Mardi 17 Mars
Tous les équipages guettent la météo. Bert se décide à partir pour Rabat vers 17H, Steve le suit pour Mohammedia (Maroc).
Nous décidons de partir le lendemain sans savoir si notre route passera par Porto Santo et quelle sera notre destination, Maroc ou Portugal.
Le Maroc semble plus sûr car les prévisions annoncent du gros temps sur Lisbonne.
.jpg)
Nous partons à 6H du matin le mercredi, pas un poil de vent.

Cap sur Porto Santo, au moteur, environ 40 milles de distance.
Cette navigation est un délice après trois semaines à quai !
.jpg)
Les dauphins ne tardent pas à venir jouer avec l’étrave. L’eau est d’huile et je peux les filmer. Ils ne restent pas longtemps, dommage !
.jpg)
Nous arrivons à Porto Santo vers 13H, une bonne douche, les formalités et une longue promenade pour aller jusqu’au centre ville.

.jpg)
.jpg)
Sur la place, un petit bar nous accueille pour manger une glace et nous connecter à internet.
.jpg)
Le retour vers Harmonie se fait par l’immense plage de sable blanc (8 kms de long), qui est la seule dans tout le secteur de Madère et des environs.
Des français au mouillage s’arrête nous parler quelques instants. Ils sont arrivés la veille avec leurs trois enfants et un chien Terre-neuve de 5 mois.
Ils sont partis pour un tour du monde, nous leur conseillons de faire escale à Madère.
C’est vers 11h le lendemain que nous reprenons notre route pour Mohammedia. Encore une fois pas de vent, le moteur ronronne dans nos oreilles.
Les dauphins reviennent nous voir, mais cette fois je m’allonge le long de l’étrave et je me penche au maximum pour jouer avec eux et les filmer.
En passant, ils se mettent sur le côté pour me regarder, on dirait qu’ils rient ! Je joue ainsi un long moment, c’est un instant de pur bonheur.
Le clou de cette journée est l’apparition des baleines. Une puis deux, puis trois, loin les unes des autres, mais je suppose qu’elles font partie de la même famille.
Nous admirons leur souffle si puissant que les gerbes d’eau qu’elles propulsent, restent longtemps en suspension dans l’atmosphère. Elles nagent en ondulant, en laissant apercevoir leur corps immense hors de l’eau.
Encore deux rêves qui se réalisent, jouer avec les dauphins et voir des baleines !
Puis le vent se lève tout d’un coup dans le petit matin et nous mettons les voiles.
Nous montons parfois à 7,5 nœuds sous un vent de force 5 à 6. La gîte est forte, les conditions de navigations peu confortables, les nuits trop longues.
Vers 3 h du matin le dernier jour, nous sommes réveillés par l’alarme du radar, fausse alerte le cargo est loin.
Une demi-heure après, je fais tranquillement mon café, lorsque je suis éblouie par les feux puissants d’un pêchou, inondant l’intérieur d’Harmonie.
Je suis terrorisée, je sors en appelant Denis, ce fou vient de nous passer à quelques mètres seulement. Le radar ne l’a pas détecté. Nous avons évité la catastrophe de justesse.
Tout le restant de la nuit, je le passe sur le pont, trop angoissée de cette expérience, les paquebots sont nombreux nous devons être sur un rail. J’appelle Denis sans cesse et il est même obligé par un moment de reprendre la barre pour éviter un de ces monstres marins.
Puis le vent tombe et nous faisons le reste de la route au moteur.
A notre arrivée à Mohammedia Denis me laisse la barre pour rentrer au port, je ne suis pas fière !

A notre grande joie, nous constatons la présence des deux bateaux de nos amis, en fin de compte tout le monde se retrouve ici, météo oblige !
La soirée se passe avec Bert et Annette dans la casba, ou nous mangeons des fritures de poissons avec du coca cola (la vente d’alcool est interdite ici)
Ces journées de navigation nous ont exténuées, notre lit douillet nous attend.
Mohammedia est triste, mais d’un triste, nous le constatons en prenant un taxi pour un ravitaillement dans une grande surface qui se trouve à l’extrémité de la ville.
Cette ville est très étendue, pas vraiment de centre ville, juste une grande place.

Après cet avitaillement, nous décidons de faire comme nos amis Bert et Annette. Départ le lendemain pour Rabat.
Les formalités ne sont pas simples au Maroc, il nous faut faire preuve de patience et c’est seulement vers 10 h que nous pouvons enfin prendre la mer.
Vent arrière, youpi !
.jpg)
Nous pouvons lancer le spi ! Je n’ai jamais vu Harmonie sous spi, c’est une première. Quelle belle voile !

Malheureusement le vent n’est pas fort, nous suivons Bert sous spi également mais la cadence n’est pas au top et nous sommes bien obligés de nous résigner à mettre le moteur pour arriver avant la marée basse.
Les employés du port de Rabat viennent au devant de nous pour nous faire rentrer dans la marina, le passage est délicat, la houle ici est forte, nous nous amarrons au quai des visiteurs pour une inspection musclée de la police et de la douane. Nous avons droit aussi à la visite de la brigade canine.Surprise en fin d’après-midi, nous voyons Steve arriver, il n’a pas pu rester seul à Mohammedia, c’était trop dur pour lui de nous voir partir.
De plus, il retrouve ici des amis qu’il avait connus aux Açores.
C’est donc en pays de connaissance que nous passons notre première soirée dans la marina Bouregreg de Rabat.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire