le pourpre. Avec le coucher de soleil, accentuant ces effets de couleurs, nous nous en mettons plein les yeux, malgré la phobie du vide de Christian.
La nuit tombe vite et notre chemin étant encore long, c’est dans le noir que nous avons fini notre journée, dommage car la côte du nord semblait aussi très belle.
Pour anecdote, Christian s’est fait doubler par un camion, tellement il roulait lentement, et même parfois il s’arrêtait carrément de peur du vide, nous l’avons beaucoup charrié à ce sujet, mais gentiment !
Les hommes nous ont déposées, Martine et moi à la marina, avant d’aller rendre notre voiture, ils ont mis encore 2 heures avant de rentrer, épuisés.
Samedi 4 octobre
Le large me manque, j’ai une envie folle de naviguer ! Nous allons mettre sept heures pour atteindre notre destination, une longue route, c’est bien !
Après une semaine passée dans la capitale de l’île et sur le port cela va nous faire le plus grand bien de retrouver la nature et surtout les odeurs de l’océan
Denis avait préparé le bateau la veille au soir, tout est rangé, les pleins sont faits, nous disons au revoir à nos jeunes amis belges, Dirk et Anneke qui eux sont partis pour cinq années de voyage autour du monde, je leur souhaite bon vent et je les envie d’avoir pris cette décision avant de commencer une vie active. Martine est sur son pont, je la salue ainsi que son mari Christian, peut être nous reverrons nous sur Tenerife
Denis met le moteur, Dirk nous aide à nous désamarrer, un dernier signe de la main et nous sommes déjà sortis du port.
Nous larguons la grand voile puis le solent, le vent de nord-est nous pousse à bonne allure, force 4 avec une houle qui grandit de plus en plus.
Denis installe la mitraillette et la canne de pêche, on ne sait jamais, une bonite serait la bienvenue, cela fait une semaine que nous n’avons pas mangé les fruits de sa pêche.
La petite houle que nous avions subie sur Los Lobos me parait maintenant bien faible ! Celle si commence à être impressionnante et mon estomac en subit les méfaits, Denis me fait manger mais rien y fait il faut que je m’allonge, j’installe le lit anti-roulis et j’essaye de ne plus penser à rien, cela fonctionne !
Denis commençais à somnoler, il s’allonge à son tour et tombe dans les bras de Morphée.
Quel bonheur d’être seule, me sentant entièrement responsable du bateau.
Le vent monte de plus en plus, vent arrière, les voiles bien réglées, le bateau gite, mais je n ai pas peur, je sais que Denis n’est pas loin, je surveille quand même constamment la direction du vent, l’empannage n’est pas loin et à cette vitesse, 9 nœuds, les risques pour le bateau sont importants.
La vitesse, 10 nœuds, et la gite du bateau réveillent surement Denis, l’instinct du marin confirmé ! Il reprend la barre et décide de prendre un ris puis immédiatement, deux.
Les caprices de la nature sont imprévisibles, cinq minutes après avoir fait toutes ces manœuvres, le vent tombe d’un coup, nous passons alors à deux nœuds, il y a de quoi rager, la houle nous rattrape et les vagues montent même sur l’arrière du bateau.
Il y a quelque chose d’anormale au niveau du matériel de pêche, Denis remonte le tout et misère ! Tous les fils sont emmêlés, travail de patience pour tout remettre en état, la houle puis le calme plat ont malmenés nos lignes.
Nous ne sommes plus très loin du port, nous finissons au moteur.
Un employé du port nous conduit sur un emplacement, encore des pendilles, mais cette fois je sais comment cela fonctionne, alors plus de panique.
Ces sacrées pendilles nous salissent le pont d’Harmonie, Denis décide de tout nettoyer malgré la fatigue de la journée, les formalités d’entrée ne peuvent être faites car nous sommes samedi, il n’y plus personne à la capitainerie.
Après dîner nous allons faire un tour sur la place du port ou joue un groupe de jazz, en fait les musiciens jouent plus du new Orléans qu’autre chose, nous dansons comme deux adolescents, le bonheur !
dimanche 5 octobre 2008
En fin de matinée, nous visitons la marina ainsi que le bord de plage de Puerto de Mogan, petite ville très touristique, un peu le Saint Trop de chez nous, beaucoup d’allemands, anglais, en majorité âgés, et à la limite de l’obésité.
