
Nous avons décidé de visiter Fès avec nos amis Bert et Annette. Nous y allons au petit bonheur la chance sans carte de la ville et sans réservation d’hôtel.
Nous verrons tout cela sur place !
Le train a une demie heure de retard, nous prenons des places en première classe pour être sûr d’avoir des places assises, le train est bondé.
Les voies sont bordées d’orangers, tous gorgés de fruits.
A notre arrivée, nous téléphonons via skype depuis un cybercafé à plusieurs hôtels. Nous trouvons de la disponibilité dans un Riad au sein de la médina le Riad Dar El Ghali. Les prix sont corrects et une voiture vient nous prendre au centre ville.

Arrivés à la médina, des grooms en costumes viennent nous chercher car les voitures n’ont pas accès jusqu’au Riad, dans les minuscules ruelles de la médina.
Nous cheminons cinq minutes dans un dédale de ruelles délabrées sombres et sales et arrivons devant une belle porte de bois sculpté. Les grooms nous ouvrent la porte nous laissant apercevoir l’intérieur d’un magnifique palais insoupçonnable depuis l’extérieur. Je savais, par les photos que les Riad étaient des endroits magiques, mais le choc est là, quelle beauté ! Un enchantement, le patio nous invite à la détente, on nous offre un thé, nous sommes les princes et les princesses des lieux !!!

Mais ici au Maroc, le temps ne compte pas, nous passons un long moment dans le patio en sirotant nos boissons, attendant de remplir les papiers officiels et la distribution de nos chambres.
Comme le reste, la décoration de nos appartements est de style marocain, très intime.

La porte fenêtre donnant sur la coursive du patio est en verre coloré multicolore, nous en apprécions la diffusion de la lumière qui nous baigne le matin au réveil.

Nous décidons d’un commun accord de visiter la médina immédiatement car le lendemain nous serons vendredi qui est un jour de prières et le souk risque d’être en partie fermé.
Nous avons fait part à nos amis de nos déboires lors de la visite de Rabat concernant les guides, aussi nous convenons de nous débrouiller seuls avec notre petit plan.

Il y a plus de 900 ruelles, je me demande si nous arriverons à nous repérer dans ce labyrinthe, car je n’ai aucun sens de l’orientation !
Bien entendu, à peine avons-nous quitté le Riad, qu’un jeune guide (non officiel) nous harcèle pour être notre guide. Nous lui indiquons que nous ne désirons pas son aide mais il nous accompagne malgré cela. Bert et Annette cèdent au bout d’un certain temps, mais Denis et moi n’en voulons absolument pas.

Finalement nous suivons Bert et Annette en nous laissant mener par notre guide.
Je suis déçue par ce que je vois, les ruelles sont délabrées, sales, les échoppes tristes, petites et non avenantes.

Nous ne pouvons pas voir toutes les beautés des mosquées, elles nous sont interdites, nous ne sommes pas musulmans.
Les magnifiques Riad dont j’ai si souvent entendu parler sont invisibles de l’extérieur, et je pense que nous devons louper énormément de choses intéressantes à voir car notre guide non officiel ne peut nous les montrer.
Pour preuve lorsque nous voulons visiter la tannerie, notre guide nous laisse quelques ruelles avant aux mains d’un autre guide qui lui est habilité à nous faire entrer dans cette fabrique.

Le patron nous donne des feuilles de menthe afin d’atténuer l’odeur écœurante des peaux.


Nous sommes sur le toit et nous pouvons admirer le travail des ouvriers dans la cour, dépeçage, nettoyage dans de grandes machines à laver en bois au dessus d’un cours d’eau, trempage dans des cuves pour obtenir différentes teintes et séchage sur les toits au soleil.
Le cuir est tanné avec des fientes de pigeons, puis découpé, et façonné pour créer différent articles tels que des sacs, des vêtements, des objets décoratifs. Ici le travail se fait à la main avec le savoir faire transmis depuis des générations.
Je ne résiste pas à toucher ce cuir si souple, je tombe en arrêt devant une veste noir et blanche, je l’essaie. Denis est conquis ainsi que nos amis, elle me va comme un gant, j’hésite, le prix est salé. Denis comprend mon dilemme et gentiment me dit qu’il me l’offre pour mon anniversaire mais qu’il va essayer de marchander.

