vendredi 17 avril 2009

Et le rêve continue 5

25 Mars

Allez, en route pour un bain de foule dans la médina de Rabat, nous visiterons Salé une autre fois. Ces deux villes sont séparées par un pont, et la marina se trouve entre les deux.
Une chose assez singulière, les petits taxis n’ont pas le droit de franchir le pont en direction de Salé, seuls les grands taxis peuvent aller d’une ville à une autre.

La médina ! Toujours égale à elle-même, j’avais visité Casablanca en 2OO6, les odeurs d’épices, les cris des marchands, les couleurs, tout est là, un autre monde.
Nos yeux ne cessent d’aller d’un endroit à un autre, cette abondance d’échoppes nous ravit. Les senteurs des repas qui se préparent nous ouvrent l’appétit.



Un homme nous voyant chercher nous indique un restaurant de sa connaissance, le patron n’est pas là, qu’à cela ne tienne. Il nous y mène, nous installe, prend la commande en attendant que le chef arrive. Il n’y a qu’au Maroc que l’on peut voir cela. Nous supposons tout de même qu’il va toucher sa commission.
Le repas est excellent, tajines et brochettes. Le patron d’une gentillesse inouïe.

Nous ne pouvons pas résister à l’appel des cireurs de chaussures, nous sommes en basket mais la tentation est trop forte, le moment particulier et tellement hors du temps.

Denis ne s’est pas rasé depuis deux jours en prévision d’une coupe chez un barbier, nouvelle expérience pour lui. Il appréhende un peu, le rasoir est impressionnant. Le résultat est stupéfiant, rasage de près, peau douce et odorante !

Ces petits métiers ont tous disparus en Europe, dommage !





Direction la casbah. A peine sommes nous arrivés qu’un marocain nous aborde. Il est très correct, jeune, habillé à l’européenne, très cultivé, parlant plusieurs langues. Il nous indique le chemin et nous explique mille choses. Puis au fil de la conversation, il nous glisse gentiment ses tarifs. Entre 50 et 100 euros la visite guidée ! Wouahhhhhhhh ! Nous faisons semblant de ne pas avoir entendu ! La visite se fait au pas de course, nous n’avons pas le temps d’admirer les magnifiques paysages des alentours.



La visite se termine et nous lui proposons de prendre un café, l’heure de la douloureuse arrive ! Denis lui propose 300 dirhams. Il n’est pas d’accord, alors j’ajoute 100 dirhams pour le calmer en lui laissant la note des cafés.



Cela nous apprendra à nous laisser embarquer dans des visites guidées sans avoir négocié le prix. Avec 400 dirhams ici on peut faire un repas de roi.

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