Je reste sous le charme de cette marina très bien conçue, elle est aménagée avec beaucoup de goût, les habitations sont sur deux niveaux maximum, avec des toits plats qui hébergent des jardins, des pergolas.
Les bougainvillées foisonnent, il y en a de plusieurs couleurs, bien entendu des fuchsias mais aussi des jaunes et des blanches. Les ruelles sont étroites et recouvertes d’innombrables plantes grimpantes et fleuries pour les protéger du soleil.
Chaque rue est bordée d ibiscus aux couleurs chatoyantes, c’est un bain de couleur et de senteur. Les jardins sont occupés par les arbres du voyageur, les palmiers, les cocotiers et les bananiers, quelques petits ponts passent au dessus de canaux spécialement conçus pour cette marina, et tout cela bordé de fleurs.
Le port des pêchoux se trouve en bout du bassin des voiliers, et comme dans tous les ports du sud, les barques et bateaux de ces marins sont multicolores.
Une vraie ville de carte postale, en somme !
Il ne faut pas regarder plus loin si l’on ne veut pas être déçu, l’extérieur est pitoyable, les programmes immobiliers foisonnent et ne se terminent pas, l’aide européenne a stimulée les constructions, mais les îles des canaries sont passées de mode, les investisseurs désertent ces îles, les flancs des montagnes sont défigurés par des immeubles grotesques taillés directement dans la pierre de lave, les grues sont là mais inactives, quel désastre !
Et c’est partout pareil, nous nous en sommes rendu compte lorsque nous avons longé la côte allant de Las Palmas à Mogan, le littoral n’est absolument pas protégé, loin s'en faut.
Nous trouvons un petit resto italien ou nous passons un moment agréable, ensuite nous décidons de faire un peu de PMT en repérage des fonds pour la partie de pêche sous marine de demain.
C’est le froid qui me fait sortir de l’eau, je n’avais pas pris la précaution d’enfiler ma combinaison de plongée
Ce soir les jazz men ne jouent pas, alors petite collation, petit film et dodo !
Lundi 6 Octobre
Je profite du calme de la matinée pour écrire, mettre en page mon blog et trier les photos. Je n’ai toujours pas internet car la capitainerie est fermée le week-end.
Denis va remplir les formalités d’entrée au port en fin de matinée, le séjour s’élève à 12€ par jour auquel il faudra ajouter la consommation d’eau et d’électricité ainsi que la connexion internet.
Ce port est cher à côté de Las Palmas.
Le soleil tape de plus en plus fort, nous préférons rester allongés les premières heures de l’après-midi, ensuite nous préparons nos affaires de plongée.
Denis m’initie à la chasse sous-marine mais je n’arrive toujours pas à recharger le fusil, il faut beaucoup de force et je n’en ai pas assez, il faut dire que j’ai une tendinite qui me fait terriblement souffrir depuis plusieurs jours et cela va en s’aggravant.
Nous mettons l’annexe sur la plage et nous voilà parti pour attraper notre repas du soir.
Je suis toujours autant en extase lorsque je vois les fonds marins, ici la diversité n’est pas énorme mais il y a de quoi s’en mettre quand même plein les yeux

Nous partons de bonne heure en longeant la côte de Fuerteventura, quand tout à coup Denis m’interpelle, il y a une bande de dauphins. Ho ! Merveille des merveilles, combien de fois en ai-je rêvé ? Enfin ils sont là, sous mes yeux, oui moi Edith, j’admire ces mammifères marins avec mes yeux d’enfant ! Ils ne restent pas assez longtemps à mon goût, je n’ai qu’une hâte maintenant c’est de les rencontrer à nouveau.
Le temps est idéal, Harmonie glisse sous une vitesse de 6 nœuds sans houle.
Nous arrivons à Gran Tarajal
Nous partons faire une petite visite du bord de mer de Gran Tarajal, les bords de plage sont pleins de petits restos sympas et nous jetons notre dévolution sur un restaurant italien à la mine bien accueillante somme toute.
Nous avons bien fait, la pâte des pizzas est succulente, légèrement sucrée, copieux, un vrai régal.
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