Le vendeur ne veut pas négocier dans un premier temps, mais nous savons qu’ici il faut discuter longuement avant de pouvoir faire descendre les prix. C’est la coutume, l’européen qui achète sans vouloir marchander est pris pour un imbécile.
Nous faisons semblant de partir, le vendeur nous rattrape, il ne veut pas nous laisser, nous le savons. Denis refait la même proposition, le vendeur la sienne, c’est hilarant ! Denis ne cède pas et finalement au bout de longs palabres, Denis obtient le prix souhaité, 40% de réduction !
Je suis aux anges, ma veste est magnifique ! Je suis une petite gâtée !
Ensuite la visite d’une boutique de fabrication de meubles nous laisse pantois, les tables basses sont sculptées avec raffinement, incrustées de pierres et de différents métaux ; les petits coffres nous font baver d’envie, mais les prix sont à la mesure du travail de chaque pièce.
Le temps passe vite, nous avons réservé le hammam pour 18H30. Il faut 4 heures de chauffe pour préparer le hammam, je me demande pourquoi car chez nous c’est juste une pièce avec de la vapeur d’eau.

Annette et moi commençons la séance de hammam en premier. Nous entrons dans une pièce chaude au carrelage marocain, deux morceaux de lino sont sur le sol. La jeune fille qui s’occupe de nous, nous demande de nous mettre nues sur ces plastiques et là commence le nettoyage à la marocaine.
Savonnage de tout le corps au savon noir, ensuite brossage au gant Latarè, je ne sais pas comment cela s’écrit, c’est récurant, elle y va de bon cœur. Annette grimace, c’est parfois douloureux sur certaines zones, la peau morte part, nous sommes stupéfaites de la saleté que nous avons sur nos corps, nous en rions. Ensuite rinçage à coup de seaux d’eau très chaude, sur nos peaux décapées, le contact de cette eau bouillante est presque insupportable. Puis le meilleur arrive, notre masseuse nous recouvre d’une couche d’argile mélangée avec de l’eau et lave nos cheveux avec ce même mélange. Elle recommence à nous jeter des brocs d’eau chaude sur la tête et le corps. Nous sortons de ce bain avec une peau aussi douce que celle d’un bébé.

Cette séance dure une heure, nous somme lessivées, c’est le cas de le dire. Nous nous reposons ensuite sur un lit de massage enveloppées de serviettes et de peignoir.
C’est au tour des hommes : je laisse ici le soin à Denis de raconter sa séance mémorable.

