Nous sommes allés fêter le départ de nos amis hollandais hier soir, ils nous ont invités à diner sur leur bateau et ensuite nous avons fait un petit tour sur la marina pour déguster une glace.
Ils sont adorables et malgré le handicap de la langue, nous avons fortement sympathisés et leur départ me chagrine un peu.
Les vents sont favorables pour une navigation vers Gibraltar, ils ont raison, on ne sait pas de quoi sera fait demain.
Je ne lève de très bonne heure, je sais qu’ils partent très tôt ce matin, je ne veux pas manquer leur départ, et leur dire adieu une dernière fois.
C’est dur de penser que nous ne nous reverrons sans doute jamais, comme dit Denis les amitiés en mer sont éphémères. Rares sont les amis que l’on conserve, la vie est ainsi faite, chacun emprunte un chemin différent, mais si l’on se retrouve au hasard d’une escale, c’est la fête assurée !
Je les serre une dernière fois, un petit coup de main pour désamarrer Aventure et un grand signe de la main. Aventure s’éloigne doucement sous le soleil levant.
Deux Avril : Marrakech
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Quatre heures trente de train pour aller à Marrakech, ville connue du monde entier pour son tourisme.
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Nous n’échappons pas à cet attrait. J’ai réservé un Riad dans la médina, quelle déception par rapport à Fès. Rapport qualité prix, aucune comparaison !

Patrick, le patron est sympathique, il nous explique comment nous rendre dans différents points touristiques de la ville.
J’avoue que je ne me sens pas très à l’aise dans cette médina, les rues sont bondées, les scooters et vélos se croisent sans arrêt nous obligeant à longer les murs.
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Ce trafic dans ces minuscules ruelles provoque une pollution dense. Je n’arrive pas à respirer correctement, je me sens oppressée. Les chemins du souk ne sont pas indiqués comme à Fès mais nous trouvons quand même la place Jamaa El Fna.
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Typique, elle est noire de monde, les stands se montent en quelques minutes, surtout les restaurants ambulants avec leurs étalages de victuailles de toute sorte..jpg)
Denis s’offre le luxe de poser avec un charmeur de serpent, le cobra me donne des frissons dans le dos, je n’ose pas trop m’approcher.
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Nous n’échappons pas au traditionnel tour en calèche, cela nous évite de longues marches, nous permet de voir la ville en dehors des remparts et donne à nos poumons un répit.
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Nous apercevons, au loin, la chaîne des montagnes du Grand Atlas, magnifique !
Selon les conseils de Patrick, nous visitons lejardin Majorelle rénové par Yves Saint Laurent et son compagnon Pierre Bergé, moment de paix et de silence.
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Seul cet endroit restera dans mes souvenirs.

Nous retournons vers notre marina assez déçus de Marrakech, trop polluée, trop bruyante.
Dimanche 5 Avril : la scoumoune
Après un long chemin pour trouver un magasin, nous repassons par le souk. Grand mal nous en pris !
C’est l’heure de pointe dans la médina, nous jouons des coudes pour nous frayer un chemin. Au bout d’un moment, je m’aperçois qu’on a ouvert mon sac à dos pour me prendre mon paquet de cigarette. Puis quelques minutes plus tard, après avoir acheté un fromage, Denis me regarde paniqué !
« On vient de me piquer mon portefeuille ! » me cri il.
Affolés nous courons dans tous les sens, peine perdue ! Dans une foule aussi dense, il est facile pour un pickpocket de s’évaporer.
Nous nous rendons à l’évidence, nous ne retrouverons jamais notre voleur !
Mille huit cent dirhams, la carte bleue, la carte d’identité, le permis de conduire, la poisse !
Opposition cartes, déclaration de vol, dépôt de plainte, les démarches obligatoires pour un ressortissant étranger, occupent Denis tout le reste de la journée.
La question se pose, comment faire pour rester au Maroc sans moi et sans moyen de paiement.
J’ai une solution, j’ai deux cartes bleues, j’en donne une à Denis pour qu’il puisse subvenir à ses besoins en mon absence.
Il part pour une visite du grand sud marocain et moi pour quelques semaines en Bretagne.
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