La séance des hommes : Nous entrons Bert et moi dans le hammam laissé libre par les filles. C’est Mustapha qui joue le rôle de masseur. Il est à la fois groom, serveur et spécialiste des massages marocains. Mustapha est un jeune homme d’une trentaine d’années petit et sec et d’une grande gentillesse. Il arbore toujours un large sourire. Il nous fait signe de nous mettre nus pendant que lui aussi se déshabille pour ne garder qu’un simple short. Il se lave les pieds avec beaucoup de soins. Je comprendrai pourquoi plus tard lorsqu’il marchera sur mon dos pour le masser. La séance commence par moi et je m’allonge sur le sol ventre à terre pendant que Bert s’assied dans un coin de la pièce. Aussitôt Mustapha me déverse des seaux d’eau chaude sur le corps et la tête puis me frotte énergiquement avec une sorte de savon noir qu’il utilise abondamment. Quand il a terminé le dos, il me tapote les fesses pour me faire signe de me retourner afin de passer à la phase du savonnage ventral, toujours aussi énergique. Vient ensuite le décapage pour ôter la peau morte. Mustapha utilise un gant râpeux comme du papier de verre. Mon beau bronzage fout le camp en 5mn. Je me retrouve rouge comme une écrevisse. Tout au long de la séance je reçois régulièrement des seaux d’eau bouillante sur le corps. Pas un centimètre de mon anatomie n’est épargné. Je n’ai plus aucune intimité. Mustapha me lave comme on lave un bébé. Surprenant à mon âge ! La pièce est inondée et remplie de vapeur. Je sue à grosses gouttes.
Mustapha passe ensuite à la partie massages proprement dite. Il me demande de me mettre assis par terre et pose un pied sur ma cuisse pendant qu’il tire de toutes ses forces sur mon bras en le dirigeant vers le haut. J’ai droit ensuite à des pliages de mes bras qu’il étire dans mon dos par-dessus ma tête. Aie ! Cela fait vraiment mal. Mais je n’ai pas encore subi le pire. Mustapha se positionne derrière moi et enfonce ses genoux dans mon dos. Ses deux bras enserrent mon torse. En faisant levier il me décolle complètement du sol. Je me retrouve presque à la verticale, les pieds en l’air, en appui sur ses seuls genoux qui me rentrent dans le dos. Cela fait très mal. Il me repose sur le sol et me déverse à nouveau des seaux d’eau bouillante pendant que j’essaie de reprendre mon souffle. Tout cela se passe à très grande vitesse et en une demi-heure. Mustapha fait preuve d’une énergie surprenante.
Une fois lavé et rincé de la tête aux pieds, massé et écartelé, démonté, vient le tour de Bert qui subi tout ce que j’ai déjà subi. Bert étant un peu plus corpulent que moi, Mustapha renonce à lui faire le coup du poirier et à la place lui saute sur le dos en plaçant ses pieds au niveau des omoplates et ses mains sur ses bras. Il forme ainsi un petit pont au dessus de Bert resté assis. Il pousse les mains de Bert en avant jusqu’à lui faire toucher ses pieds mais la souplesse de mon ami a ses limites et il se met à grogner pour montrer que ses possibilités d’extension sont au maximum. Une autre anecdote à propos de Bert est le petit hochement de tête silencieux mais réprobatif qu’il manifeste lorsque Mustapha lui lave d’un peu près ses parties très intimes. Trop drôle le visage de Bert dans ce moment là. Je partage désormais avec Bert un souvenir inoubliable. J’ai d’ailleurs dis plus tard à Annette que je connais son mari aussi bien qu’elle !

Après cette séance très sportive nous nous allongeons sur la table de repos pendant que Mustapha, complètement épuisé par son effort, s’assoit dans un coin du hammam en haletant pour tenter de reprendre son souffle. Expérience inoubliable !


Nous dînons le soir dans le magnifique salon du Riad, les sofas sont recouverts de tissus bleus et brodés de fleurs jaunes, une multitude de coussins sont là pour nous donner le plus de confort possible.
L’ambiance est bonne la nourriture gouteuse et copieuse.
Après une si longue et plaisante journée, c’est avec grand bonheur que nous retrouvons nos chambres des mille et une nuits.

Je me lève comme d’habitude de très bonne heure, et j’apprécie le lever de soleil sur la médina, vue du toit.
Bert et Annette reparte dans la journée pour Rabat, mais nous, nous avons décidé de rester une journée supplémentaire afin de bien visiter cette magnifique ville.

Nous partons pour une longue ballade dans Fès qui va durer 7 heures.


Ayant l’habitude des sollicitations des guides, nous arrivons à nous esquiver chaque fois, et c’est avec délice que nous arpentons les rues de la vraie médina. Comme nous le pensions, notre guide de la veille, ne nous avait rien montré d’intéressant.
Nous rentrons dans une boutique d’épices, le vendeur est très pro et je me laisse volontiers séduire par diverses senteurs que j’achète.

Nous croisons nos amis par hasard, Annette me montre les tatouages d’henné qu’elle s’est fait faire sur une main et à une cheville. Jolie mais pas pour moi !
Quelquefois des marocains nous interpellent. Un d’eux dit à Denis en parlant de moi : « tu as fait le bon choix mon ami ! » ou encore, toujours en parlant de moi et en plaisantant : « tu l’échange contre combien de chamelles ? »


Petit resto le soir dans un resto indiqué par un guide, mais ne pouvons pas apprécier ce repas tellement nos estomacs sont surchargés.
Le lendemain nous nous arrêtons à Meknès sous une pluie battante, nous faisons à peine un petit tour dans le souk, nous sommes trempés, frigorifiés, nous prenons le premier train pour Rabat afin de retrouver le confort douillet du bateau.
Fès nous à comblée à travers ses multiples facettes. Nous nous sommes sentis comme des princes dans ce Riad enchanteur, nous voulons rester avec ces images.
Je retrouve avec bonheur Harmonie, j’ai hâte d’être dans notre lit, depuis hier j’ai mal au ventre, est-ce ce que nous avons mangé dans le souk le premier jour, les crudités, ou le dernier thé à la menthe que j’ai bu à Meknès.
Je suis patraque, ce dimanche je me réveille encore plus barbouillée et en milieu de matinée c’est la cata.
Des douleurs atroces me labourent le ventre, où ? Je n’arrive pas à localiser la douleur, elle va crescendo et irradie tout mon corps.
Je prends des médicaments, rien n’y fait, c’est de mal en pis. Je me tords de douleur, Denis ne sais quoi faire pour me venir en aide.
Il faut que cela cesse, Denis court à la marina demander de l’aide.
Très gentiment la responsable de la marina met un chauffeur à notre disposition pour me conduire à la clinique. Ils sont prévenus et m’auscultent aussitôt. Une intraveineuse pour commencer, puis une musculaire car la douleur persiste. Enfin au bout d’un temps qui pour moi paraît une éternité, je sens la bête s’éloigner !
Le médecin veut me garder en observation, je décline cette offre, j’ai trop envie de me retrouver sous ma couette au calme et dormir. Ce n’est qu’une gastro-entérite fulgurante, rien de méchant mais tellement douloureuse.
Courbatue de partout je m’enfonce dans un long sommeil réparateur.
Ensuite la visite d’une boutique de fabrication de meubles nous laisse pantois, les tables basses sont sculptées avec raffinement, incrustées de pierres et de différents métaux ; les petits coffres nous font baver d’envie, mais les prix sont à la mesure du travail de chaque pièce.
Le temps passe vite, nous avons réservé le hammam pour 18H30. Il faut 4 heures de chauffe pour préparer le hammam, je me demande pourquoi car chez nous c’est juste une pièce avec de la vapeur d’eau.

Annette et moi commençons la séance de hammam en premier. Nous entrons dans une pièce chaude au carrelage marocain, deux morceaux de lino sont sur le sol. La jeune fille qui s’occupe de nous, nous demande de nous mettre nues sur ces plastiques et là commence le nettoyage à la marocaine.
Savonnage de tout le corps au savon noir, ensuite brossage au gant Latarè, je ne sais pas comment cela s’écrit, c’est récurant, elle y va de bon cœur. Annette grimace, c’est parfois douloureux sur certaines zones, la peau morte part, nous sommes stupéfaites de la saleté que nous avons sur nos corps, nous en rions. Ensuite rinçage à coup de seaux d’eau très chaude, sur nos peaux décapées, le contact de cette eau bouillante est presque insupportable. Puis le meilleur arrive, notre masseuse nous recouvre d’une couche d’argile mélangée avec de l’eau et lave nos cheveux avec ce même mélange. Elle recommence à nous jeter des brocs d’eau chaude sur la tête et le corps. Nous sortons de ce bain avec une peau aussi douce que celle d’un bébé.

Cette séance dure une heure, nous somme lessivées, c’est le cas de le dire. Nous nous reposons ensuite sur un lit de massage enveloppées de serviettes et de peignoir.
C’est au tour des hommes : je laisse ici le soin à Denis de raconter sa séance mémorable.

La séance des hommes : Nous entrons Bert et moi dans le hammam laissé libre par les filles. C’est Mustapha qui joue le rôle de masseur. Il est à la fois groom, serveur et spécialiste des massages marocains. Mustapha est un jeune homme d’une trentaine d’années petit et sec et d’une grande gentillesse. Il arbore toujours un large sourire. Il nous fait signe de nous mettre nus pendant que lui aussi se déshabille pour ne garder qu’un simple short. Il se lave les pieds avec beaucoup de soins. Je comprendrai pourquoi plus tard lorsqu’il marchera sur mon dos pour le masser. La séance commence par moi et je m’allonge sur le sol ventre à terre pendant que Bert s’assied dans un coin de la pièce. Aussitôt Mustapha me déverse des seaux d’eau chaude sur le corps et la tête puis me frotte énergiquement avec une sorte de savon noir qu’il utilise abondamment. Quand il a terminé le dos, il me tapote les fesses pour me faire signe de me retourner afin de passer à la phase du savonnage ventral, toujours aussi énergique. Vient ensuite le décapage pour ôter la peau morte. Mustapha utilise un gant râpeux comme du papier de verre. Mon beau bronzage fout le camp en 5mn. Je me retrouve rouge comme une écrevisse. Tout au long de la séance je reçois régulièrement des seaux d’eau bouillante sur le corps. Pas un centimètre de mon anatomie n’est épargné. Je n’ai plus aucune intimité. Mustapha me lave comme on lave un bébé. Surprenant à mon âge ! La pièce est inondée et remplie de vapeur. Je sue à grosses gouttes.
Mustapha passe ensuite à la partie massages proprement dite. Il me demande de me mettre assis par terre et pose un pied sur ma cuisse pendant qu’il tire de toutes ses forces sur mon bras en le dirigeant vers le haut. J’ai droit ensuite à des pliages de mes bras qu’il étire dans mon dos par-dessus ma tête. Aie ! Cela fait vraiment mal. Mais je n’ai pas encore subi le pire. Mustapha se positionne derrière moi et enfonce ses genoux dans mon dos. Ses deux bras enserrent mon torse. En faisant levier il me décolle complètement du sol. Je me retrouve presque à la verticale, les pieds en l’air, en appui sur ses seuls genoux qui me rentrent dans le dos. Cela fait très mal. Il me repose sur le sol et me déverse à nouveau des seaux d’eau bouillante pendant que j’essaie de reprendre mon souffle. Tout cela se passe à très grande vitesse et en une demi-heure. Mustapha fait preuve d’une énergie surprenante.
Une fois lavé et rincé de la tête aux pieds, massé et écartelé, démonté, vient le tour de Bert qui subi tout ce que j’ai déjà subi. Bert étant un peu plus corpulent que moi, Mustapha renonce à lui faire le coup du poirier et à la place lui saute sur le dos en plaçant ses pieds au niveau des omoplates et ses mains sur ses bras. Il forme ainsi un petit pont au dessus de Bert resté assis. Il pousse les mains de Bert en avant jusqu’à lui faire toucher ses pieds mais la souplesse de mon ami a ses limites et il se met à grogner pour montrer que ses possibilités d’extension sont au maximum. Une autre anecdote à propos de Bert est le petit hochement de tête silencieux mais réprobatif qu’il manifeste lorsque Mustapha lui lave d’un peu près ses parties très intimes. Trop drôle le visage de Bert dans ce moment là. Je partage désormais avec Bert un souvenir inoubliable. J’ai d’ailleurs dis plus tard à Annette que je connais son mari aussi bien qu’elle !

Après cette séance très sportive nous nous allongeons sur la table de repos pendant que Mustapha, complètement épuisé par son effort, s’assoit dans un coin du hammam en haletant pour tenter de reprendre son souffle. Expérience inoubliable !


Nous dînons le soir dans le magnifique salon du Riad, les sofas sont recouverts de tissus bleus et brodés de fleurs jaunes, une multitude de coussins sont là pour nous donner le plus de confort possible.
L’ambiance est bonne la nourriture gouteuse et copieuse.
Après une si longue et plaisante journée, c’est avec grand bonheur que nous retrouvons nos chambres des mille et une nuits.

Je me lève comme d’habitude de très bonne heure, et j’apprécie le lever de soleil sur la médina, vue du toit.
Bert et Annette reparte dans la journée pour Rabat, mais nous, nous avons décidé de rester une journée supplémentaire afin de bien visiter cette magnifique ville.

Nous partons pour une longue ballade dans Fès qui va durer 7 heures.


Ayant l’habitude des sollicitations des guides, nous arrivons à nous esquiver chaque fois, et c’est avec délice que nous arpentons les rues de la vraie médina. Comme nous le pensions, notre guide de la veille, ne nous avait rien montré d’intéressant.
Nous rentrons dans une boutique d’épices, le vendeur est très pro et je me laisse volontiers séduire par diverses senteurs que j’achète.

Nous croisons nos amis par hasard, Annette me montre les tatouages d’henné qu’elle s’est fait faire sur une main et à une cheville. Jolie mais pas pour moi !
Quelquefois des marocains nous interpellent. Un d’eux dit à Denis en parlant de moi : « tu as fait le bon choix mon ami ! » ou encore, toujours en parlant de moi et en plaisantant : « tu l’échange contre combien de chamelles ? »


Petit resto le soir dans un resto indiqué par un guide, mais ne pouvons pas apprécier ce repas tellement nos estomacs sont surchargés.
Le lendemain nous nous arrêtons à Meknès sous une pluie battante, nous faisons à peine un petit tour dans le souk, nous sommes trempés, frigorifiés, nous prenons le premier train pour Rabat afin de retrouver le confort douillet du bateau.
Fès nous à comblée à travers ses multiples facettes. Nous nous sommes sentis comme des princes dans ce Riad enchanteur, nous voulons rester avec ces images.
Je retrouve avec bonheur Harmonie, j’ai hâte d’être dans notre lit, depuis hier j’ai mal au ventre, est-ce ce que nous avons mangé dans le souk le premier jour, les crudités, ou le dernier thé à la menthe que j’ai bu à Meknès.
Je suis patraque, ce dimanche je me réveille encore plus barbouillée et en milieu de matinée c’est la cata.
Des douleurs atroces me labourent le ventre, où ? Je n’arrive pas à localiser la douleur, elle va crescendo et irradie tout mon corps.
Je prends des médicaments, rien n’y fait, c’est de mal en pis. Je me tords de douleur, Denis ne sais quoi faire pour me venir en aide.
Il faut que cela cesse, Denis court à la marina demander de l’aide.
Très gentiment la responsable de la marina met un chauffeur à notre disposition pour me conduire à la clinique. Ils sont prévenus et m’auscultent aussitôt. Une intraveineuse pour commencer, puis une musculaire car la douleur persiste. Enfin au bout d’un temps qui pour moi paraît une éternité, je sens la bête s’éloigner !
Le médecin veut me garder en observation, je décline cette offre, j’ai trop envie de me retrouver sous ma couette au calme et dormir. Ce n’est qu’une gastro-entérite fulgurante, rien de méchant mais tellement douloureuse.
Courbatue de partout je m’enfonce dans un long sommeil réparateur.
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